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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 29 mai 2010
Sa note : 11.5/20

LINE UP

-Kristopher
(chant)

-Peter
(guitare+chant)

-Dor
(guitare+chant)

-Mads
(basse+chant)

-Bard
(batterie)

TRACKLIST

1)Mongo Ninja Attack
2)Broken Cock
3)Dead to Me
4)All Bets Are Bad
5)Wheelchair Hooker
6)Rather See You Dead
7)Sharkman of Karlsruhe
8)Fuck It All
9)Paid to Stay Away
10)Shithead Convetion
11)The Ripper Crew
12)Shotgun Wound
13)Pissing in the Wishing Well
14)I Hate Your Girlfriend
15)No Cunt for All Men

DISCOGRAPHIE


Mongo Ninja - No Cunt For Old Men
(2010) - punk metal - Label : Indie Recordings



Mongo Ninja ... pas de doute, ce groupe est une blague ambulante et sonore. Déjà, le nom. Non mais Mongo Ninja, vous êtes sérieux ? Décrit par la bio elle-même comme un néanderthalien énervé bourré à la sortie d’un pub, on nage en plein délire. Puis les membres, merde quoi. Kristopher, le chanteur, célébrité télévisuelle norvégienne pour une émission ... Jackass style, mais en pire. Zut, crotte, bite, c’est quoi ce bordel ? Heureusement, des choses un peu plus sérieuses débarquent avec les autres zicos. Par exemple Emperor et Aborym sont cités dans les ex-groupes. Du lourd donc. Vous me direz, il y a aussi The Cumshots...

Sacré pedigree que voilà ! Une bio un peu surréaliste d’ailleurs quand elle décrit les différentes « activités » du chanteur Kristopher, un taré notoire. Pour continuer de s’amuser, le plus simple est de jeter un oeil sur le nom des chansons : "Broken Cock", "Wheelchair Hooker" .... ahem. Le titre de l’album est aussi goûtu dans son genre, pastichant un film des frères Cohen, No Country For Old Men. Sauf que là y’a pas de salopes. Choisis ton camp. Bref, ça pue la franche déconnade ou le n’importe quoi à plein nez et naturellement, la suspicion se lève envers la musique de ce groupe. Car n’oublions pas qu’on parle bien de musique, ça arrive de temps en temps. 1er choc, c’est du punk très énervé ! Rythme très soutenu, son particulièrement gras, la guitare vous collera au tympan longtemps durant, et chant plus proche du parlé, gras lui aussi, sorte de mix entre crooner et punk. 2e choc, la musique tient la route ! On pouvait sérieusement en douter, mais les compositions sont autre chose que du grand n’importe quoi.

C’est là que la longue des anciens groupes des instrumentistes prend tout son sens. Il y a quelques solides références dans tout ça et, si ça ne garantit pas un niveau technique ahurissant, cela se ressent dans un jeu puissant et étonnamment carré. Le feeling est également présent avec un groove qu’il serait difficile de nier. L’énergie est bien évidemment là, base de toute cette musique et sans laquelle ce disque n’aurait proprement aucun intérêt. Les riffs punk/metal vous feront bouger du popotin si vous avez un excès d’oestrogène, headbanguer si vous êtes plutôt testostérone. En tout cas, ils tapent juste. Le chant sonne amateur, mais pourtant correspond bien à l’ensemble sale et dégoulinant de cette musique. Il est inscrit dans la logique. De plus, les refrains sont entraînants. Le meilleur pour la fin, le groupe est suffisamment malin pour ne proposer que des titres entre 1-3 minutes. L'album tourne ainsi autour de la demi-heure, ce qui est largement suffisant. On ne va pas regarder constamment sa montre et cela le sert grandement. Ca le rend même plus intéressant.


Pour autant, n’attendez rien de ce disque. Juste une partie de jambes en l’air couverte de vomi, c’est amplement suffisant. Agréable à l’écoute avec ses mélodies et son rythme indéniable, il tiendra en haleine l’amateur de punk gras metalisant. Les autres s’en foutront totalement, et ils auront bien raison. Il faut savoir accueillir une blague comme il se doit, avec le sourire de l’indulgence. Vous sourirez, et vous passerez à autre chose.


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