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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 25 avril 2015
Sa note : 11/20

LINE UP

-Carl Warslaughter
(chant)

-Sasrof
(guitare+programmation)

-Likstrand
(guitare)

-Gorgorium
(basse)

TRACKLIST

1) Baxxar Ehl Uhza
2) Void of Astaroth
3) Silent Spring
4) Genocide Bliss
5) Salvation Through Vengeance
6) The Abyss of the Shadows
7) One Man's War
8) Angelmaker
9) Ia Pazuzu

DISCOGRAPHIE

Ia Pazuzu (2015)

Diabolicum - Ia Pazuzu
(2015) - black metal indus - Label : Code666



Diabolicum... Ia Pazuzu... Mmmmmh non, rien à faire, à part un vague souvenir boueux d'un truc bizarre roumain, non, ça n'évoque rien. Donc on regarde la fiche du groupe : Suède. Ah ! Ça on connaît, et plutôt pas mal. Black metal. On connaît aussi ! Ah... attendez, il y a un autre qualificatif derrière... Industriel. Ah ça, on ne s'y attendait pas forcément. Tant mieux on se dit, car du black brutal et mélodique à la suédoise, bon, ça fait pas rêver tous les jours.

Et là, le rêve il envoie du bois. Imaginez donc, on mange du beath technoïde et donc de la boîte à rythme. Cherchons dans nos souvenirs, quel groupe de black metal a utilisé la boîte à rythme dans le passé : Samaël, Limbonic Art et Mysticum pour ceux qui ont fait exprès. Mysticum, ça parle à l'écoute des beats proposés. Une première influence. Mais Diabolicum est plus massivement violent que Mysticum qui est clairement plus fou. Ce mur de guitares, cette tendance à partir en blast ou un presque mur de roulement de (fausse) double pédale, ce son spatial... Oui, Darkspace est appelé au comptoir. Avec ce deuxième groupe nous avons fait le tour des influences probables majeures. Fort heureusement, Diabolicum ne se limite pas à ça et est plus clairement industriel que les deux groupes susmentionnés. Il a également plus un côté riffs de guitare par moments que la simple création d'atmosphère.
Cela suffit à le démarquer pour créer un son relativement reconnaissable. Néanmoins, on peut accuser le groupe de manquer d'originalité car il fait penser à. Ensuite on peut reprocher un côté presque démo aux guitares qui manquent de coffre pour totalement faire professionnel. Pour un groupe signé sur un label, sans album depuis quatorze ans certes, il y a là un manque coupable. On peut également dire que Diabolicum a une volonté manifeste d'installer, de distiller une atmosphère de fin du monde, industrieuse évidemment via des bruitages également de zone désaffectée. Un autre point va marquer l'écoute : pas grand chose n'en ressort. Cela se ressent particulièrement au moment de retrouver un passage qui a marqué : difficile de répondre à cette interrogation car il n'y en a visiblement pas ! Et cela rétorque à de nombreuses questions quand à la qualité de l'album.


Un album moyen, qui passe au travers plus qu'il n'interpelle. Du coup, il n'y a rien de vraiment infamant à blâmer ! Oui, les guitares sonnent amateur, mais bon, on a entendu pire. Les compositions, rien de tranchant, mais pas mauvaises non plus. Bref, du moyen qui ne pourra plaire que si l'auditeur recherche clairement une orientation industrielle au black metal. Et qu'il supporte la boîte à rythme.

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