CHRONIQUE PAR ...

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Fealakwen
le 19 juillet 2011




SETLIST

Under a Glass Moon
These Walls
Forsaken
The Great Debate
Fatal Tragedy
Caught In A Web
On the Backs of Angels


AFFILIÉ

Dream Theater
Paris - Le Palais des Congrès
(06 mars 2016)
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08 juillet 2011 - Sonisphere France


Dream_Theater_Sonisphere_France_20110708

Hey hey hey ! La seule petite heure intelligente de tout le festival, le temps fort spirituel, la grande musique, c'était Dream Theater qui s'en chargeait cette année au Sonisphère. Casé sur la scène Apollo, entre Gojira et Airbourne, le public ne fut pas bien dense lors de leur prestation. Mais l'avantage, quand on ne draine pas les foules, c'est qu'on est en famille. Et les gros plans sur les die-hard du premier rang offerts en pâture à l'hilarité générale sur grand écran me donnent raison : Petrucci Inc. reste une secte, avec ses fidèles indécrottables.

Dont je ne suis pas. Ayant lâché quasi totalement la formation suite à la sortie d'Octavarium, il me sera bien difficile de m'étendre sur les subtilités de l'interprétation de "Fatal Tragedy". Et le système sonore ne m'y aidera pas. Calamiteux, comme pour Gojira, même si la scène n'était pas la même. On y retrouva donc les même défauts, lesquels disparaîtront totalement lors du second jour. Dommage que Labrie and Cie n'eurent droit qu'au premier jet. Lorsque la batterie noie totalement les autres instruments avec son mur sonore énorme (pour être plus précis, les caisses, même les cymbales n'avaient pas voix au chapitre), il devient vraiment difficile d'apprécier les solos de Petrucci. Et même en se reculant, rien à faire. Bref, les rares fenêtres de tir laissées par Mike Mangini n'étaient pas du tout suffisantes pour rester planté devant leurs cinquante minutes chrono de temps de jeu. Sept pauvres chansons, pas vraiment choisies parmi leurs hymnes, "Forsaken" et "Under A Glass Moon" étant les plus connues. Entre deux breaks, tout de même, Jordan put caser quelques notes de clavier. Constat clairement amer donc. La fête aura été réellement gâchée par un paramètre clairement maîtrisable.

Et par quelques autres petits problèmes, bien gênants mis bout à bout. Par exemple, pourquoi avoir choisi de diffuser des extraits de clips durant les morceaux ? Pas qu'ils soient mauvais, mais nous n'en avions strictement rien à faire. On ne fait pas plusieurs centaines de kilomètres pour reluquer en basse résolution un fichier .avi. Ce que le public voulait, sur ces écrans, c'étaient les mains baladeuses des quatre musiciens, et même à la rigueur le faciès inexpressif de Myung, mais pas des pauvres animations 3D. Continuons : "The Great Debate". Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est une piste assez intéressante dans sa seconde partie, mais dont les premières minutes se résument à des extraits de prises de position sur divers sujets de société, en anglais obviously. Le top pour headbanguer, merci les gars. Et enfin, Dream Theater en live sans Portnoy, c'est une version sans sucre. Les membres de Your Majesty ont peut-être usé le débat jusqu'à la corde, rien à foutre, on persiste et signe. C'était Mike qui chauffait les foules, c'était Mike qui transformait un concert en masterclass, et qui se faisait le chantre des bootlegs. C'était le porte-parole mais aussi le porte-étendard, et il est clairement difficile de tourner la page.


Déception, clairement. Et déception frustrée, puisque elle aurait pu être évitée. Des titres plus accrocheurs, de meilleures balances, un temps de jeu plus long, et les progueux étaient au septième ciel. Le groupe n'y était pour rien (même si Ruddess aurait tout de même pu sortir le clavier portable !), ce sera donc à charge de revanche. A quand un Bercy ?



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