CHRONIQUE PAR ...

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Dupinguez
le 29 août 2008




SETLIST

Rule the World
When the Lights Are Down
Soul Society
The Human Stain
Eden Echo
Center of the Universe
Karma
The Haunting (Somewhere in Time)
Ghost Opera
Forever
March of Mephisto

AFFILIÉ

Kamelot
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01 août 2008 - Wacken


Kamelot_Wacken_20080801

Dans une après-midi bien chargée en metalcore, en death ou autres brutalités outrageantes (on n'est quand même pas dans un festival de metal si?), Kamelot est attendu par certains tympans qui commencent à souffrir. Si le dernier album en date, Ghost Opera, n'a pas fait l'unanimité, le combo jouit tout de même d'une certaine renommée, bien que sa musique ne semble pas taillée pour les planches aux premiers abords. En ce milieu d'après-midi, une frange du public plus jeune et plus féminine commence donc à se grouper devant la True Metal Stage.

Bon, on s'y attendait, le set commence justement par un extrait du dernier album, en l'occurrence l'opener "Rule the World". On s'y attendait, mais on espère pour autant que la setlist nous rappelle également les grands albums qui jonchent la discographie des américano-norvégiens. Hélas, la présence de "When the Lights Are Down" ne nous rendra pas le sourire et pour cause : on se rend vite compte que le sémillant Roy Khan n'est pas dans son assiette aujourd'hui. Il en fait comme à son habitude des tonnes sur scène, passant la majeure partie de son temps agenouillé, mais sa voix d'habitude magique sur album se transforme vite en épreuve de force pour les conduits auditifs. Pour le dire autrement : il en chie. Et pas qu'un peu, car même si on pourrait lui pardonner de ne pas passer les aigus du refrain du titre sus-cité, il ne brille pas non plus par sa justesse dans le reste de sa tessiture. Problème de retour? Cuite la veille? Peu importe les raisons, le résultat est fort décevant comparé à son penchant studio.

Et même si on oublie parfois cette tare en reprenant à gorge déployée les refrains des hits que sont "Soul Society" ou "Center of the Universe", la setlist ne nous offre hélas que trop peu de ces moments salvateurs. Car comme on le craignait, les extraits du dernier album sont nombreux (4 titres) et plombent l'ambiance à chaque fois que celle-ci est en passe de décoller. L'arrivée de Simone Simons sur "The Haunting (Somewhere in Time)" n'y fera rien, d'autant qu'elle ne semble pas plus en forme que Khan, ce qui donne un beau carnage. Bref, c'est un peu dépités que l'on écoute les titres s'enchaîner et que l'on regarde les membres se la jouer outre mesure au vu du résultat. La lumière viendra finalement du gros boeuf de Leaves'Eyes, qui viendra poser son growl sur le final "March of Mephisto", mais pas seulement. L'homme se démène comme un beau diable pour réveiller un public qui doit lui sembler légèrement apathique, on comprendra aisément pourquoi, et réussit partiellement l'opération, ce qui est déjà un bel exploit.


Mais ça ne nous empêchera pas de partir salement déçus de ce qui restera la grosse déception du festival. D'autant que d'après les dires de certains, Roy Khan se montre parfois impérial en live. Dommage donc que le combo n'ait pas su nous rassurer après un dernier album assez décevant, et qui ne nous fait pas porter bien haut nos espoirs futurs. Attendons plutôt de voir si Sonata Arctica (live-report ici) saura faire mieux.


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