Accept

Entretien avec Wolf Hoffmann (guitare) - le 25 août 2010

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Cosmic Camel Clash

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Kroboy

Une interview de




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Nos deux vieilles gloires Eddy et Johnny l'ont chanté en duo : «On veut des légendes, des légendes, on est en manque, on en redemande.» En cela, le grand retour d'Accept est un événement, même s'il pose une nouvelle fois la question de l'absence de relève dans le heavy au sens large... Cerise sur le gâteau, les Allemands ont sorti le grand jeu avec Blood of The Nations(chronique ici), un album en béton. Il était donc hors de question d'imaginer une seule seconde laisser filer la chance de nous entretenir avec l'immense Wolf Hoffmann.


Cosmic Camel Clash : Le retour d'Accept a commencé en 2005 avec la tournée des festivals. Qu'as-tu fait pendant la pause de dix ans qui a suivi la sortie de Predator, et qu'est-ce qui t'a poussé à vouloir reprendre l'aventure ?

Wolf Hoffmann : En 1996 après la sortie de Predator j'ai décidé de tenter quelque chose de complètement différent, de m'éloigner de la musique en général. Je me disais qu'il valait mieux partir la tête haute plutôt que de rentrer dans une spirale descendante et jouer dans des clubs de plus en plus petits. Comme chacun sait, l'industrie de la musique traversait une période étrange. Bref, je suis devenu photographe et ça m'a vraiment réussi. Je pratique ce métier depuis dix-douze ans, il me fait très bien gagner ma vie et je m'éclate, mais ma passion première reste la musique. Quand nous avons fait cette tournée des festivals en 2005 ça m'a vraiment ouvert les yeux, j'ai réalisé à quel point Accept était encore présent dans la mémoire des gens, et que nous avions encore un public. J'avais vraiment envie de continuer à jouer avec ce groupe et c'est une des raisons de notre retour.

Cosmic Camel Clash : Est-ce que c'était principalement ton idée ou est-ce que les autres membres étaient aussi motivés que toi ?

Wolf Hoffmann : Oh, ils étaient très motivés. Peter (basse) et moi avons adoré retourner sur scène en 2005, et si les choses avaient fonctionné avec Udo (Dirkschneider, chanteur emblématique du combo) nous l'aurions utilisé au chant. Mais comme chacun sait il n'était pas intéressé du tout par une réunion, pour différentes raisons que je ne veux pas développer. Du coup nous sommes très contents d'avoir trouvé Mark Tornillo, ça a été un gros coup de bol pour nous de tomber sur lui. Nous nous sommes dit que nous tenions notre chance, c'est un super chanteur et il a une voix parfaite pour du Accept... donc nous avons décidé de remonter le groupe après l'avoir rencontré.

Cosmic Camel Clash : La première fois qu'Udo était parti, vous aviez choisi un chanteur dans un style différent avec David Reece, comme le fit Iron Maiden en choisissant Blaze Bailey après le départ de Dickinson. Cette fois, vous avez agit à la manière du Priest en choisissant Mark Tornillo, dont le registre est proche de celui d'Udo. Etait-ce là encore une volonté de se rapprocher de l'identité du Accept "classique" ?

Wolf Hoffmann : Oh, honnêtement, ça c'est juste goupillé comme ça. Nous n'avons pas organisé d'audition, nous ne recherchions pas particulièrement un chanteur... nous avons juste rencontré Mark, qui a effectivement une voix qui peut rappeler celle d'Udo mais qui a également son propre style. Nous nous sommes dit qu'il était parfait pour le job et ça s'est arrêté là, nous n'avons pas vraiment réfléchi aux avantages et aux inconvénients. Le recruter a été une décision totalement instinctive. Bien sûr, ça aide pas mal qu'il puisse assurer parfaitement le vieux répertoire, ça a été un élément décisif. Quand nous l'avons rencontré nous étions en train de jammer sur de vieux classiques d'Accept, il a pris le micro, et il a tellement assuré que nous nous sommes dit « ce type est parfait ».

Cosmic Camel Clash : Ce nouvel album est-il un one-shot ou bien reprenez-vous votre carrière là où vous aviez arrêté ?

Wolf Hoffmann : Nous essayons de reprendre là où nous nous étions arrêté et pour l'instant ça marche du tonnerre. Nous avons des plans à long terme, nous ne voulons pas reprendre pendant un an et disparaître ensuite. Nous voulons nous accrocher et voir jusqu'où nous pouvons aller. Nous avons déjà de nouvelles chansons en plan et il y aura un autre album après celui-ci. Nous serons sur la route toute l'année prochaine... nous pensons vraiment à long terme.
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Cosmic Camel Clash : Bonne nouvelle ! Pour cet album, vous êtes revenus à vos racines heavy. Etait-ce la musique que vous aviez envie de jouer en 2010, ou est-ce aussi une réaction à l'échec de Death Row et Predator, qui avaient été fraîchement accueillis par les fans à l'époque ?

Wolf Hoffmann : Mmmh... peut-être un peu des deux. Nous savons aujourd'hui où se situe Accept, nous nous sentons beaucoup plus mûrs et nous savons ce que les gens attendent d'Accept, ce que les fans veulent entendre. Pourquoi expérimenter et tenter de nouvelles choses plutôt que faire ce nous faisons le mieux ?

Cosmic Camel Clash : Le nouvel album ne compte pas vraiment de titres d'inspiration US comme le groupe en as toujours fait, y compris au début des années 80 avec "Midnight Highway" ou "Screaming For A Lovebite". Peut-on espérer d'autres titres dans cette veine sur les disques suivants, puisqu'en général le groupe est très bon dans ce registre également ?

Wolf Hoffmann : Oh, je ne sais pas... ce n'est pas une décision réfléchie, nous avons juste écrit des chansons qui nous semblaient être bonnes. Nous avons essayé de ne pas trop réfléchir, de ne pas écrire telle chanson de telle façon et telle autre de telle autre... nous avons juste écrit des titres que nous sentions bien. Mais qui sait ? Nous allons composer un nouvel album et nous verrons bien où tout ça nous emmène... il est trop tôt pour en parler.

Cosmic Camel Clash : La pochette de Blood of The Nations marque elle aussi un retour en arrière, en s'inscrivant dans le style controversé de Balls To The Wall ou Russian Roulette. Qui l'a conçue et quel en est le sens ?

Wolf Hoffmann : Un designer professionnel a créé l'artwork, qui nous a plu car il est très simple, sujet à controverse et qu'on le retient facilement. Ça n'avait pas été fait avant et ça nous semblait correspondre à Accept. Nous avons eu beaucoup de mal à trouver un titre pour l'album en fait, car tellement ont déjà été utilisés ! A chaque fois que nous trouvions un titre d'album, nous réalisions qu'un autre groupe l'avait déjà sorti (rires). Au final nous avons choisi Blood of the Nations car c'est simple, direct et que ça sonne comme un titre d'Accept. Bien sûr la chanson-titre parle de sang, de guerre et de massacre, elle a un sens... mais je ne parlerais pas de concept-album, et je ne pense pas que ce soit une bonne idée de trop s'attarder sur le sens de ce titre. C'est juste du heavy-metal.

PhotoCosmic Camel Clash : Parlons de Mark : je crois savoir qu'il a écrit les paroles de l'album (Wolf confirme)... a-t-il également contribué aux mélodies vocales, et quelle rôlé a-t-il joué dans le processus de composition d'une manière générale ?

Wolf Hoffmann : Ça ne s'est pas du tout passé comme dans le temps avec Udo... Udo n'a jamais écrit une ligne, il se contentait de se greffer sur un produit fini. Tout était déjà écrit : les lignes de chant, les paroles, tout. Cette fois nous avions Mark... quand Peter et moi écrivons une chanson, nous composons une mélodie vocale de départ en yaourt, sans réelles paroles. C'est juste une idée de base, et quand nous l'avons présentée à Mark parfois il l'a gardée et parfois non. Ça a été une très bonne collaboration de ce point de vue. En général quand nous écrivons une chanson nous avons une idée de ce à quoi le chant va ressembler... c'est obligatoire, on ne peut pas juste aligner des riffs. Quand nous composons avec Peter, nous concevons chaque chanson dans sa globalité, donc il faut bien avoir une petite idée de ce que la voix va faire... que cette idée de base reste telle quelle ou qu'elle évolue ensuite est une autre affaire. Dans certains groupes les musiciens se contentent d'écrire des riffs et de les donner au chanteur pour qu'il fasse son job, mais ce n'est pas comme ça que nous fonctionnons.


Cosmic Camel Clash : Son registre éraillé le rapproche d'Udo, mais il se montre également capable de nuancer avec talent, comme sur le break de "The Abyss" ou sur la ballade "Kill the Pain". Est-ce un point que le groupe envisage de développer par la suite ?

Wolf Hoffmann : Ouais, c'est possible. Pour tout te dire, il nous a complètement pris au dépourvu sur ce coup-là. Nous ne savions pas du tout qu'il pouvait sonner aussi bien dans un registre clair et non-agressif. Ce n'est qu'une fois le break de "The Abyss" composé que nous l'avons découvert, et ce break est apparu assez tard durant notre temps en studio. Nous avions fini d'enregistrer les plans principaux, nous en étions aux overdubs... et il est arrivé un jour avec ce plan, il l'a chanté de cette manière et nous sommes tombés par terre. Nous nous sommes dit « Man, nous devons utiliser ça un peu plus sur l'album, ce serait trop dommage de se contenter de ce plan de deux secondes »... et c'est pour ça que nous avons écrit la ballade "Kill the Pain", pour exposer davantage sa voix plus grave. Nous allons très probablement continuer sur cette voix sur le prochain album.

Cosmic Camel Clash : Le poste de second guitariste a souvent changé de mains. Comme en 2005, c'est Herman Frank qui l'occupe désormais. Etait-ce votre choix prioritaire, et si oui pourquoi lui plutôt que Jörg Fischer par exemple ?

Wolf Hoffmann : Et bien pour commencer nous aimons beaucoup Herman Frank, c'est un type bien, un ami proche et nous le connaissons à fond. Ça avait très bien fonctionné entre nous en 2005 donc nous n'avions pas vraiment de raison de rechercher qui que ce soit d'autre. C'était notre premier choix. Et vu que tu mentionnes Jörg Fischer, sache qu'il a disparu... il ne fait plus de musique et personne n'est vraiment resté en contact avec lui. Il est probable qu'il ne joue même plus de la guitare. Nous n'avons donc jamais évoqué cette possibilité.

Cosmic Camel Clash : As-tu écouté l'album qu'Herman Frank a sorti l'année dernière, et si oui qu'en as-tu pensé ?

Wolf Hoffmann : Oui, et j'ai trouvé l'album vraiment bon. Je pense que c'est un très bon musicien et j'aime beaucoup ce qu'il fait. Il a d'ailleurs co-écrit une chanson sur le nouvel album... c'est vraiment agréable de l'avoir dans l'équipe à nouveau.

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Cosmic Camel Clash : Stefan Kaufmann joue de la guitare depuis longtemps avec Udo. Avez-vous envisagé de lui confier ce poste dans Accept, ou y a-t-il une sorte de scission justement du fait qu'il joue avec Udo ?

Wolf Hoffmann : Jamais.

Cosmic Camel Clash : Parce qu'il joue avec Udo ?

Wolf Hoffmann : Bien sûr, il a déjà un job à temps plein avec Udo et vu que ce dernier ne voulait pas nous rejoindre... Stefan est vraiment le bras droit d'Udo : il compose tout dans le groupe U.D.O, il produit la musique, etc.

Cosmic Camel Clash : Par le passé, il est déjà arrivé que tu te charges de l'enregistrement de l'intégralité des guitares. Etait-ce le cas cette fois-ci ?

Wolf Hoffmann : Oui, en tous cas j'en ai enregistré la majorité. J'ai toujours travaillé comme ça et ça me semble plus logique : quand on compose quelque chose on a toujours une idée précise de la manière dont ça doit sonner, donc une fois qu'on a enregistré une guitare à gauche autant enregistrer celle de droite soi-même. Avec la musique que nous faisons il est très important que les deux guitares soient calées au micropoil pour un bon rendu en stéréo, c'est ça qui donne de l'impact. C'est beaucoup plus difficile à obtenir avec deux guitaristes différents... c'est donc plus une histoire d'économie de moyens qu'autre chose. Bien entendu nous pourrions faire en sorte que chaque guitariste joue ses parties, mais quel intérêt ?

Cosmic Camel Clash : Malgré le changement de producteur, tu as toujours le même son lead immédiatement reconnaissable. As-tu conservé le même matériel depuis des années ?

Wolf Hoffmann : Ça va peut-être te surprendre, mais mon son lead n'est pas identique d'un album à l'autre, en fait il est même assez différent... mais ça sonne toujours comme moi à cause de la nature de mon jeu. Si tu prenais le son de guitare lead de Balls To The Wall et que tu l'insérais dans notre dernier album, il sonnerait probablement à côté de la plaque. C'est surtout que les riffs et les solos sont tellement emblématiques de notre son que ça donne cette illusion auditive... en toute honnêteté je n'utilise plus du tout les mêmes guitares ni les mêmes amplis aujourd'hui, mais ça sonne toujours comme moi.

Cosmic Camel Clash : Tes solos font toujours l'effet d'une "chanson dans la chanson" avec un mélange de parties très nerveuses, très metal, et d'autres très mélodiques. Comment les construis-tu, et n'as-tu pas de difficultés à décider du moment où il ne faut plus rien toucher ?

Wolf Hoffmann : Ah ! Bonne question. On ne sait jamais vraiment quand un solo est terminé, c'est plus une question de ressenti. Parfois c'est facile et je ponds la totalité du solo en une fois, et parfois ça prend plus de temps. Mais je n'analyse jamais vraiment tout ça, j'essaie même de ne pas trop y penser en fait. Je me lance, je joue et je vois si le résultat me plaît. C'est un truc qui vient des tripes : je me pose, j'essaye des trucs et quand je sors quelque chose qui me parle ça me rend tout content et je décide de le garder.

Cosmic Camel Clash : Tu es un guitariste très expressif qui ne joue jamais le jeu de la vitesse ou de l'esbroufe. Quel regard portes-tu sur la nouvelle génération de guitaristes métal, très techniques, très rapides, qui maîtrisent le sweeping et autres pratiques assez pointues ?

Wolf Hoffmann : Ça fonctionne peut-être pour eux, mais ce n'est pas du tout mon truc (rires). Je suis old-school de ce côté et j'aime m'exprimer d'une manière différente, plus mélodique. J'adore le contraste entre une approche extrêmement agressive et puissante d'un côté et une approche beaucoup plus douce et mélodique de l'autre. Au final l'important est de créer de l'émotion et de la fixer sur bande. S'il s'agit de quelque chose d'agressif et in your face ça requiert un certain punch, une certaine puissance, et ça se travaille. Idem si on veut exprimer quelque chose de très émotionnel. Je pense qu'il y a des milliers de manières différentes de jouer la même mélodie, et j'essaye de me concentrer sur l'aspect émotionnel avant tout.

Cosmic Camel Clash : L'instrumental "Just By My Own", sur l'album Objection Overruled, est excellent : n'as-tu jamais envisagé de faire un album instrumental dans cette veine, par opposition à ton album instru de reprises de thèmes de musique classique ?

Wolf Hoffmann : Ouais, je pourrais faire ça ! Je ne sais pas s'il y aurait un marché pour ça, à quel point ça intéresserait les gens... mais j'adorerais faire ça un jour, carrément. Tu sais, il est horriblement difficile d'écrire un album instrumental, ça demande énormément d'efforts et c'est un gros challenge. J'aimerais en refaire un un jour, mais dès qu'on part dans la guitare pure le résultat peut être très ennuyeux si on ne fait pas gaffe. Il est très dur d'écrire une chanson qui maintienne l'attention de l'auditeur pendant cinq minutes quand il n'y a que de la guitare. En tous cas c'est un challenge intéressant et peut-être qu'un jour je m'y remettrai.

Cosmic Camel Clash : Accept a eu une influence considérable sur le heavy metal, sans doute aussi grande que Iron Maiden ou Judas Priest. Que penses-tu des groupes qui se sont grandement inspirés de votre style, comme Hammerfall ou Sabaton, qui a même été jusqu'à copier le style vestimentaire d'Udo ?

Wolf Hoffmann : (rires) Écoute, si c'est le cas c'est très gratifiant. On me fait ce genre de remarque de temps en temps et j'en suis honoré. C'est un des plus beaux accomplissements possibles pour un groupe, l'imitation est une des plus grandes formes de flatterie... une fois qu'on a accompli ça et que des gens s'inspirent de toi et/ou te copient, que vouloir de plus ? C'est très chouette.
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Cosmic Camel Clash : Vous vous reformez au moment où Scorpions tire sa révérence et où d'autres monstres sacrés du heavy metal commencent au moins à évoquer le sujet, ce qui fait de vous un des derniers représentants des groupes qui ont écrit les tables de loi du heavy metal : est-ce que cela t'inspire un commentaire particulier ?

Wolf Hoffmann : Oui, ça me traverse l'esprit de temps en temps et c'est une des raisons pour lesquelles nous avons voulu nous y remettre... car il nous semble que personne ne prend la relève. Quand tu regardes bien, lors de nos shows actuels, on retrouve les mêmes têtes et les mêmes groupes que lors de nos débuts. Ils sont toujours actifs... Iron Maiden, Motörhead, Saxon, Judas Priest. Tous ces groupes sont actifs depuis des lustres, mais une fois qu'ils auront disparu qui restera-t-il ? Ça fait se poser des questions, et on finit par se dire « Autant profiter du temps qu'il nous reste pour continuer à faire de la musique, car une fois que nous serons partis qui sait ce qui restera ? ».

Cosmic Camel Clash : Il n'y a aucun groupe récent que tu estimes digne de reprendre le flambeau ?

Wolf Hoffmann : Il y en a probablement, mais aucun d'entre eux ne semble avoir atteint le même statut que les vieux briscards que je viens d'énumérer. Des groupes existent, et en toute honnêteté je ne me tiens pas assez au courant de ce qui se passe dans la scène métal pour avoir une opinion définie, mais j'ai l'impression qu'il n'y a pas assez de jeunes groupes en lice pour prendre la place des anciens. Ça me semble une affirmation raisonnable.

Cosmic Camel Clash : Y a-t-il des guitaristes, tous styles confondus, qui t'ont récemment séduit et pourquoi ?

Wolf Hoffmann : Mmh... pas vraiment. Je suis vraiment old-school... je continue de me prendre des claques en écoutant Uli Jon Roth et d'autres vieilles références du genre comme Ritchie Blackmore qui m'ont vraiment influencé quand j'étais jeune. Je trouve que ce sont encore les meilleurs à ce jour.

Cosmic Camel Clash : Il y a une photo qui circule sur le net avec toi et Andy Sneap qui tenez le Metal Heart. Est-ce l'objet original ?

Wolf Hoffmann : Oui ! Il est chez moi !

PhotoCosmic Camel Clash : Qui l'a fait ?

Wolf Hoffmann : Comme pour la plupart de nos pochettes d'album, l'idée est venue de notre manager Gabi, qui est également compositrice et qui est notre patronne, si j'ose dire. Elle a eu l'idée de la pochette, du concept, du titre, tout ça est venu d'elle. Elle a aussi eu l'idée de faire construire ce cœur en dur et s'est adressée à un artisan pour ce faire. C'était il y a 25 ans, il n'y avait pas encore Photoshop, donc la seule façon d'avoir une photo de l'objet en 3D était de le faire construire en vrai. J'ai toujours ce modèle chez moi.

Cosmic Camel Clash : As-tu déjà eu l'idée de le faire produire comme objet de merchandising pour les fans ? Les gens se l'arracheraient !

Wolf Hoffmann : Tu penses vraiment ? (je lui confirme) J'ai peur que ce soit un objet très difficile à réaliser, c'est une mini œuvre d'art. Mais bon, nous pourrions y penser, ça pourrait se vendre en ligne. En tous cas il est très classe, il a la taille du cœur sur la version vinyle de l'album soit 6 ou 8 pouces de haut. Je l'ai sous les yeux au moment où je te parle, il est sur mon bureau.


Cosmic Camel Clash : Enfin, une question qui paraît toute bête : d'où vient le nom du groupe, et avait-il une signification particulière pour les membres du groupe ?

Wolf Hoffmann : Tu sais, je n'en suis même pas sûr moi-même. La rumeur veut que ça vienne d'un groupe de jazz appelé Chickenshack qui ont sorti un album nommé Accept. Je crois que c'est de là que vient le nom mais ça date d'avant mon arrivée au sein du groupe donc je ne suis pas sûr.


Questions : Heavy REM et Kroboy

Traduction / transcription : CCC




Merci à Heavy REM de Inoxydable pour ses questions et son enthousiasme.


Crédit photos : www.myspace.com/accepttheband


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