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CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été mise en ligne le 02 mars 2008
Sa note : 9/20

LINE UP

-Lana Lane
(chant)

-Peer Verschuren
(guitare)

-Erik Norlander
(basse+claviers)

-Ernst Van Ee
(batterie)

TRACKLIST

1)Into the Fire
2)The Frozen Sea
3)Capture the Sun
4)Jessica
5)Stepford, USA
6)Shine
7)Lazy Summer Days
8)No Tears Left
9)Save the World
10)Angels and Magicians
11)The Sheltering Sorrow
12)Red Planet Boulevard

DISCOGRAPHIE


Lane, Lana - Red Planet Boulevard
(2007) - hard rock - Label : Frontiers Records



Les années passent et Lana Lane continue de sortir des albums dans l'indifférence générale. Nous allons tenter de comprendre pourquoi. Le truc avec Lana Lane, c'est qu'on ne sait pas trop dans quel style elle officie, si il s'agit de hard mélodique, de metal-prog, de heavy... difficile à déterminer. Difficile aussi de savoir à quel public peut plaire Lana Lane : les fans de prog et de metal-prog risquent fort de s'ennuyer et de trouver la musique banale, les métalleux trouveront ça mou... autrement dit, si Lana Lane reste affiliée à la scène metal après plus de 10 ans de carrière, elle n'a toujours pas trouvé son public.

On ne peut pas reprocher à Lana Lane de ne pas avoir travaillé son disque ou à ses musiciens de ne pas avoir le souci du détail. Bon nombre de chansons contiennent quelques arrangements pop bien foutus, avec les guitares fines et cristallines de Peer Verschuren ("The Frozen Sea", "Stepford, USA", "Lazy Summer Day"). Là-dessus, les mélodies sont bien trouvées, la voix de Lana Lane les porte à merveille. Sauf que voilà, ces passages plus timorés ne tiennent pas sur tout l'album et quand les musiciens pondent des plans heavy, c'est plat, mou, sans réelle saveur. Sans parler de la production « cheap » qui n'arrange rien et n'aide pas tout à fait les musiciens à se mettre en valeur, l'auditeur aimerait que la musique soit un peu plus animée, qu'elle ait plus de vie, plus de pêche.

Las, il faudra faire avec des compos lourdes, poussives ("Into the Fire" en intro par exemple, "Capture the Sun" et "Save the World", sans intérêt), avec des plans sonnant comme du metal-prog au rabais, ne décollant qu'en de rares occasions ("Jessica", "Shine"). Lana Lane, encore elle, a une voix superbe, elle mène la danse du début à la fin. À la limite, la pauvreté de certaines musiques, le fait que ses musiciens soient en retrait ne fait que la mettre en valeur. Et c'est bien sur les ballades où elle brille le plus, comme sur "The Sheltering Sorrow", magnifique. Dommage qu'elle n'arrive pas à être aussi convaincante sur les titres qui se veulent plus animés. Red Planet Boulevard peut paraître interminable tant une grosse majorité des compos semble ne jamais décoller. Alors que l'on croyait l'album enfin terminé, Lana Lane n'a rien trouvé de mieux à faire que de caser une conclusion instrumentale inutile ("Red Planet Boulevard") puisque reprenant tous les thèmes et mélodies du disque. Et ça s'étale sur huit minutes en plus, interminable je vous dis !


Face à tant de lourdeurs, les qualités évidentes de la musique de Lana Lane paraissent bien maigres et elles ont de fortes chances de passer inaperçues. Les critiques mitigées qu'a reçues Red Planet Boulevard dans la presse ne sont pas là pour me contredire.


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