CHRONIQUE PAR ...

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Sebrouxx
le 05 juillet 2011




SETLIST

Satellite 15... The Final Frontier 
El Dorado 
2 Minutes to Midnight 
The Talisman 
Coming Home 
Dance of Death 
The Trooper 
The Wicker Man 
Blood Brothers 
When the Wild Wind Blows 
The Evil That Men Do 
Fear of the Dark 
Iron Maiden 

Rappels :

The Number of the Beast 
Hallowed Be Thy Name 
Running Free 

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27 juin 2011 - Paris - Bercy


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Vous connaissez le POPB? Sa proximité du Ministère des Finances et surtout de la Seine. Cette dernière aurait pu rafraîchir l'air ambiant dans l'enceinte mitoyenne lors ce lundi 27 juin, à l'occasion de la première des deux dates parisiennes de Iron Maiden, en expédition punitive et promotionnelle de son dernier album, The Final Frontier (chronique ici). Mais au regard des 44 degrés Celsius constatés dans Bercy, c'était plutôt The Final Countdown avant le malaise hyperthermique. Hot the Maidens!

Tu seras un homme, mon fils. Et en plus tu assureras certaines de mes premières parties sur cette tournée! Rise to Remain déboule sur scène avec fiston Dickinson au chant. Un jeu de scène immédiatement identifiable, puisque calquée sur celui de papa. Les deux frontmen doivent assurément partager le même coach physique, un contact qu'il serait de bon aloi de partager avec Laure Manaudou si cette dernière tient à récupérer dare-dare la forme physique avant son retour effectif à la compétition. Austin (mini-Dickison, donc) ne court pas encore le 100m aussi vite que son géniteur mais dans l'esprit on sent que la génétique a bien oeuvré et que les heures passées à le regarder balayer de droite à gauche et du sol au plafond les stages du monde entier ont porté leurs fruits. Côté vocal, il y a encore du chemin à parcourir mais il n'a clairement pas à rougir d'un embryon de comparaison. Et en plus, cooptation pour cooptation, Mister Dickinson Jr. et sa formation bien heavy s'avèrent assurément plus fréquentables (musicalement parlant) que Miss Harris Jr et sa clique neo metal. Sans rancune et allons en discuter à la buvette à la pause histoire de trouver un simili coin d'air frais (en gros au carré fumeurs, ironie du sort), un peu d'eau (au même prix que le houblon, ironie du sort) et changer de tee-shirt au merchandising qui fera recette au-delà de l'imaginable (le double effet Maiden+canicule).

Ah ca va mieux, merci de demander! On a bien retenu la leçon des tournées précédentes de la Vierge de Fer: Etre rapide ou mourir (air connu, à défaut d'être frais...) Autant s'assoir et profiter de l'entrée en matière du set avec le toujours étrange mais non moins hypnotique "Satellite 15... The Final Frontier." Un opener qui sent bon le conventionnel avec force images de science-fiction et un montage ultra-cut alternant plans sur le visage de Bruce et séquences aux influences space-opera entre Battlestar Galactica et Alien. Il est pires références même si cela tire un peu en longueur à l'image d'ailleurs du titre suivant, "El Dorado", extrait lui-aussi du dernier opus en date. Le jeu d’artifices introductif au débarquement physique du groupe sur scène colle un bon coup de gouache mais il va falloir patienter quelques morceaux avant que l'ambiance ne devienne survoltée. Certes la setlist offre comme on s'y attendait titres nouveaux et grand hits des Britanniques, mais l'ordre serait peut-être à revoir, rappel compris d'ailleurs. L'enchainement "The Talisman/Coming Home/Dance of Death" est loin s'en faut l'idée du siècle. Puisque précédé d'un "2 Minutes to Midnight" toujours aussi efficace (et Dave Murray en profite pour ENFIN quitter sa grosse veste en jean's!). Et puisque lui succède une autre pépite répondant au doux nom de "The Trooper" (et Dickinson en profite, lui, pour revêtir le costume du suscité Trooper, bottes et costume militaire à la longue veste longue de rigueur!) L'Anglais ne doit pas craindre le chaud.

Et à mi-parcours, il sait toujours aussi bien le souffler. Et là le show décolle pour le plus jamais retomber, si ce n'est sur ses jambes concernant un chanteur maitrisant plus que jamais la course d'obstacles sur "Wicker Man", titre flingué par un son déplorable. Notre hyperactif vocaliste va se calmer le temps d'un des hightlights de la soirée, à savoir le plus calme "Blood Brothers" qui laisse la part belle aux trois guitaristes de la formations. Le morceau est entonné au moment où le son s'est clairement amélioré dans l'enceinte et la communion avec le public s'avère immédiate. Bruce out le temps d'une intro, c'est Jannick Gers qui fait le show et ses exercices, allusion faite à sa récurrente  position de l'équerre contre son mur d'ampli Marshall. Ca fait cher le banc de muscu, mais les arpèges n'en souffrent pas alors... Murray et Smith finissent le travail et auront étonné leurs fans guitaristes en passant le plus clair de leur temps sur scène munis de leurs Gibson Les Paul plutôt que de leurs instruments Signature (les marques Fender et Jackson ont apprécié). Bien leur en prenne d'avoir la guitare Vintage qui les démange tant que le son reste propre et les sonorités de chacun bien identifiables. Ce sera le cas également sur "When the Wild Wind Blows" (toujours pas un brin de vent soit dit en passant), morceau taillé pour le live aux consonances Irish et parfaits prémices au lâcher de grands chevaux constitué par la fin du set, de l'hymne national "Fear of the Dark" au religieux "Hallowed Be Thy Name."


Sacrée l'épreuve que celle de la cuisson en papillote ! L'assiette était copieuse et magnifiquement servie, des lights à la pléthore de backdrops en passant par la présence sur scène de non pas un mais de deux Eddy. Reste un petit arrière-goût amer de ce début de show un poil frisquet dans une arène pourtant surchauffée... qui n'attend plus que l'année prochaine pour clamer sa "Peur dans le Noir." En espérant que les ventilateurs ne soient plus orientés vers les musiciens mais vers le public.


Crédit photo: myspace/ironmaiden


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