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CHRONIQUE PAR ...

87
Malice
Cette chronique a été mise en ligne le 03 juillet 2011
Sa note : 15/20

LINE UP

-Marcela Bovio
(chant+violon électrique)

-Stephan Schultz
(guitare)

-Eric Hazebroek
(guitare)

-Jeffrey Revet
(claviers)

-Johan van Stratum
(basse)

-Martijn Peters
(batterie)

TRACKLIST

1)Lost
2)Reborn
3)Collide
4)The Scarlet Mark
5)Spark
6)Our Cause
7)Darker Days
8)Broken
9)This Moment
10)Closer
11)The Mirror
12)Nadie Lo Ve
13)The World is Ours

DISCOGRAPHIE


Stream Of Passion - Darker Days
(2011) - gothique limite progressif - Label : Napalm Records



Parfois, c'est dur de chroniquer un album. La première étape est pourtant simple : Suffit d'écouter. Le problème vient après, lorsque sonne l'heure de faire sa chronique. Là, c'est le découragement : On aimerait pouvoir faire comme chez pop-rock.com et dire tout simplement à quel point un album ne vaut rien / vaut tout et laisser le lecteur se débrouiller avec ça. Oh, douce flemme, quand tu nous tiens... il serait si facile de répondre à ton appel... s'il n'y avait pas eu des groupes comme Stream Of Passion, des groupes avec lesquels il est impossible de trancher !

En réalité je pourrais écrire un roman sur le dernier opus des néerlandais tant les impressions que j'éprouve devant Darker Days sont diverses et souvent contradictoires. Certes, il y a le côté bruyant et terriblement alambiqué des compositions, il y a ces arrangements déroutants et pas toujours agréables, il y a cette oscillation étrange entre progressif et gothique... si ce n'était que ça, mais non ! Darker Days, c'est  aussi la sublime mélancolie, les ambiances travaillées, la voix de Marcela Bovio... un curieux mélange qui laisse l'auditeur en déroute, désireux de savoir enfin où Stream Of Passion veut l'emmener. Ce sera cette impression bizarre qui prédominera tout au long de l'album : tantôt l'écouter sera un plaisir, tantôt ce sera un calvaire. Certes, on sent dans Darker Days un réel travail, et c'est sans doute là son problème principal : cet album l'est trop. Trop copieux, trop orchestral, trop chargé... aucun détail ne leur échappe, que ce soit les incroyables lignes de chants de Marcela ou les parties orchestrales.

Si certains morceaux s'en sortent bien ("Closer", "The World Is Ours"), d'autres deviennent rapidement pénibles ("The Mirror" est si alambiqué qu'il semble se découdre au fil des minutes qui le composent). Les morceaux les plus simples de cet album sont deux ballades nommées "Spark" et "Nadie Lo Ve" : La première, malgré une note mélancolique qui n'aurait pas détoné dans un tango argentin, ne réussi pas à décoller. Quant à la deuxième, elle est simplement magnifique... magnifique et déroutante, à l'image des compositions de Stream Of Passion. Plus orchestrale et brutale, "Reborn" laisse une belle place aux guitares, de même que l'endiablée "Our Cause" (on y sent l'inspiration laissée par les racines mexicaines de la chanteuse). "Broken", froide et sombre, presque torturée, sort plus du lot et agit comme une pommade après un "Darker Days" pour le moins... compliqué. L'album oscillera ainsi tout le long entre la réussite et le chaos, et quel dommage car Stream Of Passion est un groupe des plus talentueux...


Entre l'incrédulité et l'émerveillement, ce sera l'émerveillement qui dominera à la fin de Darker Days. Car il faut le reconnaître : Stream Of Passion possèdent désormais un son à eux et s'améliorent avec le temps ! Certes, Darker Days est complexe, mais c'est également ce qui fait son charme. Prions pour que nos néerlandais trouvent un meilleur équilibre lors de leur prochain essai, un essai qui - j'en suis sûre - restera alors gravé dans les mémoires.

PS : Pop-rock, je vous aime !



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