CHRONIQUE PAR ...

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Cosmic Camel Clash
le 21 juin 2008




SETLIST

N/A

AFFILIÉ

Satyricon
Paris - La Locomotive
(26 septembre 2006)

21 juin 2008 - Hellfest


Satyricon_Hellfest_20080621

Mine de rien ça commence à faire longtemps que Satyricon n'a pas livré de nouvel album à ses fans vu que Now, Diabolical (chronique ici) est sorti il y a deux ans déjà. On comprend donc que le groupe soit en studio en ce moment, en train de réaliser le nouveau bébé qui arrive cet automne. Et ça fait donc d'autant plus plaisir quand ils sortent de leur retraite et viennent faire quelques festivals d'été dont le Hellfest.

L'évolution de Satyricon depuis Dark Medieval Times en 1993 a fait couler beaucoup d'encre : après Volcano Now, Diabolical a entériné un virage vers un thrash 'n roll à chant black regretté par beaucoup d'amoureux du blast-beat. Et ce n'est pas le concert d'aujourd'hui qui les rassurera tant celui-ci fut placé sous le signe du groove et du mid-tempo. C'est bien simple : mis à part en fin de show aucun titre rapide ne sera joué cet après-midi ! Cela signifie-t-il un concert mou du genou ? Que nenni, car Satyricon sait envoyer le bois dans tous les registres. Il faut dire que la présence sur scène d'un frontman comme Satyr aide forcément : grand, charismatique à l'excès, revendicatif dans son chant black, le seul membre maquillé du groupe établit de plus un rapport très plaisant avec le public. Il faut dire qu'à 16:00 le soleil tape très, très dur sur le crâne des festivaliers et que ceux-ci se donnent néanmoins à fond. Satyr ne manque pas de le remarquer et ses mots de respect sonnent juste.

Musicalement le groupe est ultra-carré et la qualité du son permet de profiter pleinement des titres joués. Les groovy "Now, Diabolical" et "K.I.N.G" font headbanguer la foule comme un seul homme alors que "Fuel for Hatred" (extrait de Volcano) lui fait carrément péter les plombs. Il faut dire que les gens sont d'humeur chantante et reprennent les refrains en chœur, chose qui plaît beaucoup à Satyr et donne une nouvelle dimension à "Havoc Vulture". Frost est totalement intenable derrière ses fûts et la claviériste de session Jonna Nikula épate comme à son habitude par son headbanging débridé : on a rarement vu une personne aussi à fond tenir les claviers ! Le groupe profite qu'il est là pour jouer "My Skin Is Cold" (extrait de l'EP rare du même nom sorti cette année) et le final évident sur "Mother North" colle des frissons : le public reprend instantanément le si célèbre thème d'intro et la communion entre le groupe et les festivaliers atteint à ce moment-là son paroxysme. Intense…


Satyricon n'a pas tout explosé aujourd'hui mais s'est contenté de donner un très bon concert, ce qui est quand même pas mal. On regrettera quand même que le groupe ait autant axé son show sur son registre lent : bien sûr avec 40 minutes de set on est obligé de faire des choix mais un titre rapide de plus aurait grandement contribué à rééquilibrer la setlist. Attendons leurs shows de cet hiver…


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