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CHRONIQUE PAR ...

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Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 13 mars 2018
Sa note : 16/20

LINE UP

-Mercury
(chant)

-Sulphur
(claviers+percussions+programmation)

-Salt
(claviers+programmation+chant sur "Nightmare Hotel")

A participé à l'enregistrement :

-Simon "Alpha" Söderberg
(guitare sur "Vaudeville" et "Call my Name")

TRACKLIST

1) The Pit
2) Vaudeville
3) History in Black
4) Populist
5) The Cross
6) Private Eye
7) Nightmare Hotel
8) Virus
9) Call My Name
10)
Reloader



DISCOGRAPHIE

A New Flesh (2017)

Priest - A New Flesh
(2017) - pop electro - Label : Lövely Records



« Salut les p'tits clous ! Bienvenue dans cette nouvelle édition du Top 50, en direct de San Junipero ! Numéro un des ventes, cette semaine encore, Europe avec "The Final Countdown" – les fans de metal extrême apprécieront ! En revanche, en revanche, attention, Priest, l’homme au masque clouté, arrive directement en treizième position avec "Call My Name" ! Dead or Alive et Erasure n’ont qu’à bien se tenir ! Mais qui donc se cache sous ce masque inquiétant ? »

M’en fous. Le masque, je veux dire, les goules, bla bla bla, m’en fous. Donc on va passer directement à la musique de ce court album, contenant, sans exagération aucune, des titres qui auraient très bien pu figurer au palmarès animé par Marc Toesca, tant la pop électro de "Call My Name" ou "Private Eye" lorgne, à grands coups de claviers/klaxons que n’auraient pas renié Desireless ou Indochine, du côté de la musique populaire. Dans le cas de "Call My Name", on pensera même à Level 42. Bref, le décor est planté. Priest se veut sciemment et totalement hors du monde métallique, sa musique oscillant donc entre la pop-variété et l’electro façon Nitzer Ebb (l’influence est vraiment flagrante sur "Populist"), Skinny Puppy et consorts, un peu plus dark, donc, mais franchement accessibles. Le résultat ? Franchement bon. Peut-être avez-vous tiré des conclusions hâtives, quand vous avez lu certains des noms évoqués plus haut, ben il ne fallait pas : "Call My Name" et "Private Eye" sont excellentes. Elles s’affadiront peut-être avec le temps, étant donné que le chanteur au masque de cuir mise tout sur le côté catchy des refrains et des mélodies, mais j’en suis à une trentaine d’écoutes, et ça marche toujours.
Les titres plus dark ? Fameux également. "The Pit", et sa cymbale mortelle, surclasse le "Parasite God" de Mortiis, qui peut lui avoir servi d’inspiration, le magnifique "History in Black" d’une mélancolie toute depechemodienne, le non moins superbe "The Cross" et son inquiétant clip, ou encore "Virus" - très DM également- au refrain horriblement entêtant, sont autant d'entailles dans la crosse du colt du chroniqueur. On pourrait presque parler de sans faute s’il n’y avait pas "Reloader", sans intérêt, ou si "Nightmare Hotel", sans être foncièrement mauvais, ne se révélait un peu plus poussif que ses camarades. Si l’album n’atteint pas l’excellence de The Assassination of Julius Caesar d'Ulver, la faute à des influences pas encore complètement digérées et personnalisées, on parle quand même d’une superbe œuvre, qui rappellera aux vieux cons un temps révolu, et bien révolu, où nous agitions nos popotins sous la lumière chatoyante des boules disco et/ou au son de "San Diego". Bon... Je sens que mon Chip donne des signes de fatigues, je vais aller me recharger un petit moment, et comme ça, j’en profiterai pour faire reposer ma mémoire ROM…


« On m’indique à l’instant que Priest pourrait ouvrir pour Alphaville lors de la prochaine tournée Big in Japan. À moins que vous ne préféreriez qu’ils accompagnent David Bowie et KMFDM pour un concert se déroulant uniquement dans votre tête. La magie juniperienne, il n’y a que ça de vrai ! » A New Flesh est un superbe hommage à Black Mirror. À conseiller à tous les fans (d’)électronique(s).


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