CHRONIQUE PAR ...

78
Mnemopanda
le 24 janvier 2011




SETLIST

Intro
Chemical Parade

Falling Down
Zeroshiki
Chemical Parade Blueday
Fuzz
Daraku
Ageha
Circus
I Am Computer
Polaris
Hane
Yakusoku
Shoufu
Shiva
Houkou
Lion

Rappel 
Saishuu Resha
Ranchuu
Freesia

outro
Karma


AFFILIÉ

23 janvier 2011 - Paris - Elysée Montmartre


MUCC_Paris_-_Elysee_Montmartre_20110123

La rue perpendiculaire au Trabendo n’avait potentiellement jamais été aussi fréquentée que ce dimanche 23 janvier en début de soirée. Avec une ouverture des portes annoncée pour 18h30, les fans de MUCC et de jmusic en général ont à nouveau eu l’occasion de prouver que les températures limites et les risques de pluie ne leur faisaient pas peur… Car arriver un peu après 17h, c’était accepter de faire la queue sur quelques centaines de mètres, coincés entre « Tcha Tcha », « la cure gourmande » le « I love Montmartre » et beaucoup d’autres, vendant tous les attrapes-touristes habituels jusque sur le trottoir.

C’est peut être parce qu’une fois n’est pas coutume, le concert débutera avec une heure de retard qu’on regrettera presque de n’avoir pas acheté un bibelot à 2€ pour faire passer le temps… En effet, même si on avait le fol espoir de commencer presque à l’heure compte tenu de la rapidité avec laquelle la salle s’était remplie, il nous sera permis de déchanter très très rapidement. Pas de première partie pour faire patienter, une bande sonore en toile de fond un peu répétitive, une balance de son opérée par des techniciens du groupe qui n’en finit plus… Il n’aurait plus manqué que la salle soit étouffante pour obtenir le tiercé gagnant.

Mais l'Elysée Montmartre, fidèle à sa réputation de salle accueillante est loin d’être dégueu et aura, pour l’occasion, coupé sa salle en deux, laissant occuper l’autre moitié par le stand habituel des goodies en tout genre. Le public prend place, serré à n’en plus finir devant, plus aéré derrière, éclectique comme toujours puisque les deux sexes s’y côtoient à part relativement égale et que l’âge varie plus ou moins pour mêler jeunes adultes, entre deux âges et adolescents. On croisera quelques étrangers : un accent espagnol dans un coin, un petit groupe de japonaises venu suivre le groupe sur toute sa tournée européenne dans un autre…

Quand enfin le coup de feu retentit c’est directement sur "Falling Down" et il faut reconnaître plusieurs choses : le groupe est en forme, les musiciens ont la gouache et ça réveille la foule, les bras se lèvent, ça cri et Tatsurô se lance sans hésitation. Que ceux qui ont boudé ce concert à cause de la setlist se fouettent : le résultat live est beaucoup plus probant sur la plupart des titres que sur l’album. La faute à l’ambiance, à la voix plus naturelle de Tatsurô et au peps qu’ils y mettent. Le son y est également plus musical, moins électro et si les fans de la première heure ne sont pas complètement sous le charme, ce dernier opère néanmoins et la foule semble satisfaite.

Le groupe alterne habilement entre son dernier album, allègrement mis à l’honneur, et les titres de leurs précédents opus dans une volonté visible de satisfaire chaque fan venu les écouter. C’est de cette manière par exemple que "FUZZ" nous arrive rapidement, chauffant la salle plus encore qu’elle ne l’était déjà après les premiers titres. Il n’y a pas de doute, ce soir, les quatre nippons le font à leur public qui leur rend bien l’énergie distribuée. Tatsurô est expressif et scénique et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il vit ses chansons ! Miya (guitare) et Yukke (basse) ne sont pas en reste, se déchaînant bien, occupant la scène et remplissant littéralement l’espace sur chacun des titres.

Si "I Am Computer" ne m’a pas beaucoup plus convaincu que sur l’album, je dois reconnaître que l’ambiance créée par le groupe rend le morceau beaucoup plus écoutable et plutôt fluide. En revanche, petit bémol pour "Polaris"… La sauce ne prend pas vraiment et du fond de la salle on peut observer une foule plutôt statique même si quelques bras se lèveront pour suivre la rythmique lente. Une anesthésie qui durera le temps de deux ou trois titres puisque « Hane », placée juste derrière, n’est pas vraiment taillée pour faire repartir l’ambiance. 

Heureusement le groupe ne se démonte pas et a cette façon de conquérir toujours plus son public qui ne rate JAMAIS en France : il communique, échange… et tente de le faire dans sa langue ! C’est ainsi que Tatsurô prend le temps de placer quelques mots, alternant entre l’anglais et le français, optant pour quelques réflexions japonaises type « muzukashii » (« difficile ») et effectivement, les pauvres semblent galérer un peu ! Il est question de leur dernier concert dans l’Hexagone fin 2009 et c’est également l’occasion pour lui de nous apprendre quelques mots de japonais qu’on répètera tous bêtement… Il fait également participer le public, l’invitant à s’asseoir pour bondir le moment venu. Il sait où se trouve le cœur de son public français, assurément !


Un des titres les plus attendus et les plus réclamés était "Saishuu Resshaa" et c’est le premier titre que le groupe nous offrira au moment du rappel, embrayant sur "Ranchuu" et "Freesia" avant les habituels envois de médiators, baguettes et frisbees dédicacés. Ils quittent la scène comme à regret, la foule est encore un peu sous le choc de se rendre compte que c’est fini et quitter la salle semble soudainement difficile pour tout le monde tant on aurait aimé prolonger ce concert peut être pas aussi intense qu’on l’aurait souhaité à la vue du dernier mais qui reste une représentation fidèle à l’esprit du groupe. Représentation qui aura d’ailleurs sûrement réconcilié quelques fans avec Karma. Finalement,comme cette tournée visait à la promotion de cet album, on ne peut au fond que saluer le talent de MUCC qui aura fait un carton presque plein de ses objectifs…


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