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CHRONIQUE PAR ...

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Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 09 mars 2018
Sa note : 16/20

LINE UP

-Johannes Andersson
(chant+basse)

-Adam Zears
(guitare)

-Jonathan Hultén
(guitare+piano)

-Oscar Leander
(batterie)

TRACKLIST

1) The Lament
2) Nightbound
3) Lady Death
4)
Subterranea
5) Purgatorio
6) Cries form the Underworld
7) Lacrimosa
8) The World
9) Here Be Dragons


DISCOGRAPHIE


Tribulation - Down Below
(2018) - rock black metal gothique - Label : Century Media



Brillance ou constance ? Coups de chauds sexys ou belle régularité ? Forcément, dans l’absolu, on voudrait bien les deux : brillance ET constance, le beurre ET l’argent du beurre (ET le cu… non, par ces temps de lancers de cochons, il vaut mieux ne pas risquer le procès avec des formules contrevenant à la bienséance). Simplement, voilà, dans le vrai monde, on ne peut pas tout avoir. Exemple : Tribulation.

Lequel choisir ? The Children of the Night, avec lequel les Suédois ont un acquis une certaine et légitime notoriété,  ou Down Below, quatrième opus de la formation, objet de cette présente chronique ? Ça dépend du profil de l’auditeur, en fait. Vous êtes plutôt « feu flammes » et cherchez à monter haut, quitte à pardonner quelques fillers ? Il est fort à parier que ce Down Below ne vous comblera pas totalement. Bien plus rempli que son prédécesseur, il ne souffre d’aucun coup de mou. Les black/rock/gothiques metalleux nous proposent ici une succession de titres très  bien faits, très bien exécutés et  accessibles sans être simplets. Même si les musiciens n’émargent pas sur le même cahier que Gorguts ou Archpsire, les guitares se veulent un peu moins oisives que sur The Children of the Night et les intermèdes sont moins nombreux – à vrai dire, il n’y en a qu’un, "Purgatorio", et c’est un délice. Bref, Tribulation a voulu mettre plus de contenu qu’avant dans cette œuvre, et les titres s’enchaînent avec une fluidité et une facilité évidentes, preuve que nos amis Scandinaves n’ont pas perdu leur talent de composition.
Simplement, et c’est là que les amateurs de sensations fortes se plaindront, les morceaux donnent tous dans ce gros rock dur gothique passé au noir du charbon black metal, et se ressemblent assez, avec leurs fines mélodies de gourmets, et la seule facétie que se permet Tribulation, c’est un petit coup de piano de saloon, à la Vulture Industries, sur "Here Be Dragons". D’où le possible malaise chez ceux qui avaient adoré The Children of the Night. En revanche, si, comme moi, vous préférez un peu moins d’exubérance et la garantie que l’album vous séduira les dix prochaines années durant, Down Below, c’est ce qu’il vous faut - vous « fow », pour la rime. De la solidité, du bon travail d’artistes. Vivent les fourmis, fuck the cigales ! Laissez-vous donc tenter par le charme global de cette œuvre respirant toujours le vieux château hanté. Prenez-vous une petite camomille avec Orlok et écoutez cette succession de phrasés de guitares si joliment composés. « Listen to them, the children of the night, what sweet music they make… »


Down Below est plus sage que The Children of the Night. N’y cherchez aucun nouveau "Melancholia", il n’y en pas. Cette nouvelle œuvre offre, en revanche, une succession de titres de grande qualité, tenant plus d’une promenade hivernale la soir au fond des (sombres) bois que du train fantôme. Un bien bel album, qui devrait se faner moins vite que le précédent.



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