CHRONIQUE PAR ...

73
Dimebag
le 08 juillet 2013




SETLIST

Blind
Twist
Chi
Falling Away from Me
Dead Bodies Everywhere
Narcissistic Cannibal
Coming Undone
Did My Time
Shoots and Ladders / Somebody Someone
Helmet in the Bush
No Place to Hide
Here to Stay

Rappel :
 
Get Up!
Got the Life
Freak on a Leash

AFFILIÉ

Korn
Hellfest (Clisson)
(18 juin 2016)

22 juin 2013 - Hellfest


Korn_Hellfest_20130622

Résonnez trompettes, sonnez clairons, criez hérauts : KoRn a fini par se pointer ! Après deux annulations des plus malheureuses (surtout en 2008), on se disait qu'il y allait encore avoir une couille dans la potée clissonaise et que les superstars du néo métal, de retour sur le devant de la scène depuis l'annonce du come back de Head, allaient encore trouver un moyen d'annuler leur venue au Hellfest. Eh bien, contre toute attente et malgré une météo assez naze le samedi, il n'en fut rien. Il est donc très précisément 0h45 quand KoRn débarque sur la Mainstage 01. Enfin putain, enfin.

Car quand on a 26-27 ans en 2013, cela veut dire qu'on a, à un moment ou à un autre de son apprentissage metallique, probablement voué un culte à KoRn. Pour votre serviteur, ce fut la période Follow The Leader / Issues / Untouchables, tout en écoutant à mort les deux premiers et notamment l'indépassable et éponyme premier brûlot, bien évidemment. Alors, quand résonnent les premières touches de cymbales ouvrant le cultissime "Blind" et qu'on se prépare à sauter en rythme avec tout le public, on oublie tout : la déliquescence totale du groupe depuis Untouchables, les changements de line-up, les sales trucs électro-dubstep du dernier album, les annulations, l'attitude de divas, on s'en fout : un des plus grands groupes des 90's – début des années 2000 est là et joue. Et presque au complet, en plus. Et oui, car avec le retour d'un Head visiblement ravi d'être là, il ne manquait plus que David Silveria à l'appel pour que les légendes soient réunies. D'ailleurs le nouveau batteur, Ray Luzier, cassera pas mal les couilles tout au long du concert en ne respectant qu'à moitié les parties de batterie originales : le bonhomme en rajoute un peu partout en breaks, double pédale et autres : belle touche technique, indéniablement, mais c'est typiquement le truc qui emmerde le fan car cela change le groove et le rythme de certains passages qu'on aimerait ne voir jamais retouchés. Cela ne sera heureusement pas le cas sur tous les morceaux, et le bonhomme étant indéniablement un très bon batteur, ça passe pour cette fois. Le son n'est également pas au top de sa forme, mais l'a-t-il seulement été une fois sur les mainstages cette année (et les années précédentes) ? On continuera à le dire le temps qu'il faudra, tout en ayant bien conscience de l'extrême difficulté de bien sonoriser ce genre d'espaces ouverts pour ce type de concerts ; mais pitié les gars,calmos sur les basses et la grosse caisse à un moment ! Mais tous ces petits éléments perturbateurs ne viendront pas, sur l'instant, casser la dynamique d'un début de concert à la setlist impériale : les cinq premiers morceaux sont juste des hymnes, et la présence de "Dead Bodies Everywhere" fait franchement plaisir. La soupe refroidit un peu avec un "Narcissistic Cannibal" très (trop?) récent, couplé à un "Coming Undone" certes plus efficace mais tout aussi évocateur d'un groupe qui s'est mis à sérieusement tourner en rond à partir du sixième - septième album.
"Did My Time" est l'un des seuls à surnager,et le groupe le joue au taquet. Avec un Fieldy toujours aussi méchamment impressionnant, un Jonathan Davis plutôt bien en voix e theureux d'être là (on pourra toujours râler en disant qu'un mot d'excuse pour les précédentes annulations aurait été le bienvenu, mais à mon avis, les mecs ne s'en souviennent même pas) et surtout un duo de guitaristes retrouvé et à l'air toujours aussi barge, on sent un groupe soudé et prêt à repartir pour un tour. On sent également un groupe désireux de plaire au public et un peu en reconquête, à l'image de la fin de la setlist, uniquement composée de morceaux ayant maintes fois passé l'épreuve du feu : ça commence avec un monstrueux enchaînement "Shoots And Ladders" (et oui, la cornemuse de JD était de la partie...Ô joie indicible quand les premières notes ont résonné) suivi du lourdissime final de "Somebody Someone", puis rien de moins que "Helmet In The Bush" et "No Place To Hide", soit du old-school de chez old-school, avant de finir sur l'excellente "Here To Stay", une des plus grosses réussites de Untouchables. Le rappel commencera gentiment avec un "Get Up !" un peu anodin, avant de tout péter avec le combo "Got The Life" / "Freak On A Leash". On peut alors s'en retourner vers la sortie du fest', ému plus que véritablement exalté par la performance somme toute assez commune délivrée par le groupe ce soir. Alors certes, ce n'était pas un concert de légende, loin delà, il y a des limites à la fanboy attitude dont votre serviteur est atteint. KoRn n'a de toute façon jamais eu une immense réputation en tant que groupe live, et puis comme souvent quand c'est bien, on aurait évidemment espéré plus long (1h15 pile), ou avec d'autres morceaux dans la setlist.


Mais merde, c'était KoRn au Hellfest, et ce n'est tout de même pas rien. Surtout quand on voit que presque toutes les autres têtes d'affiche mainstages proposées cette année s'adressaient à un public hard-rock / heavy. Bref, KoRn continue de célébrer son retour parmi les vivants avec un concert sérieux et appliqué, ce qui suffit amplement à faire kiffer les milliers de fans présents ce soir et qui n'avaient jamais pu les voir. Cela m'a donné envie de me pencher très sérieusement sur leur prochain album, chose que je n'ai pas faite depuis bien longtemps. Merci à eux, et surtout, un grand merci à l'orga de n'avoir pas lâché, par orgueil ou par rancune, l'idée de les faire venir. Cela valait le coup, indéniablement.


(crédits photos : www.OZIRITH.com - HELLFEST Productions)


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