CHRONIQUE PAR ...

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Gazus
le 18 avril 2010




SETLIST

Die For Me
My Girl
Broken Army
Just Like You And I

AFFILIÉ

My Own Private Alaska
Paris - La Maroquinerie
(23 septembre 2008)
Paris - Le Klub
(22 mai 2008)
Paris - Nouveau Casino
(16 mai 2010)

12 avril 2010 - Paris - Chez Justine


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À l'occasion d'un passage sur Paris pour promouvoir l'excellent Amen (lire la chronique), mais aussi pour donner un coup de main aux copains de Manimal qui jouaient quelques heures plus tard, les Toulousains de My Own Private Alaska décidaient d'offrir et de s'offrir une session acoustique. Et même si l'ambiance dégagée par le trio est loin d'être du style piano-bar, c'est pourtant dans la salle principale de Chez Justine, bar-restaurant situé rue Oberkampf, juste en face du Nouveau Casino, que les choses se sont passées.

Et dès que l'on entre chez Justine, autant dire que l'on se demande si le lieu est vraiment propice au type de démonstrations auxquelles on a été habitué avec le groupe. On est en pleine après-midi, la scène est minuscule, les serveurs circulent et passent forcément dans le champ de vision et la salle telle que l'on se demande comment on va bien pouvoir entendre quoique ce soit avec la présence que peut dégager la batterie de Yohan. En attendant, les membres s'installent et les premiers accords de "Die For Me" se laissent entendre. Et comme si jouer à l'identique un morceau était interdit, MOPA varie les interprétations. Milka démarre donc sans la batterie et lorsque celle-ci débarque, on se rend alors compte qu'elle est jouée d'une manière originale, Yohan n'ayant en effet pas de baguettes et se servant d'une bague à son doigt pour faire résonner les cymbales !

Le groupe jouant enfin au complet, l'atmosphère change considérablement durant et entre les morceaux. En effet, si les applaudissements sont présents entre ceux-ci, c'est un silence quasi religieux qui est de rigueur lorsque les musiciens jouent, quelque-part dans leur bulle. Pourtant, certains moments laissent le réel et le musical se mêler, notamment lorsqu'une sirène de pompiers se fait trop présente juste devant le bar. Et Milka d'incorporer ce genre d'élément indésirable dans une gestuelle de rigueur qui détend parfois l'atmosphère parfois malsaine de cette musique. Et si la salle ne permet pas, outre de jouer de la batterie avec des baguettes, d'hurler comme il sait si bien le faire, cela ne gênera notre chanteur, qui module alors son chant, chantant des parties habituellement hurlées, laissant parfois son micro de côté (qui finira carrément débranché sans que cela soit gênant), blaguant entre les morceaux, les titres étant eux-mêmes modifiés.


Et si seulement quatre titres ont été joués pour une petite demi-heure de set, cela n'empêche pas d'en ressortir touché (tandis que Milka remercie la salle, faute d'avoir trouvé la fameuse Justine). Comme à chaque fois avec le groupe. Une sorte de mise en bouche avant que le groupe ne revienne en mai dans la même ville, la même rue, juste en face de Chez Justine.



Photo non contractuelle, comme on dit chez les pros


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