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CHRONIQUE PAR ...

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Ronnie
Cette chronique a été mise en ligne le 07 juin 2010
Sa note : 13/20

LINE UP

-Floor Jansen
(chant)

-Waldemar Sorychta
(guitare+basse)

-Joost van der Broek
(claviers + orchestrations)

TRACKLIST

1)Here Is My Hell
2)Head Up High
3)Sweet Curse
4)Million
5)In Sickness, Till Death Do Us Part 1 : All Goodbyes Are Said
6)Break
7)In Sickness, Till Death Do Us Part 2 : Disdain
8)In Sickness, Till Death Do Us Part 3 : Disgraced
9)Fast Forward
10)Kill Me With Silence
11)The Trial of Monsters
12)Under My Skin
13)I Lost Myself

DISCOGRAPHIE

ReVamp (2010)

ReVamp - ReVamp
(2010) - heavy metal symphonique pêchu - Label : Nuclear Blast



Trois des chanteuses les plus marquantes du milieu dit du « female metal », ont sorti un album solo, après la rupture avec leur ancien groupe. A savoir Tarja Turunen, Anneke Van Giersbergen et enfin... Floor Jansen. Liv Kristine ne comptant pas dans ce top tant son échappée solitaire est objectivement mauvaise, n'ayons pas peur des mots. Bref, l'album solo est plus un moyen de développer tous les aspects de leur voix, que celui de créer une œuvre purement musicale. Les trois s'en sortent bien à vrai dire, mais dans trois registres totalement différents.

Si vous vous attendez à un « After Forever like », autant vous le dire tout de suite, ce n'est pas le cas. ReVamp est dans la lignée des deux derniers certes, mais avec un côté beaucoup plus heavy, beaucoup plus affirmé metalliquement parlant. Les compositions sont plus rentre-dedans que celles des Hollandais, le tout est plus lourd, plus moderne, il n'y a aucun relent gothique chez ReVamp, même si chez AF cela avait eu tendance à s'effacer d'album en album. ReVamp sonne metal avec une chanteuse et un clavier et non pas metal à chanteuse (avec tout le folklore qui va avec), une petite différence qui change tout. Le style étant défini, c'est-à-dire vous l'aurez compris... ça sonne très Remagine ou After Forever (l'album éponyme), mais... sans l'émotion musicalement parlant et surtout avec un son très massif et moderne. Autant dire... pas grand-chose à se mettre sous la dent en théorie. Les points forts (outre la voix puisque nous y reviendrons plus tard), ce sont les refrains, le genre de refrains qui restent en tête, ("Head Up High", "Million, in Sickness", "'Till Death Do Us Part: Disgraced", en fait tous). Ou encore la magnifique ballade "Sweet Curse", en featuring avec Russell Allen (Symphony X), imaginez un peu, deux monstres à la tonalité instantanément identifiable réunis. En tout cas, ça fait froid dans le dos, un ralentissement de tempo, pour un morceau très frais et appréciable, aux mélodies certes mielleuses, mais des duos comme ça, on en redemande. Dans cet album apparaissent aussi : Björn Strid (Soilwork) et Georges Ootshoek (ex-Orphanage).

Vous avez l'avis objectif, désormais, cherchons l'intérêt puisque même si musicalement c'est très personnel (difficile de trouver une comparaison), qu'on se le dise, ce ne sont pas des riffs de killers. Celui-ci se trouve dans le chant, le plaisir de retrouver ce timbre si particulier, le but même de l'album où Floor peut s'exprimer à 100%... et elle le fait bien. Techniquement sa voix est parfaite, couvrant des graves aux aigus, avec une aisance déconcertante et beaucoup plus de variations que par le passé, où sa voix soprano dominait. Le même type d'évolution que Tarja et My Winter Storm! Musique pas intemporelle, mais voix qui fait frissonner l'auditeur à chaque instant en montrant sans rentrer dans la démonstration toutes ses capacités. L'album d'Anneke et son pop/rock planant, possède l'intérêt de la sensation de plénitude et de calme intense, sa voix ne laissant aucune cellule du corps indifférente. Au final ces deux dernières ont basé leur album sur l'émotion, autant musicale que vocale alors que Floor propose quelque chose de plus conventionnel, pas assez personnel pour posséder un intérêt dans le temps. Là où l'ex-leader de Nightwish et celle de The Gathering marquent des points... C'est qu'au fil des écoutes la sensation d'être de plus en plus happé par l'émotion et l'essence de l'album grandit alors que là... on sent au contraire une perte d'intérêt alors qu'à la base c'était celui qui semblait le mieux ficelé.


Vous l'avez compris, trop froid et trop rigide pour présenter un réel intérêt aux yeux de l'amateur de metal symphonique en recherche d'émotion, mais pas assez metal ou trop moderne, pour l'espèce de metalleux la plus répandue. Le style sonne trop entre deux, malgré une personnalité et une identité très affirmées. Néanmoins, c'est un album qui est vraiment à écouter, d'une part pour changer d'avis sur le genre et d'autre part pour apprécier le bon travail de Floor.


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