CHRONIQUE PAR ...

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Ptilouis
le 10 juillet 2016




SETLIST

Puscifer

Telling Ghosts
Galileo
Vagina Mine
Horizons
The Remedy
Grand Canyon
Breathe
Toma
Conditions of My Parole
Money Shot
Man Overboard

AFFILIÉ

19 juin 2016 - Hellfest


Puscifer_Hellfest_20160619

Brisons tout de suite un fantasme. NON, Puscifer n’est pas Tool et OUI, Puscifer est un side-project de Maynard James Keenan. Alors bien sûr, ce petit rappel n’est pas innocent puisque certains festivaliers venus voir le groupe s’attendaient à voir Tool et en ont été pour leurs frais. Mais mise à part ces personnes, les autres ont pu apprécier l’un des concerts les plus classes et maîtrisés du Hellfest.

Voir Puscifer en concert, c’est admirer un show pensé dans ses moindres détails. Que ce soit le backdrop à l’arrière de la scène rempli de multiples visages, la disposition des différents musiciens, les masques utilisés par Maynard et la chanteuse ou encore le son d’une clarté hallucinante (l’un des meilleurs du festival), tout est pensé pour faire vivre au spectateur un show total. Et ces quelques lignes de descriptions ne suffisent pas à vous décrire en quoi la mise en scène est folle. Après un très bon "Telling Ghosts", le groupe enchaîne sur l’excellente et envoûtante "Galileo". A ce moment-là, deux catcheurs et deux catcheuses se mettent de chaque côté de la scène. Ils formeront ainsi des couples qui passeront leur temps soit à danser, soit à se battre entre eux (parfois même au ralenti !) au milieu de la scène tout en restant parfaitement synchronisés avec la musique. Tout le monde n’appréciera pas, mais force est de constater que tout est calculé dans le show de Puscifer. Les yeux du public sont sollicités de toutes parts.
Enfin, la mise en scène c’est bien beau, mais que donne la musique ? Le metal aérien mâtiné de quelques sonorités électroniques des Américains fonctionne à merveille et les festivaliers se laissent volontiers emporter par les différents hits du groupe, que ce soient leurs premiers morceaux ("Vagina Mine") ou leurs plus récents provenant de Money Shot. L’enchainement de "The Remedy" et "Grand Canion" est d’ailleurs l’un des points d’orgue du concert tant les émotions véhiculées sont justes et la voix de Maynard absolument bluffante. La mélancolie et la lenteur des mélodies bercent ainsi chaque spectateur. Bien sûr, certains moments plus expérimentaux font aussi leur apparition, comme "Breathe", mais s’imbriquent aisément dans le spectacle proposé. La deuxième partie du concert s’avère d’ailleurs plus pêchue, avec des titres comme "Toma" ou encore "Conditions of My Parole", mais ce sera la gratte bien velue et le chant plus heavy de Maynard qui mettront tout le monde d’accord sur l'efficace "Money Shot".


Suite à cet accès de furie, Puscifer fait retomber la pression en proposant la plus lente et entêtante "Man Overboard", histoire de finir le concert sur une note plus calme et plus classe. Une fin très juste pour l’un des meilleurs concerts du festival. Avec Puscifer, Maynard montre à quel point il maîtrise à la fois son chant (mais ça on le savait déjà) et la mise en scène. Il n’y a plus qu’à attendre avec impatience l’un de ses nouveaux disques ou l’un de ses prochains concerts. En espérant ne pas devoir patienter trop longtemps.



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