CHRONIQUE PAR ...

39
Pietro
le 07 octobre 2007




SETLIST

Progenies of the Great Apocalypse
Vredesbyrd
Grotesquery Conceiled
The Serpentine Offering
The Chosen Legacy
The Sinister Awakening
A Succubus in Rapture
Fear and Wonder
Blessings Upon the Throne of Tyranny
Spellbound By the Devil

Rappels :

The Sacreligious Scorn
Puritania
Mourning Palace

AFFILIÉ

Dimmu Borgir
Wacken
(03 août 2007)
Hellfest (Clisson)
(17 juin 2012)

06 octobre 2007 - Marseille - Espace Julien


Dimmu_Borgir_Marseille_-_Espace_Julien_20071006

Après le set implacable d'Amon Amarth ça s’annonce assez mal avant même d’avoir commencé : le temps d’attente paraît interminable, la sono s’arrête brusquement mais rien ne se passe, les lumières s’éteignent une première fois avant de se rallumer et de prolonger l’attente… Cette fois c’est la bonne ! Lumières éteintes, l’intro symphonique et sinistre retentit enfin. Deux personnages lugubres font leur apparition en avançant très lentement jusqu’au centre de la scène. Revêtus d’une tenue de prêtre et de masques très flippants comme dans le clip de "The Sacreligious Scorn" ils en imposent et installent une ambiance de messe satanique à vous dresser les poils. Brrrr…

Le groupe déboule alors et entame son set par le génial "Progenies of the Great Apocalypse". Premier constat : le son est assez brouillon, votre serviteur mettra une bonne minute avant de reconnaître le morceau ! Le clavier de Mustis est notamment presque inaudible. Au niveau du décor de scène, presque rien si ce n'est quelques fausses flammes comme on en voit à l’entrée de certains restaurants asiatiques. Un peu cheap tout ça…le son s’améliorera un peu au fil des chansons, sans jamais atteindre la perfection d’Amon Amarth. Au bout de 2 ou 3 morceaux on s’aperçoit que quelque chose cloche dans l’attitude du groupe, surtout celle de son frontman. Shagrath, si il est irréprochable vocalement, semble à côté de la plaque. Particulièrement statique, présentant un embonpoint pas très rock n’ roll, les cheveux attachés en arrière comme son comparse Silenoz, il semble souffrir atrocement de la chaleur, s’en plaint ouvertement et avale des litres d’eau entre et pendant les morceaux. Ok il fait terriblement chaud, mais est-ce une raison pour s’économiser et proposer un show au rabais ? Seul les poseurs Vortex (par ailleurs impeccable vocalement) et Galder feront preuve de charisme.

Niveau setlist, après un violent "Vredesbyrd" et un plus mélodique "Grotesquery Conceiled", Dimmu nous assène une triplette plutôt efficace extraite de son dernier album In Sorte Diaboli dont le déjà classique "The Serpentine Offering". Alors que l’on pouvait encore espérer que le concert allait enfin véritablement démarrer, le drôle de choix de jouer le très mou "A Succubus in Rapture" (dédicacé à toutes le filles du public…) casse définitivement l’ambiance, surtout qu’il est suivi de l’intro de l’album Puritanical Euphoric Misanthropia pendant laquelle le groupe se retire. Comme prévu les Norvégiens reviennent sur un efficace "Blessings Upon the Throne of Tyranny", avant de jouer l’inattendu "Spellbound By the Devil" (apparemment pas joué sur toutes les dates)… et de quitter la scène ! Même si on se doute bien qu’il y aura des rappels la pilule est dure à avaler. Le groupe revient donc sur le morceau illustré par ce clip si terrifiant ou amusant selon le point de vue, "The Sacreligious Scorn". Shagrath demandera au public de headbanger sur le titre primitif selon lui qu’est "Puritania", avant de finir le concert définitivement sur le classique "Mourning Palace".


Dimmu Borgir a ce soir donné l’impression d’être un groupe certes professionnel, mais venu faire son boulot et s’économisant pour les prochaines dates à assurer. Pas vraiment un mauvais concert, mais largement en dessous de ce qu’on est en droit d’attendre d’un groupe de ce calibre. La comparaison inévitable avec la première partie Amon Amarth n’est pas à l’avantage des Norvégiens, c’est le moins qu’on puisse dire. Les Suédois sont les grands vainqueurs de la soirée, on ne peut que regretter qu’ils n’aient pas joué plus longtemps.


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 6 polaroid milieu 6 polaroid gauche 6