CHRONIQUE PAR ...

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Cosmic Camel Clash
le 01 mars 2008




SETLIST

Rio
Looking Back
Make Believe (Angra)
Holy Land (Angra)
Living For The Night (Viper)
Letting Go + solo guitare
Lisbon (Angra)
Carry On (Angra)
How Long

AFFILIÉ

Matos, Andre
Lyon - Transbordeur
(20 janvier 2009)

25 février 2008 - Paris - Hard Rock Café


Matos,_Andre_Paris_-_Hard_Rock_Cafe_20080225

C'est le marathon pour Andre Matos : après avoir passé sa journée à donner moult interviews pour promouvoir la sortie de son Time To Be Free (chronique ici) dont celle accordée à votre serviteur (interview ici) et avant d'aller enregistrer une émission sur France Inter, l'homme s'arrête au Hard Rock Café du boulevard Montmartre pour un showcase acoustique gratuit... avant de repartir le lendemain faire la même chose à Lyon puis dans d'autres pays d'Europe. La promotion de ce mini-concert gratuit a été extensive et cela a payé : l'établissement est blindé et la foule attend de pied ferme.

Andre arrive avec vingt minutes de retard... mais se fait tout de même ovationner dès son apparition. L'album est sorti en France le jour même mais est disponible en import japonais (et donc sur les p2p) depuis la fin d'année 2007... et n'y aurait-il pas eu d'album du tout que l'affluence aurait probablement été la même. Car entre Matos et la France c'est une histoire d'amour, une idylle qui a commencé en 1996 quand un certain groupe brésilien a sorti un certain album révolutionnaire nommé Holy Land, album qui a déchaîné la presse et ancré durablement le groupe dans le coeur des fans. Ce soir les gens sont venus voir l'homme qui les a fait vibrer lors de son temps au sein d'Angra et qu'ils n'ont pas eu suffisamment l'occasion de voir sur scène depuis... ce qui n'empêche pas Andre de commencer en toute logique son set par deux titres de son petit dernier. Seul sur scène avec son guitariste Andre Hernandes, il reproduit les mélodies de la guitare lead avec un mélodica, ce petit clavier dans lequel on souffle pour produire des sons.

Les deux premiers titres tirés de Time To Be Free passent fort bien, et pour cause : alors qu'il a donné interview sur interview depuis dix heures du matin, Andre chante magnifiquement. Aucun temps de chauffe nécessaire pour le vocaliste dont la puissance, le sens de l'émotion et les montées dans les aigus parfaitement restituées font frissonner l'assistance. Et elle n'a pas fini de frissonner... car Andre annonce (en français, comme d'habitude) ensuite une chanson connue du public, et "Make Believe" puis "Holy Land" débarquent. Et c'est la folie. Les arrangements de type flamenco sont fins, le mélodica d'Andre prend toute son importance car il permet de retrouver les mélodies de clavier originelles... et surtout le public pète un plomb, votre serviteur en premier. Car entendre Andre chanter du Angra est un bonheur total, et on sent qu'une bonne partie des spectateurs étaient là en 1996, ont vécu cette époque bénie, et se prennent de fait une décharge de nostalgie monumentale. Les gens sont émus, et chantent à pleins poumons.

Andre comprend vite ce qui est en train de se passer, et laissera souvent le public assurer le chant lors des nombreux titres d'Angra joués ce soir. Sa démarche est en effet claire : la raison d'être de sa nouvelle formation est de lui permettre d'interpréter des titres tirés de l'ensemble de sa carrière, et Time To Be Free n'en est qu'un aspect parmi d'autres...c'est ainsi qu'il entraînera le public dans une version très festive du "Living For The Night" de Viper. "Letting Go" sera interrompu par un solo fort sympathique de Hernandes qui réussira à combiner une virtuosité technique évidente avec une vraie musicalité, piochant dans des sonorités flamenco puis bossa-nova. Puis le moment d'anthologie de la soirée arrive... car dès que les spectateurs reconnaissent la mélodie de "Lisbon" ils la reprennent en chœur, enquillent comme un seul homme sur le premier couplet puis sur le refrain. TOUT le Hard-Rock Café chante, et une fois le titre fini les spectateurs continueront à s'époumoner a capella sur « Skies are falling down »... un moment magique, assurément.


Après une version lente et ambiancée de "Carry On" un peu étrange (les transitions sont à l'arrache), Andre termine sur un ultime extrait de Time To Be Free qui réjouit l'assistance. Les vivats qui s'élèvent après ce dernier titre ne laissent aucun doute : l'histoire d'amour entre Matos et la France est loin d'être terminée. Voir le Andre Matos Band en concert devient de fait un impératif : un groupe qui combine les répertoires d'Angra, Shaaman, Viper et Matos en solo, c'est un peu un rêve éveillé. Vivement la tournée !


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