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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 14 juin 2021
Sa note : 9/20

LINE UP

-Slutti666
(chant)

-Tomi UG Ullgren
(guitare)

-Arc v 666
(basse)

-Repe Misanthrope
(batterie)

TRACKLIST

1) Goat of Mendes
2) Eight Headed Serpent
3) Shock and Awe
4) The Nonconformists
5) Octagon Order
6) Metastazing and Changing Threat
7) Debauchery and Decay
8) Humann Cesspool
9) Apocalypse Pervertor
10) Triumphant Return of the Antichrist
11) Unholy Necromancy
12) Mutilation of the Nazarene Whore
13) Foucault Pendulum

DISCOGRAPHIE


Impaled Nazarene - Eight Headed Serpent
(2021) - black metal - Label : Osmose



Comme l’impression que… C’est étonnant des fois. Cette impression que quelque chose est connu à l’avance sans pour autant connaître le groupe. Très surprenant lorsque le groupe en question est déjà à l’ouvrage depuis quasiment trente ans et quelques treize albums. Après un hiatus de sept ans, Impaled Nazarene revient sur le devant de la scène en 2021 afin de vociférer ses provocations. Et c’est une nouveauté pour votre chroniqueur qui ne s’est jamais vraiment frotté à leurs méfaits précédents.

Œil neuf. Groupe vieux. Combinaison périlleuse pour l’écriture. Cependant les Finlandais facilitent la tâche en proposant une interprétation sans surprise. Très rapidement, même avec une connaissance parcellaire, on se dit qu’on reconnaît une patte. Un black metal brut de fonderie, falsifié d’intrications plus punk. L’enrobage d’une production crue tout autant que suffisamment précise pour distinguer tous les instruments, basse comprise, rend la tâche plus aisée encore. Débute alors un album qui déroule. Déroule ses convictions, ses habitudes de compositions et la maîtrise de son style. Eight Headed Serpent ne surprend jamais du début à la fin.
Mid tempo vindicatif, blasts, riffs similaires tout le long... l’ensemble se place dans des codes continus et finalement très fluides à l’écoute. Sauf que rapidement une sorte de malaise s’installe. Non pas du fait de titres mauvais ou de constructions bancales, mais d’une homogénéité et d’un systématisme constants. Eprouver de la surprise provient plus de l’enchaînement des titres qui mélangent vieux Marduk, vieux Sepultura par moments, et d’une coloration globale extrêmement répétitive que de quoique ce soit d'autre. La lassitude devient dès lors la compagne infortunée d’une livraison pourtant ramassée sur à peine plus d’une demi-heure. L’on pourrait croire à une intensité de tous les instants, cependant c’est bien la tactilité d’un tournage en rond qui fond sur nos esgourdes.


On espère la surprise à chaque instant pour nous détourner de ce tourbillon vicieux. Elle n’arrivera pas. Alors rapidement la conclusion s’impose, sans qu’on ait envie d’en dire beaucoup plus : une fournée non pas ratée, mais hautement lassante. Et donc l’envie de ne pas y retourner.



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