CHRONIQUE PAR ...

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S1phonique
le 02 juillet 2015




SETLIST

You're a Lie
Nightrain (Guns N’ Roses cover)
Avalon
Back from Cali (Slash cover)
You Could Be Mine (Guns N’ Roses cover)
The Dissident
World on Fire
Anastasia
Sweet Child O' Mine (Guns N’ Roses cover)
Slither (Velvet Revolver cover)
Paradise City (Guns N’ Roses cover)

AFFILIÉ

Slash
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20 juin 2015 - Hellfest


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Slash, programmé pour cette dixième édition du Hellfest en mode Best-Of, est tout à fait naturel pour le festivalier et ajoute un groupe de plus à la longue liste du pied à prendre et du plaisir à ouïr. Même si on aurait pu penser le voir jouer plus tard, l'horaire est finalement parfait, et ni la chaleur ni le soleil ne vont empêcher la foule de s’amasser partout autour de la Mainstage n°1.

Pour qui n'a jamais pu voir les Gun's en live, ou tout simplement pour tout amateur de bon rock et de guitariste talentueux et plutôt atypique, le rendez vous était immanquable. Même si le groupe est à rallonge avec les non moins talentueux Myles Kennedy et les inspirés The Conspirators, ne doutons pas un instant que l’audience, aussi fournie que pour les têtes d'affiche de soirées (c'est bien simple, on ne circule plus ou peu avant le sous bois du fond), n'est présente que pour entendre LA Les Paul gueuler son appétit de destruction mûries de décennies de live. Impatience.
Mais l'américain coiffé du haut de forme le plus célèbre du monde rock va diluer malignement le tout au service du rock, allant même à proposer du Velvet Revolver et du Slash (le groupe). Et même si le guitariste tient le show sur son manche, la voix et l'énergie de Myles Kennedy apporte un relais et une énergie de feu pour la prestation. Comme le groupe dans son ensemble. « Par chance » pas de coupure son (dont fera l'objet plusieurs autres sur la MainStage dont Scorpions, Cavalera Conspiracy et Airbourne) et à fortiori le groupe joue en pleine lumière et comme il fait très chaud, le spectacle proposé n'est que pure plaisir. Immersion.
A peine le premier morceau passé en guise de préliminaire, le début de "Nightrain" va faire exploser tout le public. Slash a beau tourner assez régulièrement en France, entendre du Guns N' Roses, même de cette façon, suscite toujours un fort engouement et une réaction totale du public. Ce sera d'ailleurs le cas pour toutes les chansons de l'ex-sulfureux-groupe qui ne fait que vivoter dorénavant. Entendre un "You Could be Mine", voire même le shamallow "Sweet Child'O mine" fait son « petit gros » effet. Même si on s'éloigne des monstrueux concerts que pouvaient donner les Guns à la grande époque. Plaisir.
La prestation du groupe sera à la hauteur du public présent et la setlist tend à prouver (si ce n'est pas déjà fait) que quelque soit le groupe dans lequel il joue, Slash transforme le metal en or, parvenant à tirer vers le haut les musiciens qui l'accompagnent. Miles pousse son chant au meilleur et la section rythmique donne une sacrée profondeur aux compositions, ou soutien d'une précision et d'une régularité exemplaires les solos puissant du chapeau. La doublette "Slither" du Velvet Revolver et l'hymne "Paradise City" explosent les compteurs du kiff de tout le festival : we are in paradise city. Satisfaction 

Énorme ! Peut on se lasser de Slash en live ? La réponse était « non » sur les précédents passages hellfestien. « Non » également sur les derniers arrêts en salle française hors festival. « Non » encore en cette après midi ultra ensoleillé. Une heure paraissant cinq minutes pour de nouveaux souvenirs éternels.


Crédits photo : Nidhal Marzouk
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