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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13/20

LINE UP

-Mark Kelson
(guitare+chant)

-Chris Burton
(guitare)

-James Hunt
(basse)

-Chris Stevenson
(claviers)

-Ryan Buesnel
(batterie)

TRACKLIST

1)Commemorate The Misery
2)A Cruel Misfortune
3)The Eternal
4)Down
5)The Sombre Light Of Isolation
6)Black Serenity
7)Crimson Sacrifice
8)Harmony Of Dissonance
9)Remembrance Scars
10)All Hope Lost

DISCOGRAPHIE


The Eternal - The Sombre Light Of Isolation



Un premier album d’un groupe qui n’est pas composé de jeunes loups mais de presque vieux routards des highways australiennes. En effet, deux des membres de The Eternal ont déjà eu une expérience dans le metal avec Cryptal Darkness (les très connus). Cela signifie donc que nous n’aurons pas droit, normalement, aux défauts des jeunes groupes en mal de reconnaissance, soit une maîtrise instrumentale précaire et des compositions plus faites sur un coup de tête que sur un coup de cerveau.

Et effectivement, le groupe fait montre d’une belle maîtrise. La partie instrumentale est assurée avec brio et le chant, même s’il n’est pas franchement extraordinaire, est suffisamment varié (on passe du chant clair au guttural comme au briard tout au long de la galette) et juste pour ne desservir en rien l’album. Et d’ailleurs, l’album, il propose quel type de musique? Une musique basée sur un tempo relativement lent et aux mélodies toujours présentes tout en ne négligeant pas cette petite atmosphère dépressive qui absorbe l’auditeur. Du doom mélodique donc dira-t-on. Et fort heureusement du doom mélodique de bon niveau. Les chansons s’enchaînent sans anicroche et possèdent toutes les riffs excellents que se doit d’avoir toute musique.

Le groupe joue d’ailleurs beaucoup sur la présence de deux guitares pour délivrer un ensemble harmonieux et tout en ambiances. De toute façon, il aurait été idiot pour un groupe de doom de jouer sur autre chose que l’ambiance puisque ce genre est basé dessus. Et ma foi, elle est ici bien excellente avec des parties instrumentales qui vous donneront des instants d’égarements lointains exquis. Il est d’ailleurs à noter que la musique du groupe est beaucoup plus délectable lorsque celui-ci s’engage dans de longues parties instrumentales plutôt qu’avec des phrasés chantés qui finalement cassent plus l’ambiance qu’ils ne la renforcent. C’est un point de vue personnel mais le fait est que je me déconnecte un peu de la musique lorsque le chant pointe le bout de son air à l’horizon. A part cela le groupe aime à jouer d’arpèges aériens, sans excès, pour renforcer son atmosphère contemplative. Il lui arrive aussi de parsemer ça et là les chansons de subtiles nappes de claviers qui ne se font jamais démonstratives mais bien au contraire discrètes et complémentaires à la musique. J’apprécie particulièrement cette utilisation des claviers. Cela permet de donner une dimension supplémentaire à l’ambiance qui se dégage de la musique et c’est incontestablement un plus (oun plousse).

Mais malgré tout, on peut trouver le temps long sur cette galette qui ne réussit pas à se renouveler au long du disque qui dure tout de même la bagatelle de soixante-six minutes pour dix chansons, soit plus de six minutes trente par chanson (admirez la surpuissance mathématique). Il faut dire qu’on sent le groupe en mal et en panne d’inspiration sur certaines pistes. La deuxième moitié de la rondelle, si elle n’est pas un calvaire, n’en demeure pas moins longuette et le groupe aurait peut-être plus intelligemment dû s’arrêter après quarante-cinq minutes de musique même si la collaboration avec Darren White (ex-Anathema) semble redonner de l’allant au groupe juste après l’excellente acoustique gorgée de chant féminin "Harmony Of Dissonance" qui apporte un brin d’air frais sur cette fin d’album.


Ce n’est ni la première fois ni la dernière fois que nous voyons un groupe faire un album trop long et gageons que pour un deuxième album The Eternal saura rectifier le tir. Néanmoins, il ne faut pas oublier que le groupe a du talent pour composer et que son doom est tout à fait délectable dans les limites de temps dites plus haut.


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