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CHRONIQUE PAR ...

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Lord Henry
Cette chronique a été mise en ligne le 17 novembre 2007
Sa note : 11/20

LINE UP

-Martin Steene
(chant)

-Johan Jacob Høvring Olsen
(guitare)

-Kirk Backarach
(guitare)

-Martin Lund
(basse)

-Fritz Wagner
(batterie)

TRACKLIST

1)Dragonheart
2)Bloodbath Of Knights
3)Dawn Of Victory
4)Lord Of The Labyrinth
5)Bridges Will Burn
6)Follow The Sign
7)Steel Invaders
8)Jackal’s Eye
9)Legend Of The Magic Sword
10)Gladiator’s Path
11)Blade Of Triumph

DISCOGRAPHIE


Iron Fire - Blade Of Triumph
(2007) - heavy metal - Label : Napalm Records



Vikings, croisades, saga arthurienne, etc. Bonjour marches guerrières et refrains musclés entonnés par des chœurs virils, quand la lame de l’épée se transpose en manche de guitare, Rhapsody et Manowar ont déjà dévoilé les tenants et les aboutissants de la démarche : au mieux, c’est sauvé par des arrangements classieux, au pire c’est juste risible. Iron Fire n’avait pas fait beaucoup d’émules avec son premier album Revenge. Blade Of Triumph ne devrait pas rattraper le coup.

On remarquera toutefois un certain soin apporté aux riffs, élément essentiel d’une musique si directe. "Dragonheart", "Follow The Sign" ou "Bloodbath Of Knights" restent des titres entraînants, grâce au talent des gratteux. Vocalement, de même, on ne peut pas reprocher grand-chose à Martin Steene, qui a progressé, et dont le timbre sied particulièrement à ce type de metal ; si ce n’est, comme chez beaucoup de ses collègues, un goût plus que prononcé pour le tremolo. Les mélodies de Blade Of Triumph sont bien interprétées, principalement dans les accents folk que prennent certaines compos : "Lord Of The Labyrinth", "Follow The Sign".

La qualité de ces éléments pousse donc à l’indulgence. Mais la caricature est tellement flagrante sur d’autres terrains, que l’on n’imagine pas un instant Iron Fire sortir de son anonymat avant un bon moment. Rares seront ceux qui prendront leur pied à beugler « Raise the metal fist in the air ! » (sic) en écoutant "Steel Invaders", si tant est qu’ils ont un ou deux Manowar dans leur discothèque. Rares aussi ceux qui seront transportés par la plate ballade folk "Legend Of The Magic Sword", quand traîne dans leur esprit le flamboyant Symphony Of The Enchanted Lands de Rhapsody. Et même sans connaître ces combos, on avait déjà Hammerfall à huer… Iron Fire arrive un peu tard…


Pas grand-chose ne sauve donc Blade Of Triumph de la noyade, même si on peut reconnaître une amélioration notable du sens de la composition et une production satisfaisante. Sans se focaliser sur les clichés très gênants du groupe, la musique reste d’un niveau honorable. Mais c’est un contexte qu’il faut juger.


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