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CHRONIQUE PAR ...

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Dupinguez
Cette chronique a été mise en ligne le 17 juillet 2009
Sa note : 11/20

LINE UP

-Jan Thore Grefstad
(chant)

-Toya Johansson
(guitare)

-Nobby Noberg
(basse)

-Ronny Milianowicz
(batterie)

TRACKLIST

1)Deception
2)The Only One Sane
3)Pandeamonium
4)Eyes of the Devil
5)A Day to Come
6)Way Home
7)Fallen Angel
8)The Deamon Within
9)Oceans of Glory
10)Fear in a Fragile Mind

DISCOGRAPHIE


Saint Deamon - Pandeamonium
(2009) - heavy metal - Label : Frontiers Records



Saint Daemon nous avait laissé un goût mitigé après la sortie de son premier bébé, In Shadows Lost From The Brave, qui montrait un potentiel indéniable mais dans lequel le bon grain côtoyait malheureusement l’ivraie, noyant cet album dans une masse déjà bien fournie de sorties heavy mélodique. Les revoilà, à peine un an plus tard, dans une veine similaire avec Pandaemonium : des bateaux, du heavy épique… En mieux ?


En tout cas, l’amateur du premier album ne sera pas dépaysé : on retrouve ce heavy metal épique et généralement massif, à base de grosses rythmiques mid-tempo appuyées par des nappes de synthés amples et épiques, donnant une puissance non négligeable aux titres. Pourtant, deux choses frappent d’entrée : la production tout d’abord. Si elle avait su rendre justice aux compositions de Saint Daemon par le passé, on perd un peu ici de ce qui leur donnait tout leur poids. Peut-être les guitares, un poil moins rentre-dedans… Bref dommage de ne pas avoir plus appuyé LE point fort du combo. La seconde, et c’est malheureux, c’est que Saint Daemon semble avoir quelque peu perdu de sa personnalité au passage, se recentrant sur un power de facture classique, presque exclusivement d’obédience mid-tempo, avec toujours ces nappes de synthés omniprésentes, donnant à l’album un aspect bien monotone. Où sont passées les quelques incursions de guitares folk ? Les variations de tempo qui donnaient à In Shadows Lost From The Brave un charme certain ?

L’enchainement "A Day to Come"/"Way Home" est symptomatique de cette banalisation de la musique des Suédois. Le premier titre ressemble à s’y méprendre à du Stratovarius période Episode, notamment le titre "Uncertainty" sur les couplets. Le riff du second pourrait être celui de n’importe quel single d’Edguy ou d’Avantasia. Ecoutez-donc à la suite "Way Home" et "Carry Me Over" (The Scarecrow), vous verrez, la ressemblance est troublante. Ce qui étonne également, c’est l’impressionnante concision des titres de Pandaemonium, leur durée maximum étant de 4:58 pour une moyenne se situant plutôt autour des 3:30. En soi, ces nombres n’ont strictement aucun intérêt, je vous l’accorde, mais peut-être que Saint Daemon ne se donne tout simplement pas le temps de développer sa musique ou de mettre en place des ambiances. En cherchant à aller trop vite à l’essentiel, il en perd son cachet. Il faut attendre la huitième piste, "The Daemon Within", pour trouver une variation de tempo significative, ce qui donne d’ailleurs un up-tempo de bonne facture au passage instrumental central bien foutu.


La fin de Pandeamonium est à l’image du reste : banale. On s’amusera d’ailleurs de la ressemblance entre la mélodie de "Oceans of Glory" et celle du single tiré d’un certain Titanic, chanté par une certaine Céline Fion. Tout ça n’est pas désagréable à écouter, mais niveau ambition, ça ne va pas chercher très loin. Dommage pour ce groupe prometteur qui s’est peut-être un peu précipité et qui y a laissé quelques plumes en route.


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