CHRONIQUE PAR ...

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Gazus
le 30 avril 2008




SETLIST

Intro
Blood On Your Hands
Ravenous
Tacking Back My Soul
Dead Eyes See No Future
My Apocalypse Is Near
Solo de Chris Amott
The Day You Died
Revolution Begins
Solo de Daniel Erlandsson
Burning Angel
Bury Me An Angel
Dead Bury Their Dead
Solo de Michael Amott
Vultures
Enemy Within
Nemesis

Rappels :

Snowbound
We Will Rise
Outro

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04 20 2008 - Paris - Bataclan


Arch_Enemy_Paris_-_Bataclan_20082004

C'est après une première partie brillamment assurée par les hollandais de Textures (live-report ici) qu'Arch Enemy monte sur scène. D'abord les musiciens, puis Angela Gossow, la frontwoman cracheuse de tripes arrive à son tour, au son de l'introduction. Les hostilités peuvent enfin démarrer.

Le groupe entame son set avec "Blood on Your Hands", premier titre tiré du dernier album Rise of The Tyrant (chronique ici), qui fait d'emblée effet. Malgré des problèmes de balance, le public est accroché dès les premières notes et ne décrochera quasiment pas avant la fin de la soirée. C'est après les titres "Ravenous" et "Tacking Back My Soul" qu'Angela Gossow adresse enfin la parole au public, avec un speech enjoué. Charismatique au possible, elle remercie comme il se doit le public d'être venu, avant d'annoncer le titre suivant "Dead Eyes See No Future", qui semble mettre en joie la fosse. Les titres s'enchaînent, tirés de la discographie du groupe, tant dans les deux derniers albums que dans les plus anciens. Les musiciens et la chanteuse quittent alors la scène, exception faite de Chris Ammot, qui délivre alors un solo de guitare fort réussi, sans vraiment tomber dans l'écoeurant ou le démonstratif (qui a dit « shred » ?). Le public, plutôt calme a l'air d'apprécier cet interlude qui fait mouche.

Le groupe revient alors, continuant sur "The Day You Died", suivi de nouveau d'un speech d'Angela, d'un titre tiré du dernier album... et d'un nouveau solo, du batteur Daniel Erlandsson, cette fois, accompagné de synthés lancés en backstage. Le musicien fait un étalage lui aussi réussi de sa technique, parfaitement calé sur l'accompagnement, mais tend à lasser au bout d'un moment. C'est donc avec joie que l'on accueille le retour des autres musiciens pour un fort bon "Burning Angel", tandis que le groupe enchaîne sur divers remerciements d'Angela Gossow. Entre temps, le son s'est grandement amélioré, notamment la balance au sein même des différentes parties de la batterie (un charley jusque là trop fort par rapport au reste de la batterie) et dans l'équilibre des instruments. Arch Enemy joue alors "Bury Me An Angel" et "Dead Bury Their Dead", avant que ce ne soit le tour de Michael Ammot de venir jouer le guitar hero. Si les deux premiers interludes de ce type étaient globalement bien passés, celui-ci est quant à lui pénible, tant dans la rupture du rythme du concert qu'il apporte, que de la pertinence du solo joué.

Le temps commence à se faire long, tandis que le groupe revient au complet pour interpréter les titres "Vultures" et "Enemy Within", suivi de l'annonce du dernier morceau annoncé par Madame Gossow : "Nemesis", single de l'album Doomsday Machine, acclamé par le public : « One for all... all for one... we are strong... we are one ! ». Le groupe quitte la scène, avant de revenir pour offrir deux rappels à son public apparemment conquis : "Snowbound" et le hit du groupe "We Will Rise". Le groupe salue l'assemblée, tandis que l'intro de Doomsday Machine, bonne instrumentale au demeurant, fait office... d'outro de concert. La salle commence alors à se vider, après ce concert apparemment réussi. On peut toutefois émettre certains reproches. Oui, Arch Enemy est un groupe à l'aise sur scène, les musiciens jouent leurs parties à la perfection. Oui, Angela Gossow possède cette faculté de galvaniser une (petite) foule. Oui, le Bataclan s'est transformé en un endroit « warm » et « sweaty ». Mais ce concert, réglé comme un coucou suisse m'aura donné, pour ma part, le sentiment d'un manque cruel de spontanéité.


Et avoir la setlist de la soirée sous les yeux ne changera en rien cette impression. Tout était prévu, écrit, comme les moments bien précis où Angela Gossow devait s'adresser au public. Arch Enemy a en effet donné un très bon concert, carré et pro. Un concert presque « trop » carré et pro, serait-on tenté de dire. Reste enfin une question qui taraude l'esprit : et le solo de basse dans tout ça ?


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