CHRONIQUE PAR ...

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Seosamh
le 14 juillet 2014




SETLIST

Après Vous 
Into the Fire 
Hard Lovin' Man 
Strange Kind of Woman 
Uncommon Man 
Lazy 
Perfect Strangers 
Space Truckin' 
Smoke on the Water 
Green Onions 
Hush 
Black Night

AFFILIÉ

Deep Purple
Paris - Olympia
(18 novembre 2007)
Paris - Zénith
(26 septembre 2003)

21 juin 2014 - Hellfest


Deep_Purple_Hellfest_20140621

Deep Purple est l’une des dernières vielles légendes du hard rock encore en activité à ne pas être encore allé au Hellfest, avec Aerosmith. C’est donc aujourd’hui chose faite, les Anglais sont là pour remplir le quota « papy » du festival.

Deep Purple est le premier groupe dont j’ai été fan. C’était quand j’étais haut comme trois pommes, il y a déjà 21 ans. Forcément, ça vous marque une évolution musicale. Mon seul regret est de les avoir vu trop tard en live (première fois en 2007) et donc de ne pas avoir pu assister à la grande époque, ou même pendant les années 90 avec Jon Lord. Mais je ne boude pas mon plaisir, chaque fois que je les vois, c’est toujours un bon moment qui ravive plein de souvenirs. Mais même avec ceux-ci, cette prestation à ce Hellfest 2014 était mi-figue, mi-raisin.
En effet, Paice, Glover, Morse et Airey sont toujours des monstres de groove et de technique, ces deux derniers ayant été les véritables stars de ce concert, à s’échanger de nombreux solos éblouissants de classe et de maîtrise. Le point noir non surprenant était Ian Gillan. A bientôt 70 ans, il n’en peut plus, modifiant au maximum ses lignes de chants pour ne pas monter dans les aigus, ou forçant tout ce qu’il pouvait quand il essayait. Il a même dû quitter précipitamment ses compagnons, quand Paice lançait Hush, visiblement pour se soigner derrière la scène. Les autres en ont profité pour lancer une petite reprise de Green Onions du plus bel effet.
Mis à part deux titres de leur dernier album, la setlist était avant tout axée vers les classiques. Après tout, c’est un peu ce qu’on attend de ce genre de groupes légendaires en festival. Personnellement j’y aurai bien ajouté un petit Highway Star, mais ce n’était pas dit que Gillan survive au refrain. Dans tous les cas, le public a suivi et, après une première moitié de set avec quelques morceaux moins évidents, était totalement aux anges sur la deuxième, où tous les tubes se sont enchaînés.


Au final, tout le monde a eu l’air de grandement apprécier ce concert (musiciens comme public). Même si celui-ci n’était pas si grandiose que ça, la faute à un âge trop avancé, une légende se doit d’être accueillie comme telle. Ceci dit, Ian Gillan devrait essayer la chirurgie esthétique. Au vu de ce que l’on a pu entendre plus tard dans la soirée, ça a l’air de rajeunir la voix également…

(créditsphotos : www.OZIRITH.com - HELLFEST Productions) 



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