CHRONIQUE PAR ...

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Dimebag
le 09 juillet 2012




SETLIST

Worms of the Senses / Faculties of the Skull
The Refused Party Program
Liberation Frequency
Rather Be Dead
Coup d'état
Summerholidays vs. Punkroutine
The Deadly Rhythm
Hook, Line and Sinker
Refused Are Fucking Dead
Life Support Addiction
The Shape of Punk to Come
New Noise
Tannhäuser / Derivè

AFFILIÉ

Refused
Paris - Bataclan
(12 octobre 2012)

16 juin 2012 - Hellfest


Refused_Hellfest_20120616

Pour vous donner une idée de l'ampleur de l’événement aux yeux de votre serviteur, Refused est tout simplement l'un de mes groupes préférés tous styles confondus. Du hardcore de génie, et plus encore. Trois albums restés relativement confidentiels dans les années 90, un très, très long hiatus ayant permis de bâtir la légende et le côté culte de ce combo à part, et une reformation un peu inattendue, mais qui, à en voir la foule massée sous la Warzone alors que jouent les Guns, a fait plaisir à pas mal de monde, moi le premier !

Refused en live au Hellfest donc. Un peu une hallu', et un rendez-vous à ne surtout pas manquer pour tout fan de gros son un peu hors normes, et en particulier les coreux et les keupons de toutes obédiences. Parce que Refused, c'est un grand écart permanent entre punk hardcore virulent et engagé et rock indé un peu barré, atteignant son paroxysme en 1998 avec le fabuleux The Shape Of Punk To Come et son armée de tubes conscients, accrocheurs et exigeants. Restait à savoir ce que ça donnerait en live. Et restait surtout à savoir ce que donneraient les musiciens, extrêmement bons à l'époque mais un peu sortis du milieu depuis plus de 10 ans pour certains d'entre eux. Eh bien cher lecteur(-trice), putain, on a vu. Une heure de folie, parfaitement gérée en termes de montée en puissance, puisqu'après un démarrage énergique mais pas fabuleux, les Suédois produiront un enchaînement de morceaux de bravoure grimpant en tension, jusqu'à un final énorme d'intensité. Le niveau est toujours là (ce batteur!), le plaisir de rejouer sur d'aussi grandes scènes est bien présent également, mêlé à une quasi-surprise (clairement, les mecs de Refused hallucinent un peu de voir leur notoriété actuelle), et pour le reste, deux choses auront rendu ce concert inoubliable : premièrement la setlist donc, absolument sans fautes, avec la quasi totalité de l'indépassable Shape Of Punk To Come jouée. La part belle est aussi faite à l'autre tuerie des Suédois, Songs To Fan The Flame Of Discontent, et beaucoup moins au plus confidentiel premier opus, This Just Might Be... the Truth, ce qui était parfait pour un concert de ce genre.
Refused montre à quel point ses morceaux sont parfaitement calibrés pour la scène ("The Deadly Rythm" ou "New Noise" créant par exemple un véritable maelström dans le pit) et l'heure passe malheureusement beaucoup trop vite... Et deuxièmement, eh ben tout simplement Dennis Lyxzén. Ce frontman est un guedin complet (également frontman de The International Noise Conspiracy, autre groupe suédois bâti sur les cendres de Refused, assez culte dans son genre également), offrant un véritable show rock'n'roll à l'ancienne sur scène. Glissades improbables, sauts, roulades (si si), poses ultra-maniérées tranchant complètement avec le côté hardcore-punk de son groupe, acrobaties avec son micro et son pied de micro, Dennis est-ce qu'on appelle communément une grosse bête de scène. Et en plus, il assure vocalement. On peut dire que le mec tient plutôt la forme. Comme le reste de son groupe, il commencera plutôt doucement pour prendre de l'ampleur durant le show et finir complètement cramé, remerciant tout le monde très chaleureusement. Il ne dira par contre pas mot sur l'éventuelle écriture d'un nouvel album, ou sur la poursuite de cette reformation tant attendue et appréciée au-delà de la tournée en cours. Damned...


Que dire de plus ? C'était juste génial. Quelques uns de mes morceaux préférés of all time joués en live avec une énergie et une technique parfaites ("Summerholidays vs Punkroutine", "Tannhaüser/Derivè", "Shape Of Punk To Come" et j'en passe...), une tente blindée et dont on sentait qu'elle connaissait vraiment le groupe, un son suffisamment bon et carré pour kiffer... Bref c'était parfait et cerise sur le gâteau, ça masquait bien le concert des Guns, dont j'ai pas mal entendu dire que la prestation fut assez moyenne. Les gouts et les couleurs hein... Pour ma part, je crois qu'après çà il ne me reste plus qu'à voir At The Drive In interpréter Relationship Of Command en entier, et je pourrai crever en paix. Amen.


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