CHRONIQUE PAR ...

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Sven
le 21 juillet 2015




SETLIST

Shudder Before the Beautiful
Yours Is an Empty Hope
Amaranth
She Is My Sin
My Walden
Élan
Weak Fantasy
Storytime
I Want My Tears Back
Stargazers
Ghost Love Score
Last Ride of the Day


AFFILIÉ

Nightwish
Toulouse - Zénith
(26 novembre 2015)
Wacken
(04 août 2005)
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(10 avril 2008)
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(06 avril 2008)
Wacken (wacken)
(02 août 2008)

21 juin 2015 - Hellfest


Nightwish_Hellfest_20150621

En ce dimanche soir de Hellfest, les finlandais de Nightwish ont la lourde tâche d’officier en clôture de cette dixième fête de l’Enfer. Après trois jours de décibels, de gros son, de chaleur et de musique du diable, les organismes sont éprouvés. On peut donc imaginer que la fraîcheur et l’énergie du groupe seront les bienvenus, malgré les réticences que pouvaient avoir bon nombre de festivaliers…   

Lourde tâche, disions-nous. Surtout au vu du casting de la soirée, on peut dire que la petite troupe menée par Tuomas Holopainen était attendue au tournant. Le public a répondu présent malgré l’heure tardive, et il devrait en avoir pour son argent. Premier concert français depuis l’intégration de la charismatique et talentueuse Floor Jansen au chant, qui a déjà réussi à conquérir le cœur des fans sur bon nombre de concerts depuis 2012, ainsi que sur le dernier album sorti plus tôt cette année. Premier titre et première frayeur sur "Shudder Before The Beautiful" : la batterie est terriblement sur-mixée et couvre tout le reste des instruments, y compris la chanteuse ! Heureusement, les choses seront très vite réparées, et même si la double grosse-caisse continuera à résonner un peu trop dans le bas-ventre, le son va rapidement s’améliorer et c’est tant mieux. Il aurait été impensable qu’une musique si riche soit inaudible. Un vrai sacrilège. Les guitares et la basse resteront toujours un poil en retrait par rapport aux claviers, mais Floor va tout faire pour tirer son épingle du jeu et y parviendra, comme prévu !
Au programme, pas moins de cinq titres issus du dernier opus en date, et seulement trois tirés de la période Tarja. Mais le groupe est taillé pour le live et les orchestrations majestueuses rendent parfaitement bien, magnifiées par un show à l’américaine, à grand renfort de pyrotechnie, de fumée et même de simili feux d’artifice tirés directement de la scène. Pour son argent, on a dit ! Même les morceaux les moins convaincants sur album, à savoir "Amaranth" et "Elan", arriveront sans problème à convaincre le public, grâce notamment à de très bons chœurs. Nightwish fera même un cadeau à ses fans en jouant pour la première fois depuis de nombreuses années le « tube » "Stargazers", issu du célèbre Oceanborn. Et bien entendu, le morceau que tout fan attend en concert, le fantastique "Ghost Love Score", maîtrisé à la perfection par Floor Jansen, qui collera des frissons à plus d’un metalleux endurci.
Tout du long, la chanteuse sera impériale, dotée d’une voix incroyable pouvant couvrir tout le répertoire du groupe. Et même si elle n’use que très rarement de son chant lyrique au cours du show et si elle semble, comme sur album, ne pas se donner au maximum de ses capacités vocales, elle domine toujours très largement le petit monde du metal à chanteuse. De leur côté, les musiciens sont un peu moins mis à l’honneur, à l’exception du ménestrel récemment intégré à la formation, Troy Donockley, qui viendra jouer de la cornemuse et de la flûte, accentuant le côté grandiloquent de la musique et y ajoutant un accent folk. De son côté, le bassiste Marco Hietala sera un peu plus en retrait que d’habitude, même si ses interventions au chant sont toujours aussi précises, notamment sur "Weak Fantasy" ou "I Want My Tears Back" dont le public reprendra le refrain à tue-tête. Emppu Vuorinen fera son boulot, même si ses parties semblent rester cantonnées à la rythmique et laisser la place aux claviers omniprésents de Tuomas.


Mais même les meilleures choses ont une fin, et après à peine plus d’une heure de concert, c’en est fini de Nightwish. De manière aussi sèche que ce live-report, ce qui laissera malgré une représentation de haute volée un goût d’inachevé au festivalier, notamment en ce dernier soir. Pas de rappel, des remerciements, certes, et une infime déception, après pourtant une magnifique leçon scénique.


Crédits photo :
Nidhal Marzouk
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