Metallian (magazine)

Entretien avec Florent Becognee (rédacteur en chef) - Partie 1/2 - le 21 décembre 2011

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Lucificum

Une interview de




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Quel amateur de metal n'a jamais tenu un Metallian entre les mains ? Qui n'a jamais découvert un bon groupe, une bonne chanson ou même un style de musique inconnu en écoutant leur sacro-saint sampler ? Car depuis 20 ans, Metallian abreuve les fans de metal d'interviews, de chroniques, de reportages, traversant bon an mal an les tempêtes, les modes, au gré de ses évolutions internes qui lui font gagner ou perdre des lecteurs au fil de l'eau... Mais Metallian, après 20 ans, est toujours vivant. Nous nous devions de laisser la parole à son actuel rédacteur en chef, Florent Becognee, pour faire un point sur le magazine, son passé, son présent mais aussi son futur. Et bon anniversaire.

Partie 1/2


Lucificum : Salut Florent, merci de nous accorder cette interview ! Si tu veux bien commencer par te présenter, ton parcours, comment tu es arrivé là…

Florent : J’ai commencé comme fan de metal, depuis 20 ans. J’écoutais un peu de tout, et principalement du metal extrême. J’avoue que la seule chose qui était disponible dans mon patelin, c’était Metallian, et quand il arrivait c’était un peu le messie. Même si c’était encore en noir et blanc et qu’il n’y avait pas de CD, c’était quelque chose d’un peu en dehors de la réalité pour moi. J’espérais presque que le buraliste du coin ne l’ait pas, car comme ça, ça me mettait encore plus la pression, tellement j’avais envie de l’avoir ! J’écoutais donc énormément de metal, j’ai joué dans pas mal de groupes de death, de black et autre. J’ai fait le Conservatoire National de Région en solfège et piano de Poitiers. Et puis avec l’amour que je portais à cette musique, je commençais souvent à la décrire aux gens qui ne connaissaient pas trop, genre « tu vois, c’est un peu comme tel autre groupe mais en plus lourd, c’est plus du thrash-death-black-doom-grind-speed, ça c’est plus Norvégien, ça plus Allemand… ». J’avais un peu l’impression de savoir recadrer les choses, savoir décrire la musique avec du recul. Des amis, à l’époque – en fait, ma première relation longue -  m’a dit que ça serait pas mal que je me mette à donner mon avis car je semblais savoir de quoi je parle. Un gars que j’avais rencontré, Thomas alias TheDecline01 (ndlr : chroniqueur émérite et un des membres fondateurs de la communauté des Éternels), m’a fait connaitre le site sur lequel il était qui, à l’époque, s’appelait les Immortels (ndlr : oui, l’ancêtre des Éternels). C’était une bande de joyeux drilles avec pleins de fans de metal mais aussi de rock. Moi, c’était un peu le côté extrême, on me gardait donc toutes les productions de ce genre. J’ai fait pas mal de tartine, genre 350 en moins de trois ans, et à un moment… je ne sais pas, c’est peut-être l’effet internet, mais j’ai eu l’impression de balancer des mots en l’air. Je ne savais pas où ils partaient, ce qu’ils devenaient, qui allait lire, et pourquoi… J’avais l’impression que ce que j’écrivais se noyait parmi les milliards de mots écris chaque seconde sur internet. J’ai donc simplement envoyé un mail au magazine qui m’était très cher et que je lisais depuis une dizaine d’années, sans grand espoir parce que pour moi, c’était une forteresse un peu opaque. J’ai finalement été recontacté par Laurent Michelland, rédacteur en chef à l’époque avec qui ça s’est excellemment bien passé. Nous avions quasiment les mêmes goûts musicaux, et nous sommes devenus très proches, musicalement et humainement. Nous avons beaucoup discuté, nous nous appelions des heures pour parler musique, black metal, tout ce qui sortait… et je suis rentré, à l’essai. Je suis quelqu’un d’assez opiniâtre, j’ai le souci du détail, et j’ai fait 4 ans en tant que  journalisme – on ne va pas dire pigiste, car ce mot n’existe plus vraiment dans la presse écrite. Cela à titre gratuit. Mais du coup, j’avais cette carte de visite Metallian qui me donnait accès à des groupes auxquels je n’aurais jamais cru pouvoir adresser la parole.

Lucificum : Tout ça donc, de manière tout à fait bénévole ?

Florent : Oui, complétement bénévole. Puis s’en est suivi en 2010 le départ de Laurent qui partait vers d’autres horizons professionnels. Peut-être aussi un peu dégouté de la scène et de ce qu’elle devenait, c’était un vieux de la vieille. Toute cette grande industrie, il n’y croyait plus vraiment, je pense. Il avait gardé au fond de lui les vraies valeurs. J’ai diné un soir avec Yves Campion, le directeur de la publication que j’avais déjà rencontré pas mal de fois. C’est venu assez naturellement : je me suis proposé, il m’a demandé. Je voulais en faire un peu plus, avoir un autre rôle que celui qui se contentait de donner ses chroniques et ses interviews. L’important, là-dedans, c’est la confiance. Il voyait qu’il pouvait avoir confiance en moi, et moi en lui. Je suis donc devenu rédacteur en chef du magazine.
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Lucificum : Et en gros, ton histoire avec Metallian ?

Florent : Ben comme je le disais tout à l’heure, c’était LE magazine papier que j’allais chercher tous les trois mois. A chaque fois que je rentrais dedans, c’était la Bible. Ce côté occulte… je découvrais des choses dont je n’avais même pas idée. C’est comme cela que je me suis construit, musicalement. A l’époque, il y avait aussi Hard’n’Heavy, Hard Rock, qui étaient plus généralistes et qui disaient la même chose mais en moins bien. Après c’est une question de gout, mais j’aimais bien la plume de Metallian, j’aimais m’enfermer dans ces pages noirs et blancs  comme dans un château fort. Ça m’attirait.

Lucificum : Très concrètement, quel est ton travail à Metallian ?

Florent : Alors déjà, rédacteur en chef n’est pas mon métier. Je ne suis pas rédacteur en chef comme l’était Laurent Michelland. Je m’occupe de moins de chose que lui, car Laurent, en plus de s’occuper de toute la ligne rédactionnelle, de gérer les équipes, les labels, les distributeurs… lui s’occupait en plus de tout ce qui est facturation, tout ce qui est administratif, ce que je n’ai pas le temps de faire. Donc moi, mon job c’est de regarder ce qui sort, ce qui est très intéressant, à la fois chez les grands labels comme Nuclear Blast, EMI, Warner, Roadrunner… mais aussi tout ce qui se fait dans l’underground avec des labels comme Drakkar, Hells Headbangers ou encore les Canadiens de Sepulchral Productions. Mais également tout ce qui peut être autoproduit, un peu en dehors du chemin visible, et qui peut être intéressé et intéressant. Avec tout ça, il s’agit de faire une ligne rédactionnelle cohérente, si possible en avance par rapport à la sortie des albums pour garder l’avantage par rapport aux autres magazines et à internet. Avoir des exclusivités des gros groupes mais aussi de groupes moins reconnus et moins diffusés et essayer de les promouvoir, de faire état de leur travail, même si bien sûr il nous arrive de publier des chroniques ou des interviews de choses un peu plus passées. L’objectif est donc de gérer une équipe – nous sommes maintenant une douzaine : Yves Campion, donc, le rédacteur de la publication et propriétaire de la maison d’édition indépendante depuis 91, moi en tant de rédacteur en chef et dix ou onze journalistes qui donnent toute leur passion dans ce qu’ils font, avec chacun leur vie.

Photo_Metallian_02_638h_300w Lucificum : Comment sélectionnez-vous ce dont vous allez parler, et ce dont vous choisirez de ne pas parler ? C’est un avis collégial, ou chaque journaliste peut décider de ce dont il veut parler ?

Florent : Il y a les deux ! La collégialité, c’est souvent entre Yves Campion et moi-même. Il y a des gros labels qui sortent des gros groupes à côté desquels nous ne pouvons pas vraiment passer. Par exemple si Arch Ennemy, Amon Amarth ou Slayer sortent un album, c’est évident que nous allons en parler. Après, il est vrai que les journalistes sont assez spécialisés, en terme de gout. Dimitri est assez black underground, Laurent est un spécialiste de doom reconnu auprès de tous les labels, qu’ils soient russes ou sud-américains, il y a d’autres personnes plus heavy, plus thrash… Et ils me soumettent assez souvent des choses qu’il serait bien de faire. Ensuite, c’est bien sûr en fonction de la place disponible, car nous sommes un magazine papier, de l’urgence de la chose, de l’accessibilité de la donnée… Nous essayons, avec tout ça, de trouver le juste milieu.

Lucificum : Et justement, quelle quantité de CD recevez-vous de groupes underground qui souhaiteraient être chroniqués chez vous ?

Florent : C’est Yves qui reçoit tous les CDs, car c’est l’adresse officielle de Metallian. (silence) Après, je ne sais pas. Ça a baissé, évidemment, avec internet, les envois de MP3 et même… je pense que cela a un peu baissé, depuis quelques années.


Lucificum : Tu veux dire que la production musicale aurait baissé en volume ?

Florent : J’en ai l’impression. Je pense qu’il y en avait un peu plus avant. Ou alors, il y en avait moins, mais c’était plus envoyé. Je ne sais pas.

Lucificum : Tu fais la différenciation entre les CDs et les MP3 qu’on peut vous mailer, voire les liens Myspace et compagnie ?

Florent : Bien sûr. Pendant un moment, Laurent m’avait dit que nous recevions quelque chose comme 30 ou 40 CDs par jour. Et les gens se demandaient pourquoi nous n’avions pas parlé de tel ou tel groupe… mais le magazine était à cette époque un trimestriel, ce qui fait entre deux numéros 60 jours ouvrés. Ça donne quelque chose comme 2400 CD, quelque chose d’énorme ! Donc des fois, je reçois des boites à chaussure remplies de CDs, sur lesquels je passe beaucoup de temps car j’adore ça, c’est un peu mon côté fouineur. Il y a donc beaucoup de production, et il faut choisir.

Lucificum : Donc tu choisis puis tu dispatches vers tel ou tel journaliste en fonction des affinités ?


Florent : Oui, je choisis avec Yves, forcément en fonction aussi d’une certaine manière des exigences des labels. Il y a des labels qui font vivre le magazine, via la publicité. Ce qui est normal : sans cela, Metallian ne serait plus. Et évidemment, ces groupes-là, nous les faisons. Mais cela arrive très souvent que le label souhaite que nous fassions un groupe que je refuse, car celui-ci ne rentre pas dans la ligne éditoriale de Metallian. Donc même si les gens ont l’impression que le magazine s’ouvre… il est impossible de ne faire QUE de l’underground, ça n’est plus possible.

Lucificum : C’est vrai que j’ai lu pas mal de témoignages sur le net de gens qui regrettaient cette ouverture et qui disaient en gros que Metallian, ils aimaient bien avant, mais qu’il devient mainstream comme les autres et que du coup ils ne le lisent plus… que souhaiterais-tu répondre à ces gens-là ?

Florent : Déjà, je réponds que Metallian n’est pas mainstream. Je les ai lues, ces critiques, sur VS Webzine et compagnie, et par rapport aux deux concurrents restant, Hard Rock et Rock Hard, nous ne sommes pas du tout mainstream. Il suffit de regarder certains groupes undergrounds que nous sommes les seuls à faire… Maintenant, oui, nous avons élargi le domaine car le marché de la musique est comme cela. Et si certaines personnes pensent que le death technique ou le hardcore – même si ça n’est pas mes gouts – ne font pas partie des musiques extrêmes… c’est le paysage qui change ! De plus, si nous ne voulions faire aujourd’hui que du death, du black du grind ou du doom underground, nous ne pourrions simplement plus survivre. Car ceux qui, quelque part, nous donnent la possibilité d’imprimer un magazine, ce sont aussi ceux qui sortent des groupes un peu plus « populaires ». J’ai cité tout à l’heure Arch Ennemy, mais aussi Venom, et même des groupes de heavy ! Edguy, Firewind…
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Lucificum : Ben justement, ces même gens se plaignent de voir des groupes de heavy en couverture, même s’il n’y en a eu que peu, ou prendre des pleines pages… Ces gens-là se sentent presque trahis, habitués à leur black underground…

Florent : Oui, eh bien ça ne peut pas leur faire de mal, à ces gens-là, de comprendre un peu ce qu’il y a en dehors de leur monde. A l’époque, quand je lisais Metallian, il n’y avait pas que du black. Cela m’a fait découvrir mine de rien des horizons musicaux différents de ce que je connaissais. Sinon, je serais resté dans ma grotte en écoutant du black fait sur un 4-pistes. Grâce à ça, sans pour autant dire que nous avons un rôle pédagogique, j’ai découvert pleins de choses intéressantes.

Lucificum : C’est donc le but de Metallian : faire découvrir des choses ?

Florent : Oui ! Mais aussi de faire un état du marché, même si je trouve ce mot très mauvais…

Lucificum : Mais le marché est une réalité.


Florent : Oui, c’est l’état de ce qui sort, artistiquement. Mais nous ne pouvons pas faire tous les groupes, que ça soit du heavy ou du black extrême. Nous essayons de faire le max, et depuis que je suis arrivé j’ai grandement développé la partie des chroniques undergrounds, ces chroniques courtes de groupes parfois autoproduits, que ça soit Chiliens, Mexicains ou Chinois. J'ai doublé le nombre de page. Là, pour le coup, nous ne sommes pas contraints par les labels, nous sommes libres d’avoir la place que nous voulons pour écrire ce que nous voulons. Pas forcément des choses que nous aimons, mais pour lesquels nous avons des choses à dire.

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Lucificum : Bon, j’imagine que tu ne pourras pas répondre totalement à cette question, mais qu’en est-il en termes de tirages, d’évolutions de ventes, de chiffres… ?

Florent : En tirage, 30-35.000. Ca a baissé un petit peu. Évidemment, en termes de chiffre ou de vente, je ne peux pas te dire grand-chose, sinon Philippe (Lageat, de Rock Hard) et Sven (Letourneur, de Hard Rock Magazine) vont se régaler. De toute façon, nous nous inscrivons dans une tendance générale malheureusement commune à tous les magazines. D’un côté les annonceurs – labels, groupes, distributeurs… - ont moins l’opportunité de nous aider financièrement en terme de publicité ou même de mécénat, et d’un autre côté, des ventes un peu cassées car les albums de beaucoup de groupes sont disponibles avant même leur sortie sur internet. Internet, c’est un peu au fil de l’eau : tout tombe dans la gueule du mec qui trouve le bon site ou le bon blog, et forcément, quel intérêt trouve-t-il dans un magazine papier ?

Lucificum : Effectivement, c’est un problème commun à toute la presse écrite : comment lutter contre internet, qui est immédiat et infini ? Quels sont vos arguments, à vous ?


Florent : Je pense que si Metallian était créé aujourd’hui, en 2011 ou 2012, ça ne marcherait pas. Le premier numéro de Metallian, c’était en 91, au Canada : Metallian a du passé, presque 20 ans. Il y a la marque Metallian et un rapport de confiance avec des gens qui nous suivent depuis 20 ans. En terme de qualité d’information, d’exclusivité, d’écriture, de diversité… C’est vrai que sur internet, cela peut être bien écrit comme cela peut être écrit par un gamin de 14 ans en style SMS. Et puis ça reste quelque chose de tangible, quelque chose qui est encore dans le cœur de pas mal d’extrêmeux, de garder le CD, la pochette, quelque chose avec une vraie photo, un vrai article, que cela soit Metallian ou un fanzine. Je pense à l’Antre des Damnés, super fanzine français. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est plus pratique quand on va aux toilettes (rires), mais je pense que les gens aiment bien sortir un peu de ce quotidien dématérialisé pour se retrouver dans quelque chose de vrai, de dur, on l’on sent qu’il y a eu du vrai travail derrière. Je ne dis pas que les autres ne travaillent pas…

Lucificum : …oui, et tu es bien placé pour le savoir !

Florent : Voilà ! Mais c’est une culture chez Metallian.

Lucificum : Mais là, tu fais surtout allusion à notre génération de trentenaire, dirons-nous, qui ont vécu cette évolution. Mais aujourd’hui, comment convaincre les gamins de 15 ans qui connaissent mieux internet que le magazine papier ?

Florent : Détrompe-toi. Le public de Metallian est assez jeune. Statistiquement, nous sommes plus dans la tranche 17-25 que plus âgé. Bien sûr, la tranche 30-35, voire 50 et plus – certains abonnés sont là depuis très longtemps – est important mais, et c’est ce qui est bien, nous ne vieillissons pas en même temps que la population.

Photo_Metallian_05_498h_300w Lucificum : Vous arrivez à gagner le cœur de jeunes lecteurs…le sampler doit y être pour quelque chose, c’est un peu la marque de fabrique de Metallian, non ?

Florent : Nous sommes le premier magazine à avoir sorti un sampler, dans le metal. Je continue de lutter pour qu’il reste, même si il faut que les gens se rendent compte que ça coute extrêmement cher.

Lucificum : Quel pourcentage du prix du magazine, d’après toi ?

Florent : Je ne saurais pas te le dire. Mais derrière, nous devons payer la SACEM en fonction du nombre d’exemplaires que tu as distribué – et pas forcément vendu : distribué. C’est comme si tu joues une reprise de Madonna en concert, tu payes pareil qu’il y ait 3 ou 10.000 personnes.

Lucificum : Mais cela reste un excellent argument de vente.

Florent : Plus qu’un argument de vente. Moi j’ai connu énormément de groupe en étant plus jeune.


Lucificum : Et le format DVD ?

Florent : Le format DVD est venu à un moment où nous souhaitions nous inscrire un peu dans quelque chose de plus actuel. Nous essayions d’avoir des exclusivités sur des vidéos et bon… nous avons fait du très bon travail, mais il fallait se rendre compte que même si beaucoup de gens ont apprécié, internet dans tous les cas était en général aussi rapide que nous. Mais le plus gros problème, c’était que notre bon vieux sampler que l’on mettait dans son autoradio lorsqu’on va bosser ne marchait plus avec le DVD. L’écoute spontanée en voiture ne marchait plus, il fallait être devant son ordinateur. Mais depuis trois numéros, j’ai un peu poussé pour avoir un nouveau concept qui est que ça soit des groupes qui ne sont pas inscrits à la SACEM qui viennent nous voir. Du coup, deux conséquences : nous pouvons survivre et nous attirons des groupes plus underground.

Lucificum : Et donc vous retrouvez ce public qui vous a fait grandir.

Florent : Voilà. Les gros groupes sont de toute façon poussés par les labels pour être sur le CD. J’ai eu pas mal de très bons échos des trois derniers samplers de gens qui avaient découverts des groupes français undergrounds, ou même russes. Ça permet de nous recentrer.



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