CHRONIQUE PAR ...

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Gazus
le 21 juin 2009




SETLIST

Oroborus
The Heaviest Matter of The Universe
Backbone
A Sight to Behold
The Art of Dying
Solo de batterie
Flying Whales
The Way of All Flesh
Vacuity

AFFILIÉ

Gojira
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20 juin 2009 - Hellfest


Gojira_Hellfest_20090620

Après Dagoba (live report ici), c'est à Gojira que revient le rôle d'occuper la scène principale en tant que groupe français. Il est 20h45, il fait encore jour et la foule est déjà réunie depuis un petit moment afin de profiter de ce groupe qui s'est taillé une réputation de rouleau compresseur scénique. Forcément, lorsque l'on n'arrive que cinq minutes avant le début d'un tel set, il est difficile de trouver une place. Qu'importe, du côté de la console de façade, le son n'en sera que meilleur.

Il s'avère qu’il est même carrément parfait, tandis que les membres, enfin présents sur scène, assènent un "Oroborus" dans la face du public. Les guitares ne bavent pas, la basse est présente, bien audible et claquante, et la batterie laisse entendre les subtilités réalisées dessus, principalement sur la caisse claire, qui, avec de la reverb, prend une ampleur plus grande et fait passer le son du concert de massif à monstrueux. Quant au chant, il en est de même : bien placé dans le mix, que Joe Duplantier braille, chante, parle ou utilise un vocoder sur le titre "A Sight to Behold", dont le groove imparable fait non seulement bouger le public, mais surtout, aère un set qui démarrait d'une manière brutale et lourde. Non seulement le chanteur est bien mixé, mais en plus, il s'en sort très bien, ajoutant une couche sonore maîtrisée par dessus les autres instruments, et ce, du début à la fin du concert. La setlist est axée sur les deux derniers albums du groupe, From Mars To Sirius et The Way Of All Flesh.

Et les titres de ce dernier sont un régal sur scène, tant le groupe est carré et pro. Qui plus est, les membres se font un plaisir de jouer ce soir, chose visible grâce au très pratique écran géant installé entre les deux scènes principales. Ainsi, on peut regarder de loin les sourires échangés, tant avec les autres membres du groupe qu'avec le public, mais surtout la niaque fougueuse du bassiste Jean-Michel Labadie, durant tout le concert. Celui-ci affiche un grand sourire quasi constant, ponctué par des hurlements muets lorsqu'il martèle les cordes de son instrument. Après une pique de Joe, comparant le public américain et celui français, qui fera s'enflammer celui-ci, le groupe le gratifie alors avec l'excellent "Flying Whales", dont l'intro est hélas coupée. Qu'importe, Gojira envoie le bois et le public accepte cette décharge de violence à tout rompre. Un impressionnant solo de batterie de Mario Duplantier fait office d'interlude avant que le groupe ne revienne à la charge, et ce quasiment non-stop jusqu'à la fin du set.


Un set qui aura été l'un des plus intenses de ces trois jours, tant dans le son parfait que dans l'énergie dont le groupe aura fait preuve. Un véritable bonheur. Pour l'anecdote, une annonce sera faite juste après le concert, expliquant que deux chiens sont enfermés dans une voiture, au bord de l'asphyxie, le propriétaire de la voiture étant invité expressément à intervenir avant que la gendarmerie ne s'en charge. Quand on sait combien les membres de Gojira sont amoureux de la nature, cette annonce en devient cocasse. Rassurez-vous, les deux animaux sont en parfaite santé.


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