CHRONIQUE PAR ...

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Pietro
le 18 novembre 2007




SETLIST

The Mob Rules
Children of the Sea
I
The Sign of the Southern Cross
Voodoo
Drums solo
Computer God
Falling Off the Edge of the World
Guitar solo
Die Young
Heaven and Hell

Rappels :

Shadow of the Wind
Neon Knights

AFFILIÉ

10 novembre 2007 - Londres - Wembley Arena


Heaven_And_Hell_Londres_-_Wembley_Arena_20071110

Depuis le retour inespéré de Ronnie James Dio au sein du sabbat d’ébène, le groupe a été plus actif en quelques mois qu’en dix ans avec ce vieux croûton d’Ozzy. Après la sortie de la compilation The Dio years , une tournée américaine, la sortie de l’excellent DVD/CD Live At The Radio City Music Hall (chronique ici) et les festivals d’été, voilà enfin la tournée européenne, ou plutôt britannique, dont l’étape londonienne investit la Wembley Arena, sorte de Bercy hyper moderne et luxueux situé juste à côté du nouveau stade de Wembley.

Le public a eu le temps de reprendre ses esprits après les prestations de Iced Earth et de Lamb Of God, et la salle affiche à présent complet lorsque que les lumières s’éteignent à nouveau au son de l’intro "E5150". Le riff légendaire de "Mob Rules" se fait entendre et soudain ils sont là devant nous: Tony Iommi et Geezer Butler, icônes vivantes vite rejoints par une autre légende du nom de Ronnie James Dio. Le son est absolument parfait, très puissant mais pas trop fort, restituant parfaitement le côté à la fois très lourd de la musique du Sab’ et le toucher particulier de Tony Iommi. Celui-ci semble prendre un pied énorme et multiplie les allers et venues de son côté de la scène, alors que Geezer reste plus statique mais semble possédé par sa musique. Dio annonce tout de suite après la première chanson que les compères ont composé ensemble et Iommi entame l’arpège de "Children of the Sea". On ne peut qu’être scotché par la voix de Dio, petit Monsieur dont personne n’est sûr de l’age exact, minuscule par la taille (on a du mal à le voir de loin !) mais immense par le talent et qui arrive à faire se dresser les poils de tous les spectateurs en quelques lignes de chant, tour à tour délicat sur l’intro puis d’une puissance enviable par bien des jeunes chanteurs lorsque le morceau se fait plus lourd. Le public est aux anges, aussi bien les vieux de la vieille que les fans de Lamb of God qui n’étaient pas nés la première fois que Dio a quitté le Sab’!

Le hargneux "I" rappelle à ceux qui l’auraient oublié que cette formation a sorti un album du nom de Dehumanizer largement du niveau de ses deux classiques des 80’s. L’un des moments forts arrive avec un "Sign of the Southern Cross" planant qui nous fait voyager loin dans l’espace sur fond de light show psychédélique avant de redevenir ultra heavy. La tension retombe un peu pendant "Voodoo" et surtout pendant un solo de batterie un peu long de Vinnie Appice dont le jeu lourdaud convient au compos du groupe mais ne mérite peut être pas une telle exposition. On repart tout de suite de plus belle avec un efficace "Computer God" suivi d’un sublime "Falling Off the Edge of the World". Un solo de guitare de Tony Iommi introduit "Die Young", avant le morceau qui a tout déclenché et qui a donné son nom à cette reformation : "Heaven and Hell". LE riff légendaire est repris par toute la foule, que Dio fait largement participer tout au long du morceau, très largement rallongé afin de permettre au groupe de jammer et à Iommi d’improviser largement. Un grand moment long d’un bon quart d’heure, après lequel le combo se retire. De façon surprenante c’est l’un des inédits tiré de la compilation The Dio Years, en l’occurrence le très lourd "Shadow of the Wind", qui sera choisi pour débuter le rappel, avant que le groupe ne conclu le concert par le classique "Neon Knights" que tout le monde attendait.


Le public se retire alors lentement (sur un air de Franck Sinatra!) avec le sentiment d’avoir assisté à un grand moment et le plaisir d’avoir vu une véritable légende au top de sa forme. Peu nombreux sont les groupes de cet âge pouvant se vanter de jouer aussi bien aujourd’hui sans se reposer sur leurs tubes les plus évidents! Le «ho hohoho, ho hohoho hohoho» des fans chantant encore et encore le riff de "Heaven & Hell" résonnera longtemps dans les travées du Wembley Arena, et les rumeurs sur un possible nouvel album ont dû peupler les rêves de beaucoup cette nuit là.


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