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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 15/20

LINE UP

-Danek
(chant)

-Aurélien
(basse)

-Julien
(guitare)

-Etienne
(batterie)

TRACKLIST

1)Equilibrium
2)My Dark One
3)Burning Whore
4)Fastidious Monster, You Hypocrite Rocker
5)Defecate And Fuck
6)We, The Evil Gods
7)Incestuous As Worms
8)Red Angel On Fire
9)Phallic Salvation
10)Lobotomy In The Rehearsal Room

DISCOGRAPHIE

My Dark One (2006)

Grymt - My Dark One
(2006) - grindcore - Label : At(h)ome



Ce disque commence sur une conjonction d'éléments toute à fait troublante. Jugez plutôt. Le bassiste et un guitariste de Lazy (inconnus au bataillon) ont décidé de faire cause commune avec le chanteur de Houston Swing Engine et ... le batteur d'Aqme. Etrange que de voir un membre d'Aqme dans un projet metal/core quasiment underground. Encore plus étrange, le style de musique pratiqué, car il s'agit de grind !!! Et oui, vous ne rêvez pas, ces jeunes gens se sont réunis sous le nom de Grymt. (prononcer « grümpte ») pour faire de la musique carrément brutale. Un postulat de départ qui a le don de surprendre. D'un autre côté, ça n'augure en rien de la qualité de la musique.

Que se passe-t-il donc sur ce disque ? Premier contact avec la gratte. Ca va être très gras effectivement. Bien en ligne avec la volonté de grind de l'équipe. En fait, il s'agit d'une intro sans batterie et sans chant. L'insertion en douceur dans vos cages à miel en quelque sorte. Ensuite débarqueront la batterie avec un premier blast et le chant. Ouille ! Ca cogne dur. Ca beugle méchant aussi, mais ça, ceux qui connaissent Houston Swing Engine ne serons pas plus étonnés que cela. Rocky Tovski (qui se fait appeler DANEK dans Grymt.) hurle déjà pas mal avec son groupe suisse. Mais quand même. Là, il se déchire littérallement les cordes vocales ! Bravo. En plus il se permet quelques incartades dans le domaine du growl où il démontre un talent certain. Rares interventions cependant. Avec ces 2 délicatesses viennent des riffs. Riffs au son bien gras comme déjà dit. Et riffs excellents aussi. Ils n'officient pas toujours dans l'ultra rapide qui plus est, loin de là. Un nombre conséquent navigue dans le gros lourd bien appuyé (sûrement une influence néo due à l'origine des membres du groupe) et ça fait mal.

Car oui, cet album fait mal. Du grind excellement joué (le batteur d'Aqme épate en enchaînant blasts et parties plus posées sans le moindre soucis) et bizarrement accessible. Une sorte de « pop » du grind. Terme incongru qui pourtant mérite sa place dans cette chronique, non sans en donner une explication. Pop puisque cet album s'écoute avec une grande facilité, chose rare dans le grind. Il est plus ou moins entraînant en dehors de ses parties blastées (re-l'influence néo) et s'assimile diablement rapidement. Le point final à cette explication résidant dans le son de l'album, énorme dans sa catégorie. Car la guitare est grasse, la batterie incroyablement lourde et la basse presque audible, ce qui reste une performance dans le genre. Tous ces éléments convergent pour donner une allure « pop » (n'oubliez pas les guillemets) à ce grind francophone. Mais que les puristes ne s'inquiètent pas, il n'y a pas de chant clair et la volonté est clairement au défonçage de tympans. Ca reste du grind.


Du grind joué avec finesse par moment (les gros riffs limites catchy, un solo [!!!] sur "Phallic Salvation" et la batterie avec des breaks bien sentis) dont l'enrobage est appétissant (le son). Si on rajoute là-dessus une accessibilité hors du commun et une durée proche de la perfection (27 minutes, rien de plus et c'est largement suffisant pour un disque de grind) qui empêche l'ennui de poindre à l'horizon, on obtient une réussite dont la France peut être fière. Ce My Dark One ne révolutionne pas le genre, mais il le joue particulièrement bien.


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