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CHRONIQUE PAR ...

10
Beren
Cette chronique a été mise en ligne le 18 novembre 2007
Sa note : 14.5/20

LINE UP

-Henrik Båth
(chant+guitare)

-Markus Sigfridsson
(guitare)

-Magnus Holmberg
(claviers)

-Karl Wassholm
(basse)

-Tobias Enbert
(batterie)

TRACKLIST

1)2534167 (Intro)
2)All Eyes On Me
3)Again
4)Habit
5)The Play - I
6)The Play - II
7)Shattered
8)Tallest Tree
9)In My Dreams

DISCOGRAPHIE


Darkwater - Calling The Earth To Witness
(2007) - metal prog - Label : Ulterium Records



Les promos ont cela de bien qu'ils peuvent, sinon nous surprendre, nous faire redécouvrir un genre que l'on avait plus ou moins délaissé au fil des ans. Ainsi, sous des abords assez mystérieux - artwork étrange et titre d'album à l'avenant - Darkwater, nouvelle formation suédoise, nous propose le plus simplement du monde un album de metal progressif, dont il faut avouer qu'il est, en plus d'être passionnant de bout en bout, exécuté d'une bien belle façon.

Les présentations d'usage permettront de se faire un petite idée du potentiel de cet album. J'en connais qui vont déjà hurler de joie à l'évocation des groupes qui suivent: mixé sur ce premier album par le producteur des Suédois d'A.C.T, affiliés à la même scène scandinave rôdée au genre progressif dans son acception la plus large, Darkwater a tout du parfait équilibre entre la personnalité de groupes comme Evergrey, A.C.T, Dream Theater, mais aussi Andromeda pour certains aspects plus mélodiques de leur style.

Les influences sont donc pesantes mais parfaitement assumées, mais il faut entendre "All Eyes On Me" pour se rendre compte que Darkwater n'est pas là par hasard: la rythmique est en béton armé, les riffs sont puissants et énergiques (le solo à mi-parcours est à ce titre ébouriffant de maîtrise) et le chant de Henrik Bath, assez classique, ne tombe cependant pas dans la redite inhérente au style. Le gaillard sait parfaitement moduler son chant, mais aussi s'effacer derrière ses musiciens. Le mix, profond et bien réalisé, fait tout pour mettre en avant les aspects techniques du groupe, qui a de ce côté beaucoup de choses à dire.

Je suis ainsi véritablement tombé sous le charme des neuf compositions de cet album qui va faire des remous: bien que classique dans la forme - dès les premières écoutes, on reconnaît la patte progressive, Calling The Earth To Witness se révèle vite prenant sur le fond: "Again", syncopé à merveille, fait fonctionner les synapses émotionnelles plus que de raison. Il est très difficile de se faire une place au soleil en officiant dans un style aussi ampoulé que le metal purement progressif, mais Darkwater propose, dans un style pourtant maintes fois décortiqué, une recette miracle qui fait mouche.


De plus, la face mélodique de cet album est mise en avant par rapport à la technique - irréprochable - du groupe: un effort à souligner, tant Darkwater ne joue pas de sa plastique avantageuse, mais laisse, au contraire, un espace largement suffisant à la mélodie, au sein de morceaux à la longueur typiquement progressive, sans jamais ennuyer. Un premier essai réussi.


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