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CHRONIQUE PAR ...

78
Mnemopanda
Cette chronique a été mise en ligne le 16 février 2011
Sa note : 14/20

LINE UP

-Miyawaki Wataru
(chant)

-Sakai Hiroaki
(guitare)

-Yuusuke Suga
(guitare)

-Enya Tomoyuki
(basse)

-Tooru Kawauchi
(batterie)

TRACKLIST

1) MR.LIAR
2) THE MOON
3) SCREEN OUT
4) LAST TIME
5) SHINE
6) EMPIRE OF THE LAGOON
7) 24HOURS
8) DISPUTE
9) CYCLONE
10) ONCE AGAIN
11) SECRET FESTIVAL
12) DIAMOND
13) DREAM ARCH

DISCOGRAPHIE

DIAMOND (2007)

12012 - DIAMOND
(2007) - visual kei Rock - Label : Pid



Bien que Yuusuke Suga ait quitté le groupe courant 2010 alors qu’il en était le premier guitariste et aussi le leader, 12012 semble décidé à rester dans la place… C’est tout à leur honneur même si de fait, on craint de nouveaux changements plus ou moins radicaux au sein de leur musique. En effet, l’arrivée de DIAMOND avait un peu fait grincer des dents les fans du groupe qui affirmaient haut et fort que 12012 était devenu commercial et avaient perdu leur identité. Néanmoins, il faudra leur reconnaitre que s’ils perdent un peu en « visualkei-isme », ils gagnent un peu en rock attitude. Et c’est justement le bon côté de cet album !

Il faudra d’abord souligner que non… Votre serviteur n’a pas versé pas dans le kikoololisme lors de la rédaction de la TrackList. Les titres sont bel et bien tous en majuscules (tout comme le nom de l’album) et si quelques titres sont écrit en katakana (alphabet servant à la rédaction des termes étrangers) à la base, ils sont bien tous en anglais, aussi. Néanmoins, malgré quelques phrases en anglais balancées pêle-mêle, le groupe ne tente pas LA chanson en anglais à laquelle une personne étrangère au Japon ne comprendra rien. D’ailleurs, pas la peine de chercher ces fameuses phrases…Malgré la difficulté – même si Miyawaki semble moins pire que d’autres ! - ça ne rapporte pas de point et ça ne débloque pas de piste bonus à la fin !

"MR.LIAR" prend d’emblée quelques intonations qu’on attribuerait volontiers à des groupes Américains comme Linkin Park. Très rock, ce morceau s’écarte de suite des sentiers que le groupe avait déjà battus en long, en large et en travers. Et bien que ça ait toujours été la grande mode que de s’acharner sur les groupes de visual qui décident de donner un peu plus dans le rock, ce genre leur va vraiment bien ! Ils ont perdu des fans ? Qu’à cela ne tienne ! Ils en ont gagné beaucoup d’autres… ! On garde l’espoir que le changement s’arrête là avant de perdre cette fois les fans de J-rock au profit des fans de J-pop… Le look change aussi à cette occasion et les 12012 troquent maquillage outrancier et costume de scène suspect pour des vêtements plus sobres et un aperçu un peu plus clean.

Les textes changent également, abordant des thèmes moins sombres et en même temps, 12012 n’est jamais qu’un rapport à un article du code pénal californien concernant les personnes armées bien qu’interdites de port d’arme. À noter que si littéralement, le groupe se prononce « ichi ni zero ichi ni », il est plus sobrement appelé « ichi ni ». Bref… Plus accessible, plus rock, moins visuel… On comprend l’écœurement des fans de la première heure mais pour qui n’aimait pas le visuel un peu glauque ou qui commence avec cet album, il n’y en a pas particulièrement à jeter… Les musiciens se déchaînent bien, prouvent l’étendue de leur talent et le chanteur n’en lâche pas, articulant pas mal, restant de fait plutôt compréhensible.

Petite pause sur "LAST TIME", suivi de "SHINE" et "EMPIRE THE LAGOON" qui remettent un peu de rythme mais sans redémarrer trop fort et on peut saluer le choix d’ordre des chansons qui donne un album fluide et agréable dans une écoute complète. "24HOURS" fait penser, vite fait, à quelque chose qu'on avait déjà exploité chez Nightmare sans nous sauter non plus complètement à la figure. On arrive rapidement à "CYCLONE", titre jugé le plus commercial mais définitivement un des meilleurs malgré tout ! Il a de l’énergie, la voix de Miyawaki est un peu plus naturelle que sur certains autres morceaux et on à un bon aperçu du talent de chaque musicien.

Encore une petite ballade, cette fois un peu dérangeante avec des passages en « boîte à musique » sur "ONCE AGAIN" et d’autres qui font très « marchons sur une plage au coucher du soleil ». Bref, un peu trop mièvre pour un groupe comme 12012 peut-être… Ca vaudrait le coup de se pencher plus sérieusement sur les paroles… ! Enfin "DIAMOND", le titre dont l’album tire son nom. Pas le meilleur titre, il sonne peut être un peu trop, à nos oreilles occidentales, comme un générique d’animé. L’album se finit en douceur sur "DREAM ARCH", permettant de quitter sur quelques notes calmes sans se faire assourdir par le silence qui suivra. D’ailleurs, cette chanson ne sera pour ainsi dire composée que de la voix du chanteur et d’une guitare.

En résumé : oui, en 2007, avec la sortie de DIAMOND et des singles qui l’avaient précédé, 12012 avait opéré un changement dans son style et dans la musique qu’ils désiraient produire. Et oui, les fans de visualkei ont été déçus. Oui aussi, le groupe a fait un revirement dans leurs premières créations, s’attaquant à un registre plus accessible, ce qui les rend, aux yeux de leurs détracteurs « plus commerciaux ». Cependant, l’effet rock de l’album est bon, l’ambiance y est bien posée et le plaisir d’écoute est là… Que demander de plus, au fond… ?


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