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CHRONIQUE PAR ...

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Kroboy
Cette chronique a été mise en ligne le 26 octobre 2007
Sa note : 10.5/20

LINE UP

-Paul Souza
(chant)

-Anthony Nichols
(guitare)

-Jim Koury
(guitare)

-Darren Lourie
(basse)

-Stuart Dowie
(batterie)

TRACKLIST

1)Permanently Damaged
2)God And Man
3)Undefeated
4)The Deep And Dreamless Sleep
5)Twisted Wreck
6)Curse
7)Last Of The Wanted
8)Take What You Want

DISCOGRAPHIE


Meliah Rage - The Deep and Dreamless Sleep
(2006) - heavy metal power metal - Label : Locomotive Records




Malgré des débuts plutôt prometteurs qui remontent déjà à 1987, la carrière de Meliah Rage s'est révélée franchement chaotique. Après 2 splits et autant de reformations, le groupe navigue dans un relatif anonymat depuis 2002, date de son dernier come back. Preuve en est, Locomotive n'a que récemment décidé de distribuer The Deep and Dreamless Sleep, qui est pourtant sorti l'année dernière aux USA.


Tout d'abord, une petite mise en garde aux amateurs de doom/death, s'ils venaient à tomber sur cet album dans les rayons de la Rnac : malgré une pochette crépusculaire digne de Katatonia, Meliah Rage donne plutôt dans un power/heavy US pas forcément très réjouissant. The Deep and Dreamless Sleep fait en effet partie de ces albums qui nous plongent dans la 4ème dimension, celle où le temps s'écoule plus lentement, et où les chansons de 3 minutes semblent en durer le double. Pour faire simple, disons qu'on a ici affaire à une sorte de Metallica période Black Album, le talent en moins. Et encore, cette filiation s'impose surtout du fait de la voix de Paul Souza, qui a sûrement dû glaner quelques places d'honneur dans les concours d'imitation de James Hetfield. Et au vu du pré-refrain du paresseux "Last of the Wanted", il a probablement étudié le Dexter Holland (The Offspring) en LV2.

Pourtant, sur le début de l'album, Meliah Rage parvient à peu près à donner le change. Des morceaux tels que "Permanently Damaged" ou "Undefeated" tiennent la route, en misant sur l'aspect mélodique via des harmonies de guitare assez plaisantes. On pourrait presque fermer les yeux sur les enchaînements de plans poussifs, comme sur le morceau titre. Mais on peut difficilement passer sous silence la spécialité de Meliah Rage : ruiner ses meilleures idées par des passages dénués de tout intérêt qui tirent l'ensemble vers le bas. Le début groovy de "Twisted Wreck" est très agréable, mais il est réduit à néant par un refrain minable, avec cette scansion qui renvoie aux clichés les plus négatifs du metal. Et que dire de ce coda incongru, avec narration inutile de rigueur… "Take What You Want" souffre de maux similaires : voilà un titre bien heavy, avec un refrain sympa, plombé par un final avec des «Hey ! Hey !» complètement à côté de la plaque.


Bref, pas besoin de s'étendre plus longtemps. Meliah Rage n'avait déjà pas choisi la facilité en se faisant l'apôtre d'un genre pas particulièrement apprécié de ce côté-ci de l'Atlantique, mais en plus il se complique la tâche en proposant un album faiblard. Certes, sur les 8 morceaux, on ne compte qu'un seul ratage intégral (l'inénarrable "Curse", ou comment écrire un morceau sans la moindre idée directrice). Mais d'un autre côté, et malgré quelques moments agréables, il n'y a rien ici qui comblera réellement les amateurs du genre. Alors ne parlons même pas des novices…


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