CHRONIQUE PAR ...

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Merci foule fête
le 05 juillet 2013




SETLIST

Psycho Circus
Shout It Out Loud
Let Me Go, Rock 'N' Roll
I Love It Loud
Hell or Hallelujah
War Machine
Deuce
Say Yeah
Shock Me
Outta This World
God of Thunder
Lick It Up
Love Gun
Rock and Roll All Nite
Detroit Rock City
Black Diamond

AFFILIÉ

Kiss
Paris - Bercy
(17 juin 2008)
Hellfest (Clisson)
(19 juin 2010)

22 juin 2013 - Hellfest


Kiss_Hellfest_20130622

Ils avaient conclu en beauté l'édition 2010, les légendes US reviennent en 2013 souhaiter bonne nuit aux festivaliers du 2ème jour. Principaux responsables avec ZZ Top de l'affluence record de ce samedi – plus de 40 000 personnes ! - Kiss est évidemment attendu par les membres grimés de l'« armée » de fans qui porte son nom, improbable agglomérat de trois générations qui s'est assuré depuis longtemps sa place au plus près de la scène. Et puis il y a les autres, de tous âges, toutes générations, toutes obédiences qui ont courageusement renoncé à Candlemass et NOFX pour aller mater LE show du week end, tout en se disant que l'occasion ne se représentera peut-être pas de sitôt considérant l'âge canonique des deux membres fondateurs encore en activité.

Après l'incontournable harangue de rigueur « You wanted the best ? You got the best ! The hottest band in the world : Kiss ! », le concert débute pourtant par une déception : l'arrivée des musiciens s'effectue par les coulisses. Victime d'un incident technique, l' immense araignée translucide qui surplombe la scène principale n°1 ne servira donc pas à grand chose si ce n'est attiser quelques regrets. Heureusement, il y en aura peu au cours des 90 minutes qui suivent. En effet, le vétéran Gene Simmons - bientôt 64 ans ! - et ses complices offrent au public ce que celui-ci est venu chercher : du spectacle permanent. Et il ne faut pas attendre longtemps avant que ne pète le premier feu d'artifice, dès la fin de "Psycho Circus", le morceau d'ouverture ! Quant à Paul Stanley, le guitariste ne patiente que quatre morceaux avant de faire participer la foule pour la première fois – il y en aura d'autres. Évidemment les grincheux ne pourront s'empêcher de remarquer que les bavardages du co-leader du groupe se font au détriment d'une set-list qui aurait pu être un peu plus conséquente – on attendra en vain "Cold Gin" et même la scie "I was made for lovin' you" sera zappée. Alors quoi, un peu cramés les papys ? Ben oui, mais en même temps on se doute bien que pour proposer une heure et demie d'un show aussi haut en couleurs, quelques « pauses » sont nécessaires. Et pour tout dire, on espère avoir la même pêche qu'eux à leur âge.
Quoiqu'il en soit, les musiciens assurent. Oh, les deux fondateurs n'ont jamais été des monstres... de dextérité mais font correctement le job tandis que les « jeunots » Thayer et Singer insufflent le dynamisme suffisant pour rendre toute leur dignité à ce big rock pas toujours génial mais diablement efficace. Mention spéciale au batteur qui outre un abattage impressionnant derrière ses fûts participe à l'intégralité des chœurs et obtient même le privilège de chanter en lead sur le final "Black Diamond", grand classique du groupe sur lequel lui et son kit de batterie s'élèvent dans les airs. Ce type est clairement une bénédiction pour Simmons et Stanley qui peuvent tranquillement lui laisser les clés du 38 tonnes pour aller faire leurs pitreries habituelles – projection de sang par l'orifice buccal pour le premier et aller-retour en tyrolienne pour le second, les enfants ont adoré. On perd le compte des effets pyrotechniques qui se succèdent à fréquence soutenue et sur le tube "Rock n' roll all Nite" repris par une audience allègre, les confettis pleuvent sur les premiers rangs avant qu'une grue ne transportent Simmons et Thayer au-dessus de la foule. Si l'on ajoute à cela la palanquée de classiques indémodables - "Love Gun" et "Detroit Rock City" déchirent toujours autant – mélangés à des titres plus récents dont certains tiennent solidement la route ("Hell or Hallelujah" en tête), rien ne peut empêcher le public de prendre son pied quasiment de bout en bout – les quelques faiblesses épisodiques sur la guitare de Thayer ne suffisant pas à ternir le tableau.

Du maquillage et des costumes cosmiques, des grues, des plates-formes et des treuils, de la pyrotechnie un 14 juillet à Versailles et de bonnes rengaines à beugler jusqu'à s'en claquer les cordes vocales : Kiss a fait du Kiss, c'est tout ce qu'on demandait aux showmen américains et comme l'avait prédit un éminent chroniqueur bien connu de nos lecteurs, on a pris cher. En guise d'adieu, les rusés New-Yorkais font scintiller un  « Kiss loves you Hellfest » en caractères taille 100 000 au fond de la scène. Un poil démago mais ça fait toujours plaisir. Merci messieurs !

(crédits photos : www.OZIRITH.com - HELLFEST Productions)


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