18698

CHRONIQUE PAR ...

124
Shamash
Cette chronique a été mise en ligne le 24 mai 2021
Sa note : 15/20

LINE UP

-Georges "Corpsegrinder" Fisher
(chant)

-Rob Barrett
(guitare)

-Erik Rutan
(guitare)

-Alex Webster
(basse)

-Paul Mazurkiewicz
(batterie)

TRACKLIST

1) Murderous Rampage
2) Necrogenic Resurrection
3) Inhumane Harvest
4) Condemnation Contagion
5) Surround, Kill, Devour 
6) Ritual Annihilation 
7) Follow the Blood
8) Bound and Burned
9) Slowly Sawn
10) Overtorture
11) Cerements of the Flayed

DISCOGRAPHIE


Cannibal Corpse - Violence Unimagined
(2021) - death metal - Label : Metal Blade Records



En 2021, Cannibal Corpse fait du Cannibal Corpse. Voilà. Vous pouvez passer à la chronique suivante. Quoi ? Vous êtes encore là ? Vous souhaitez en savoir davantage ? Sérieusement ? Ou est-ce simplement une façon de vérifier que j’ai bien écouté le disque plus de deux fois avant d’écrire ma chronique ?

Alors, puisque vous insistez, c’est parti ! Vous l’aurez deviné ce nouvel album des Floridiens ne va pas révolutionner le genre, ni même dépareiller dans la discographie des brutes de Tampa. Avec un titre aussi évocateur, ne vous attendez pas à un quelconque soupçon de gentillesse et de mélopée sirupeuse. La formation entend bien, une fois encore, écraser votre petit cerveau à grand coup de marteau pilon. En y prenant grand plaisir, comme à chaque fois. Depuis le début des années 1990, le groupe a su forger son style si brutal et plaisant. La quinzième livraison ne trahira pas les fanatiques de Cannibal Corpse. Tout, absolument tout ce que l’on peut apprécier chez ce groupe est une fois encore au rendez-vous. Des morceaux rapides et puissants, comme l’introductif "Murderous Rampage" ou "Overtorture" feront leur travail de sape. De très bonnes choses, il y a encore sur cette sortie : des riffs sauvages, des rythmiques assez variées et les vocaux d’un des plus grands chanteurs en matière de death. Corpsegrinder n’a en effet rien perdu de son impressionnant organe qu’il manie encore à la perfection.
Cannibal Corpse ne change donc pas une recette qui fonctionne depuis maintenant si longtemps. Peut-on leur reprocher ? Si la mixture est bonne, faut-il impérativement chercher l’originalité au point de dénaturer le mets ? Le quintet répond par la négative et offre encore une grosse tranche de musique grasse et peu fine, mais qui rassasiera les connaisseurs. Malgré l’arrivée de leur producteur au poste de guitariste, Erik Rutan ayant remplacé l’ami O’Brien qui a commis quelques frasques fin 2018, la musique de brutes ne semblent nullement impactée. L’on aurait pu croire, voire espérer, que le leader d’Hate Eternal, allait apporter sa patte si particulière pour faire évoluer la musique de ses nouveaux partenaires. Que nenni, l’ensemble est des plus classiques. Alors certes, sur ses soli, l’on reconnait bien le travail de l’ex-Morbid Angel, notamment sur "Follow The Blood". Et j’entends déjà se plaindre ceux qui trouvent que trop de mid-tempo sont ici présents, conférant parfois à l’ennui. La puissance de ces morceaux a cependant de quoi impressionner à l’instar de "Condemnation Contagion".

Ce quinzième disque de Cannibal Corpse est-il le meilleur de leur solide discographie ? Assurément pas. Violence Unimagined sera-t-il l’album death de 2021 ? Non plus. Pour autant, il faut se rendre à l’évidence : il n’en demeure pas moins un bon album, classique et sérieux, qui permettra d’ajouter quelques morceaux aux futures setlists de la troupe. Dire que l’on a hâte de les découvrir en live est un doux euphémisme.



©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 3 polaroid milieu 3 polaroid gauche 3