CHRONIQUE PAR ...

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JC
le 03 juillet 2011




SETLIST

Pagan Fears
Ancient Skin
My Death
A Time to Die
View From Nihil
Illuminate Elimnate
Freezing Moon
Crystalized Pain in Deconstruction
Silvester Anfang
Deathcrush
Buried by Time and Dust
Chainsaw Gutsfuck
Pure Fucking Armageddon

AFFILIÉ

MayheM
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17 juin 2011 - Hellfest


MayheM_Hellfest_20110617

Un festival est fait de découvertes, de confirmations, de bonnes surprises, de déceptions et de larmes. S'il y a bien  un groupe qui a su attirer l'attention pour cette édition 2011, c'est MayheM (qui dans mon cas aura été une découverte). Dès la première salve de nom, le groupe était annoncé mais attention, dans une configuration particulière. Un concert conçu uniquement dans le but d'être joué au Hellfest, rien que ça. Un mélange de théâtre, de pyrotechnie et forcément, de black métal satanique. De quoi mettre l'eau à la bouche et pourtant... ce live report sera le compte-rendu d'une cruelle désillusion.

Les choses avaient pourtant parfaitement commencé. Le set de Rob Zombie ayant malheureusement terminé plus tôt (pas loin d'une demi-heure quand même!), bon nombre de festivaliers se sont rendus sous la Rock Hard Tent afin d'assister à ce qui s'annonçait comme une seconde claque scénique. Du coup tout le monde est arrivé en avance et a pu assister au montage des décors. Et ça, il faut dire que ça a sacrement donné envie d'arriver avant l'heure H ! Énormes fanions sur chaque côté de la scène, tribune de juge de prêtre jonchée d'os, bougies, gros symbole (imitation métal) placé à l'arrière, bref, tout ça avait une sacrée gueule. Le fait de ne pas apercevoir la batterie cachée derrière les décors ne nous inquiétait pas (sûrement un effet scénique de la mort qui tue nous attendait !). Les premiers tests au lance-flammes font quant à eux leur petit effet sur la foule qui semble maintenant bien impatiente. Voilà les lumières qui s'éteignent et le show qui commence. Très vite, on se rend compte d'une chose : la batterie restera derrière les décors ! Glurp ! Du coup, selon où l'on est placé, on apercevra une cymbale bouger. Le son est quant à lui relativement médiocre. « Pas grave, ça va s'arranger par la suite. » Et bien non! 

Petit à petit les choses commencent à sentir de plus en plus mauvais. Les morceaux joués n'arrivent pas à dégager l'énergie attendue, et pourtant, ce n'est pas ce qui manque à nos Norvégiens. En fait, pour être franc, c'est mou ! Et on s'ennuie de plus en plus à chaque morceau. D'ailleurs bien vite les avis commencent à circuler dans le public. Certaines phrases parviennent à nos oreilles comme « franchement, la scène est cool, mais je rentre pas dedans », « Moi je trouve ça chiant ! »... Beaucoup quitteront la tente avant la fin du set. Même l'utilisation des lance-flammes se révèle sans grand intérêt. Ils n'apportaient que peu de chose à cet ensemble trop pauvre. « Pauvre », un terme qui s'adapte parfaitement pour la prestation d'Attila. Y aura t-il eu plus ennuyeux que son jeu « théâtral »? Le monsieur ce sera contenter de répéter inlassablement les mêmes mimiques (au nombre de... trois, grand max) pendant une heure. Gestes lents, et jeu avec un crâne derrière lequel il se cache pour chanter (« c'est ça, cache-toi! ») et dans lequel il fait mine de boire. Ah oui, n'oublions pas le poignard (so satanic) ! Sa venue sur le devant de la scène pour chuchoter quelques phrases entre les titres se feront rare ; être derrière sa tribune est bien plus théâtral t'as vu...


Niveau setlist, le groupe semble avoir principalement puisé dans Pure Fucking Armageddon, De Mysteriis Dom Sathanas et Grand Declaration of War. N'y connaissant pas grand chose dans la discographie, j'espérais que cela soit un excellent moyen de découvrir l'univers esthétique et musical du groupe. Il aura été facile de le capter, mais beaucoup plus dur d'y adhérer. Déception, déception, déception !!!


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