CHRONIQUE PAR ...

43
Gazus
le 14 septembre 2008




SETLIST

Intro
Abyssal
Face the Colossus
The Man You're Not
Back from Life
Nightfall & All Mistakes
Somebody Died Tonight
Silence #3
It's All About Time
World Between
Sudden Death
Something Stronger
The Crash
Things Apart
Things Within
White Guy (and the Black Ceremony)

AFFILIÉ

Dagoba
Hellfest (Clisson)
(21 juin 2014)
Paris - Bataclan
(12 février 2014)
Paris - Nouveau Casino
(04 28 2006)
Hellfest (Clisson)
(20 juin 2009)
Paris - La Maroquinerie
(20 décembre 2010)

12 septembre 2008 - Paris - Trabendo


Dagoba_Paris_-_Trabendo_20080912

Après deux albums sortis respectivement en 2003 et 2006, Dagoba revient avec Face The Colossus, troisième album de la formation marseillaise. Si l'album n'est pas encore sorti, le groupe a visiblement envie de le faire découvrir au public du Trabendo en ce vendredi 12 Septembre.

Ainsi, après une courte introduction, c'est le titre "Abyssal" qui démarre le set. Premier constat, Dagoba est un groupe aux musiciens hyper-carrés, chose nécessaire au vu de la musique du groupe. Ainsi, les riffs sont joués à la micro-seconde, mais surtout, la batterie est d'une précision ahurissante, notamment au niveau de la double pédale, extrêmement présente, quelque soit le tempo auquel les titres sont joués. Autant le dire tout de suite, Franky est un batteur impressionnant. Aucun pain ne sera à déplorer durant toute la soirée. Seul Shawter ne semble pas être d'aussi bonne forme que ses compagnons. S'il assure très bien ses parties en growl, il semble s'en tenir au minimum concernant le chant clair, donnant l'impression de ne pas aller au fond des choses. Ainsi,les premiers titres joués sonnent un peu plats vocalement parlant. Notons toutefois que cela s'améliorera au fur et à mesure. Le groupe bénéficie d'un son globalement aussi bon que Mistaken Element, qui a joué avant (live report ici). Les instruments ne se chevauchent pas et même les samples s'entendent plutôt bien.

Scéniquement parlant, Dagoba excelle : membres charismatiques, communication avec le public, déplacements et changements de places entre chanteur, guitariste et bassiste, le groupe va jusqu'à s'asperger généreusement et à de nombreuses reprises d'eau afin d'hydrater scène et public (le nombre de bouteilles d'eau que l'on peut voir à côté de la batterie n'est alors pas surprenant). Ainsi, Dagoba en concert, c'est un peu le Versailles du metal : sons, lumières et fontaines sont au rendez vous. Concernant les titres joués, la majeure partie de la place est laissée au nouvel album, avec pas moins de huit titres, soit un peu plus de la moitié de la setlist. Si les morceaux en question sont relativement bien accueillis par le public, celui-ci ne semble réellement satisfait que lorsque le groupe joue ses anciens titres, notamment du premier album, dont deux extraits seulement seront joués. Tiré du second album What Hell Is About, le titre "It's All About Time" voit le groupe utiliser des samples lors des parties de chant de Simen "Vortex" de Dimmu Borgir, invité sur l'album. On s'étonne que Shawter ne les chante pas à sa place et même s'il tend le micro vers le public, le résultat n'est pas des plus convaincants.


Le concert s'achève après "White Guy (and the Black Ceremony)" tiré de l'album éponyme du groupe, qui ravit les fans et remet tout le monde dans un bain de brutalité bienvenue. Au final, malgré des aspects assez négatifs, notamment au niveau du chant, Dagoba a offert un set de plutôt bonne qualité, bien que trop axé sur un nouvel pas encore sorti, un pari somme toute risqué.



Crédit photo :

RockinTown.com - des News, du Rock ... dans Paris !

Merci à Victor !


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 3 polaroid milieu 3 polaroid gauche 3