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CHRONIQUE PAR ...

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Aurelsan
Cette chronique a été mise en ligne le 25 mars 2008
Sa note : 14/20

LINE UP

-David K.Alderman
(guitare+chant)

-Karine Larivet
(basse)

-Hervé Marché
(batterie)

TRACKLIST

1)Parasite
2)We Free Kings
3)Cassette Compilation Superstar
4)The Reluctant Kamikazee
5)Bathroom Man
6)Teenage Fuckup
7)Catchee Monkey
8)Chargehand
9)Take Me Black Hole
10)Exit
11)Unemployed / Unemployable

DISCOGRAPHIE


Warehouse - Escape Plan Foiled
(2008) - rock - Label : PIAS



La Delorean est une machine fantastique. Tous les dimanche soirs, l'employé de bureau moyen se ferait volontiers une petite virée direction vendredi 20H. Pour d'autres, ce serait un aller simple pour l'époque où ils étaient étudiants. Comme nous sommes de sacrés veinards, Emmett Brown se cache parfois sous les traits d'un musicien que nous avons rencontré. Allez monte avec moi Marty là où nous allons, pas besoin de route, juste d'un lecteur cd.

C'est un peu l'effet qu'on ressent à l'écoute de Escape Plan Foiled de Warehouse. Une bonne vieille remontée dans le temps, tout du moins celui que le chroniqueur Rock né en 1980 s'imagine : Des clubs londoniens suintant un son saturé et crade, des looks improbables et des poings qui volent dans la face du voisin de mosh. Un plongeon dans l'univers rock/punk sauce indie anglo-saxon en somme. Bien que le groupe soit pourtant basé sur Paris, les influences de David Alderman (from Cardiff) sautent au visage. Warehouse est en quelque sorte ce melting pot rock/punk 70’s mêlé de sonorités bien de chez nous.

Toi qui écouteras cet album paru il y a quelques jours, ta première pensée dès le premier titre venu sera : « Mais quel couillon ce chroniqueur, c'est pas ça du tout ». Et il te répondra « Attends la deuxième, ne sois pas impatient ». Le premier morceau en effet est une superbe compo de 5 min 15. Ramenée à 3'30'', c'est le radio edit et le jack pot à la clé. Refrain extrêmement efficace, c'est catchy comme pas deux. Seule ombre au tableau, c’est juste un peu répétitif. La suite ne souffre pas plus de fautes de goût, c'est toujours relativement simple, comme cette belle petite partie instrumentale "The Reluctant Kamikaze".

Les pointes d'originalité, il faut aller les trouver dans cette chanson ("Bathroom man") qui mélange à merveille très grosse guitare et banjo, « hiiha » comme disaient les pionniers ou encore dans les chœurs de Karine Larivet, de niveau inconstant et pas toujours judicieux mais agréables pour la bonne majorité. On touche ici probablement la plus grosse zone d'ombre sur cet album : les vocaux, un peu plats. On aurait aimé plus de saveurs. Sorti de ces menues imperfections, Warehouse c'est avant tout du son garage, un bon sens du riff et de la mélodie rock, alors là on touche au coeur du groupe. Il serait facile et mesquin de dire : « ohh là mon brave mais on a entendu ça des dizaines de fois avant », c’est un sentiment tout à fait légitime mais qui passe au second plan tellement la sensation d’avoir un album né fin 70 est grande.


En route Marty, il faut nous hâter. Retour en 2008 que nous n’avions d’ailleurs pas quitté. Et nous voilà face à un paradoxe temporel. Un bon album, c’est certain mais à condition d’adhérer au style, à l’atmosphère… Amateurs de bon rock, ruez-vous sur Escape Plan Foiled, c’est du bon.


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