17418

CHRONIQUE PAR ...

106
Belzaran
Cette chronique a été mise en ligne le 29 mai 2016
Sa note : 17/20

LINE UP

-Romain Negro
(chant)

-Johan Smith
(guitare)

-Duran Bathija
(guitare)

-Manuel Barrios
(basse)

-Samuel Jakubec
(batterie)

TRACKLIST

1) Enlighten Salvation
2) Acosmic Ascendant
3) Crimson Depths
4) Vertigo
5) Omega Rising
6) Aurora
7) Black Moon Silhouette
8) Nightside of Eden
9) Elegy
10) Neverending Singularity

DISCOGRAPHIE


Stortregn - Singularity



Il y a des groupes qui aiment jouer avec un handicap. Trop brillants, ils font en sorte de limiter leur notoriété pour ne pas exploser trop vite à la face du public. C’est le cas de Stortregn qui a décidé de déclarer la guerre aux dyslexiques. Le groupe nous fait l’honneur d’un troisième album avec Singularity, un mélange explosif de black et de death mélodique. De quoi ratisser large chez les fans de metal extrême pas trop violent non plus.

Là où beaucoup de groupes nous proposent des introductions d’album complètement en décalage avec le reste, Stortregn nous montre dès le départ qu’il évolue dans une autre catégorie. "Enleighten Slavation" fait monter la sauce tranquillement avec les gimmicks que l’on retrouvera par la suite (notamment les leads ultra-mélodiques) et s’enchaîne parfaitement avec sa suite, "Acosmic Ascendant". Ce morceau scotche directement l’auditeur par un riff technique et mélodique. Percutant, prenant, il met directement la barre très haut. Les parties black et melodeath s’enchaînent parfaitement, ne laissant personne de côté. L’ensemble est technique, puissant, varié et fluide. On remarque tout de suite le travail des guitares : les leads sont nombreux et variés, et la rythmique ne reste pas à rien faire pendant ce temps-là. Un beau duo de guitariste qui se complète parfaitement ! Derrière l’efficacité évidente des morceaux, la musique se révèle pleine de richesse et de détails. Un vrai travail d’orfèvre pour un style de premier abord porté sur l’accroche immédiate. Les morceaux sont finalement assez longs, frôlant souvent les cinq minutes, durée néanmoins suffisamment raisonnable pour ne pas lasser.
Difficile de ne pas noter le travail également sur le chant qui alterne un scream et un growl de façon convaincante. Là aussi, la richesse est de mise. Stortregn applique donc une formule et calibre sur ses morceaux, mais la variété de ce que le groupe propose évite l’ennui. Aucun morceau n’est à sens unique. Et la qualité est présente du début à la fin, l’homogénéité dans les compositions forçant le respect. Les riffs sont marquants, les passages mélodiques magnifiques. Et tout le groupe va dans la même sens. Personne n’est laissé de côté. Si les parties leads sont les plus évidentes, la rythmique fournit un sacré boulot pour faire tenir l’ensemble. Car malgré les cassures, les changements d’ambiance et de rythme, à aucun moment le tout paraît brouillon ou forcé. Difficile alors de ne pas adhérer à un album qui est assez efficace pour accrocher dès la première écoute, et assez progressif pour supporter l’usure du temps.


Singularity est le symbole de ce qui se fait de mieux dans le mélange des genres. Mixant parfaitement leurs influences black et death, en ajoutant une sacrée dose de mélodies, le groupe peut toucher un public large sans donner l’impression à aucun moment de se vendre. La musique est riche, accrocheuse et d’une remarquable cohérence. À écouter d’urgence !



©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 3 polaroid milieu 3 polaroid gauche 3