18608

CHRONIQUE PAR ...

132
Eudus
Cette chronique a été mise en ligne le 05 mars 2021
Sa note : 16/20

LINE UP

-Niccolò (Nick K') Cadregari
(chant+guitare)

-Tommaso (Tommy) Monticelli
(guitare+orchestration)

-Steven F. Olda
(basse)

-Richard Meiz
(batterie)

TRACKLIST

1) Ritual
2) Hunt
3) Edict
4) Examination
5) Torture
6) Judgement
7) Dream
8) Abjuration
9) Exorcism
10) Fire

DISCOGRAPHIE


Genus Ordinis Dei - Glare Of Delivrance



Décembre 2020, de manière un peu trop confidentielle à mon goût, à été le témoin de la grosse surprise musicale de l'année écoulée : les Italiens de Genus Ordinis Dei offrent au monde leur concept album visuel Glare of Delivrance, une œuvre de death metal symphonique monumentale !

Ce troisième opus des Lombards est un essai particulièrement ambitieux de par sa structure très symphonique mais également une production léchée. Cependant, Glare of Delivrance n'est pas qu'une œuvre musicale, c'est également une mini série visuelle, chaque titre présentant un épisode d'une série narrant l'histoire d'une jeune femme, Eleanor, persécutée par l'Inquisition. Les chapitres sortent au fur et à mesure sur YouTube et votre serviteur vous invite clairement à aller les visionner, cela donne encore plus d'ampleur aux compositions. Mais c'est surtout la musique qui nous intéresse ici. J'ai découvert Genus Ordinis Dei, en guest sur la dernière tournée d'Evergrey, et j'avais été fort agréablement surpris par leur prestation, pas foncièrement originale mais très bien exécutée notamment grâce à son frontman plus qu'excellent (en plus d'être bon chanteur). Oui, Niccolò est clairement le membre central du quatuor, sans faire offense à ses trois compères car et c'est un peu le problème du metal symphonique, les instruments traditionnels ont tendance à être noyés par l'orchestre symphonique.
Dans le cas de Glare of Delivrance, la guitare, manipulée notamment par ce même Niccolò, est bien trop en retrait. Fort heureusement la rythmique des morceaux est particulièrement bien insufflée par la batterie de Richard, qui ne se fait pas prier pour apporter de la puissance aux œuvres (particulièrement sur "Eddict"). La réussite de ce troisième effort réside dans l'impression que l'on ressort des écoutes avec un sentiment global sur l’œuvre, il est fort difficile de jouer au jeu des morceaux réussis et des plus faibles. Alors certes, à force de disséquer l'essai comme votre serviteur (je ne compte plus mes écoutes) on finit par faire ressortir certains passages, certaines caractéristiques comme la batterie sur "Eddict" donc, les growls sur "Examination", le solo de "Judgement" ou encore les chœurs, très Epica, d'"Abjuration"). On n'oublie pas également l'épique de plus de seize minutes "Fire", synthèse parfaite de l’œuvre, qui conclut de manière brutale et grandiloquente un œuvre démentielle.

Avec Glare of Delivrance, Genus Ordinis Dei rentre dans la cour des grands. À la croisée des chemins tracés par Septicflesh et Epica, il ne manque à la section de Cremone qu'un soupçon de folie et une plus grande originalité pour vraiment s'envoler et confirmer. Cela n'empêche pas cette nouvelle œuvre d'être une totale réussite, faite de sueur, de puissance, d'hymnes et d'émotion. À ne surtout pas louper.



©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 2 polaroid milieu 2 polaroid gauche 2