CHRONIQUE PAR ...

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Silverbard
le 09 juillet 2013




SETLIST

Slaughter of the Soul
Cold
The Swarm
Terminal Spirit Disease
Raped by the Light of Christ
Suicide Nation
Under a Serpent Sun
Captor of Sin (Slayer cover)
Windows
World of Lies
All Life Ends
Need

Rappel :
Blinded by Fear
Nausea
Kingdom Gone

AFFILIÉ

At The Gates
Hellfest (Clisson)
(21 juin 2015)

21 juin 2013 - Hellfest


At_The_Gates_Hellfest_20130621

Il existe des styles où les fans aiment à se disputer la palme du meilleur groupe ou du meilleur album. Dans le thrash, Metallica et Megadeth clivent, les plus trve leur préfèreront Slayer et d'autres la scène allemande. Dans le black, on est pro-Burzum ou pro-Mayhem, rarement les deux, d'autres ne jurent que par Darkthrone et d'autres que par Emperor. L'avantage du mélodeath, c'est qu'un consensus inviolable existe autour d'un groupe et en particulier d'un album. On peut critiquer ici et là In Flames et Dark Tranquillity, pas At The Gates ni Slaughter Of The Soul.

Après trois albums de balbutiement plus ou moins convaincants, Slaughter Of The Soul marque en 1995 l'apogée du genre, l'album de référence inégalable et inégalé. Comme si le groupe avait eu conscience de la portée de son œuvre, le split eu lieu un an après. C'est ce qu'on appelle une sortie en beauté. C'est aussi ce qu'on pourrait appeler un gros gâchis, tellement le groupe aurait eu les moyens de poursuivre sur sa lancée. Mais ne refaisons pas l'histoire. En 2008, la bande de Göteborg reprend du service pour un concert exceptionnel au Wacken. La performance sera filmée et immortalisée pour les fans comme testament (chronique ici). Sauf que depuis 2010, chaque année voit des dates exceptionnelles du groupe ajoutées dans quelques festivals, si bien que le doute commence à s'installer dans l'aspect temporaire de cette reformation. La setlist semble en outre assez fixée depuis le retour de 2008, ce qui est assez logique en l'absence de nouveau matériel.
Pas de surprise donc, c'est bien le combo dévastateur "Slaughter Of The Soul" / "Cold" qui se charge d'ouvrir les hostilités. Et déjà première remarque: gros son ! Malgré une double pédale un peu trop triggée, on retrouve ce grain typique dans les guitares qui a définit le « son de Göteborg » pendant une décennie. Tous les membres du groupe ont visiblement la patate, surtout le charismatique frontman Tomas Lindberg, bonnet vissé sur la tête comme à l'accoutumée, venant haranguer en permanence la foule. Ca bouge fort sur la scène mais aussi dans le pit alors qu'on poursuit avec "The Swarm" et "Terminal Spirit Disease" de l'album éponyme qui figurent parmi les classiques. Ca se gâte quand on arrive à "Raped by the Light of Christ" puis "Windows" ou encore "All Life Ends", vieux titres issus des premiers albums qui peinent à convaincre, d'autant plus quand il sont entrecoupés des tueries "Suicide Nation", "Under a Serpent Sun" et "World Of Lies". Les vieux titres souvent moins accrocheurs, mais aussi largement moins connus des spectateurs, font que l'ambiance est en montagnes russes.

C'est principalement là le problème d'At The Gates, ne pas avoir assez de morceaux énormes qui tiennent la comparaison avec ceux de Slaughter Of The Soul pour tenir sans faiblir pendant une heure. En témoigne l'hommage à Jeff Hanneman de Slayer avec le reprise de "Captor Of Sin". Pire, on se retrouve à attendre les titres de Slaughter pour chanter en chœur et on en vient à regretter que "Unto Others" ait été oubliée ce soir. Malgré un enchaînement énormissime "Blinded by Fear" / "Nausea" qui restera dans le mémoires, la conclusion terne qu'offre "Kingdom Gone" résume dans les rappels qu'At The Gates est certes culte mais bien que pour un album.


(crédits photo : Metalorgie)


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