Motocultor 2016


Motocultor

UN REPORTAGE DE...




SOMMAIRE

Jour 1 : 19 août 2016
Jour 2 : 20 août 2016
Jour 3 : 21 août 2016

REPORTS DU JOUR



GALLERY

Album photo du festival pour Les Eternels webzine :
Das Silverfoto

Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.

Un grand merci à Tabris pour ses photos complémentaires !

 


Jour 3 :21 août 2016



BLACK BOMB A - 14h10 - Supositor Stage

« Foutez-moi la merde ! » Tel est le mot d'ordre que Poun, le chanteur strident, scande dès son entrée en scène à l'adresse de la foule compacte qui s'est massée devant une Supositor Stage baignée de soleil – saisissant contraste avec les trombes d'eau qui s'étaient abattues au même endroit et au même horaire pendant le concert de Furia deux jours auparavant. Son acolyte à la voix gutturale, le revenant et barbu Arno, avec qui il avait gravé le très remarqué Speech of Freedom en 2004, ne se montre pas avare non plus en exhortations et les premiers rangs n'auront de cesse de répondre aux invitations des deux compères entre circle-pits, wall of death et surf crowdings ininterrompus. Les réactions d'un public chauffé à blanc ne sont que la conséquence logique d'un set percutant, mené tambour battant par des musiciens qui mettent véritablement leurs tripes sur les planches et n'ont de cesse de communiquer avec les membres de l'assistance - on est loin de l'autisme qui frappe certaines formations, à chacun son style, dira-t-on. D'ailleurs, s'il devait y avoir une réserve à formuler, elle concernerait quelques unes des « saillies » verbales des deux vocalistes explicitement centrées sur leur organe reproducteur - « et les filles, alors ? » s'insurge légitimement une spectatrice. Mais qu'importe, le hardcore métallique du quintet francilien emporte tout sur son passage grâce à un son et des titres euphorisants - "Double" et l'hymne au cannabis "Mary" achevant de rendre folle l'assistance. Merci pour ces instants d'intense défoulement, Messieurs.

Photo_12_400h_600w

VEKTOR - 15h50 - Supositor Stage

La perspective de (re)voir Vektor sur scène est d'autant plus excitante que Terminal Redux, leur album sorti au printemps après une longue attente, s'est révélé une franche réussite et que leur précédent passage dans l'Hexagone fin 2015 avait été très apprécié. Les quarante-cinq minutes allouées à la formation désormais installée à Philadelphie laissent peu d'espoir d'entendre les superbes et conséquents "Charging the Void" et "Recharching the Void" figurant sur le dernier enregistrement mais sait-on jamais... Pendant les balances, les musiciens discutent tandis que le batteur Blake Anderson affiche une moue dubitative qui se fait agacée en début de représentation. Probablement parce qu'il doit se rendre compte, comme les membres de l'assistance, que son instrument est trop mis en avant alors que le chant est quasiment inaudible. Frustration palpable, et partagée, qu'explique sans doute en partie le fait que la voix n'ait pas été testée pendant le soundcheck. Heureusement, le son tend à s'améliorer au fil du set, sans se départir néanmoins du déséquilibre initial, également marqué par un manque de profondeur des basses. Si elles ont parfois du mal à lutter avec les frappes du barbu blond, les guitares quant à elles se font distinctement entendre, condition indispensable afin de profiter d'une performance vektorienne. Celles et ceux qui l'ignoraient avant de s'amasser devant une Supositor Stage irradiée du soleil breton ne vont d'ailleurs pas mettre longtemps à s'en rendre compte : avec Vektor, ça va vite, très vite, la complémentarité des six-cordistes constituant la clef de voûte du quatuor. Divine surprise, celui-ci entame le récital avec le sus-nommé "Charging the Void", qui est également le titre d'ouverture de Terminal Redux. Ce dernier est particulièrement mis en valeur puisque quatre des cinq titres interprétés cet après-midi en sont extraits, seul "Hunger for Violence" étant issu de l'un des deux lp antérieurs, en l'occurrence l'excellent Black Future sorti en 2009.

Photo_11_600h_400w

En dépit des circonstances moyennement favorables, la section nord-américaine parvient à embarquer l'auditoire dans son univers de science-fiction brutale et ultra speed, aux développements vertigineux. Depuis leur venue à Nantes et Paris au mois de novembre, les membres du groupe paraissent plus à leur aise, résultat logique de leurs nombreuses dates effectuées depuis, même si le jeu de scène des trois cordistes est loin d'atteindre l'hyperactivité des joyeux excités les ayant précédés sur l'estrade. Néanmoins, le guitariste Erik Nelson se montre toujours aussi jovial, le leader David DiSanto parvient à enchaîner deux phrases de suite entre les morceaux et le bassiste Frank Chin se lâche complètement en faisant deux pas vers l'avant au point de flirter avec le bord de l'estrade, tel un Steve Harris des grands soirs. Foin d'ironie, le quasi statisme des thrasheurs cosmiques s'expliquant aisément si l'on considère la haute technicité de leur répertoire et l'on constate, en totale admiration, que les mecs n'en mettent pas une à côté. Certes, sur "Charging the Void" puis le monumental "Recharging the Void" qui clôt – ô joie ! - la prestation du jour, l'absence des chœurs féminins, qui apportent une incontestable plus-value émotionnelle en studio, constitue une déception, à l'heure où à peu près tous les artistes incluent des samples dans leurs concerts. Toutefois l'émotion est au rendez-vous sur les parties plus calmes, durant lesquelles DiSanto fait admirer la justesse de son chant clair. La courte mais belle histoire du jour se termine donc sur cet épique et mélancolique "Recharging the Void" qui confirme que même placés dans des conditions peu optimales, les quatre virtuoses de chez Vektor parviennent aisément à tirer leur épingle du jeu. Vivement les retrouvailles en salle !

Photo_10_400h_600w

FRACTAL UNIVERSE - 16h40 - Dave Mustage

Jeune formation basée à Nancy, Fractal Universe fait partie des groupes bénéficiant d'une exposition avantageuse en étant les seuls à jouer sur leur créneau, ce qui permet aux spectateurs revenus victorieux des files d'attente des stands de restauration de s'envoyer cinq-cents calories dans le jabot tout en faisant de belles découvertes. Forts d'un ep cinq-titres intitulé Boundaries of Reality paru l'année dernière, les Lorrains délivrent un death metal technique proche de celui qu'Obscura devrait proposer quelques minutes plus tard - en un peu plus agressif - alternant riffs tranchants, blasts et passages mélodiques. Dopé par un son équilibré, le quatuor délivre une prestation tout à fait convaincante durant laquelle le chanteur-guitariste harangue régulièrement la foule sans oublier de remercier l'organisation, obtenant sur le dernier morceau un wall of death qui vient récompenser en quelques sorte l'investissement dont ont fait preuve les musiciens pendant ce set. Un collectif à suivre.

Photo_9_400h_600w

SECRETS OF THE MOON - 17h30 - Supositor Stage

Troisième fois pour votre serviteur en deux ans d'avoir l'occasion de voir Secrets Of The Moon en live. Il faut dire que si le groupe allemand bénéficie d'une belle notoriété dans une frange initiée de la communauté métallique, il n'en demeure pas moins discret en général. Un groupe qui sait se faire admirer sans jamais côtoyer de trop près les feux de la rampe. En outre, le dernier album en date, Sun, sorti chez Prophecy a amorcé un changement significatif dans la direction artistique du groupe. Quasiment plus rien de black metal si ce n'est dans les ambiances, on qualifierait plus volontiers la musique de dark ou de gothique. C'est pourtant toujours un plaisir de voir le collectif sur scène, accompagné pour l'occasion de Steffen Kummerer d'Obscura à la basse. Vraiment unique en son genre, l'ambiance d'une noirceur infinie dégagée par la musique des Allemands prend littéralement aux tripes, que ce soit dans ses phrasés mélancoliques ou ses sonorités dissonantes. Mais sans jamais verser dans des accès de violence toutefois, les compositions sont avant tout identifiables par leur rythme mid-tempo glauque. Un combo qu'on serait tenté d'approfondir davantage sur album s'il gagnait d'un je-ne-sais-quoi de grandeur supplémentaire. En effet, on peut regretter une trop grande linéarité à l'ensemble malgré le tube bien identifiable "Lucifer Speaks" ou des titres du dernier album bien représenté tels "No More Colours" ou "Man Behind the Sun", dont les mélodies font mouche.

Photo_8_600h_400w

GRAVEYARD - 18h25 - Dave Mustage

Au concours des back drops, Graveyard sera difficile à aller chercher cette année : en tapissant toute la hauteur de la scène avec la pochette psychédéliques aux tons verts, bleus et oranges d'Innocence & Decadence, leur dernier album sorti en 2015, les Suédois ont mis toutes les chances de leur côté. Musicalement, la formation nordique se fait aussi remarquer, puisqu'elle est quasiment la seule du festival à proposer des... ballades. Dépouillées des orchestrations qui ornent certaines d'entre elles sur les versions studio, elles révèlent l'état de transe émotionnelle du guitariste-chanteur Joakim Nilsson dont les inflexions fiévreuses filent la chair de poule. Clairement guidés par une obsession de la chanson définitive, les Scandinaves alternent les titres calmes avec des petites speederies estampillées Led Zeppelin en mode accéléré, la voix de Nilsson se muant alors en émule de celle du Robert Plant de l'époque. Et c'est tout à fait réjouissant. Beaucoup moins pesant que chez leurs compatriotes de Witchcraft, eux aussi spécialisés dans le revival seventies, le hard rock bluesy de Graveyard offre un rafraîchissant et talentueux saut dans le temps à une assistance conquise.

Photo_7_400h_600w

OBSCURA - 19h25  - Supositor Stage

Quel plaisir de retrouver Obscura à l'affiche ! Après les avoir vus il y a tout juste une semaine au Brutal Assault, l'envie ne manquait pas de reprendre du rab au Motocultor ! Forte de son excellentissime dernier album Akróasis, la bande à Steffen Kummerer a tapé d'un grand coup de massue le petit monde du tech-death avec des compositions de folie que le groupe prend un malin plaisir à réinterpréter en live : "Ten Sepiroth", "The Monist", "Perpetual Infinity", "Sermon of the Seven Suns", "Ode To The Sun", sans oublier le titre éponyme (oui ça fait beaucoup !)... Un des albums de l'année à n'en pas douter dont la reproduction en vrai est tout bonnement bluffante ! Le tout étant bien sûr appuyé par un line-up de maestros, que ce soit le second guitariste Rafael Trujillo ou la section rythmique en béton armé avec messieurs Linus Klausenitzer à la bûche fretless et Sebastian Lanser en guise de marteleur-poulpe aux fûts. Un pur moment de plaisir ! Rendez-vous obligé pour la tournée européenne de la rentrée au côté de Revocation et Beyond Creation ! Et on vous prévient de suite, ça va zouker sévère !

Photo_6_400h_600w

BONGZILLA - 19h25 - Massey Ferguscène

Ah, les mystères de la médecine... Comment expliquer les effets très différents d'une personne à l'autre que peut provoquer l'ingestion de ce qu'il est convenu d'appeler les « substances » ? On l'a vu, chez Black Bomb A, promoteurs de la légalisation de la beuh en France, le résultat est plutôt... Bondissant. En revanche, les vétérans de Bongzilla réagissent au même produit de manière beaucoup plus indolente. Molle, oserait-on dire. Après une coupure de plusieurs années, les chantres inlassables de la consommation libre de la weed – leur dernier album de 2005 s'intitule Amerijuanican – reviennent asséner leur sludge pachydermique mono-riff, non sans avoir manifestement pris soin de se tirer une bonne taffe, voire de s'envoyer l'intégralité de la pipe (« bong ») avant le concert si l'on se fie aux attitudes, disons, empesées des musiciens du Wisconsin. Entre deux séquences d'infra-basses délayées sur plusieurs minutes qu'il est pour ainsi dire impossible de différencier – même rythme, même accord, même vrombissement – le chanteur, qui peine à faire entendre ses expectorations aussi indistinctes que suraiguës, profère un discours probablement pro-ganja incompréhensible pour qui ne parle pas couramment le mec déchiré, avec accent nasillard du Midwest en prime. Un truc pour initié(e)s.

Photo_5_400h_600w

DYING FETUS - 21h20 - Supositor Stage

Dying Fetus, légende du death-gruiiik à tendance brutale dont la réputation n'est plus à faire, est de retour cette année pour notre plus grand plaisir. Il est toujours aussi frappant de constater à quel point ce groupe déchaîne les passions en live : voir le pit s'embraser comme une torche en quelques secondes, tout ça pour une musique aussi débile que géniale. Débile, car les gimmicks sont vus et revus à tous les niveaux, mais si géniale quand on prend deux secondes du recul et qu'on constate que chacun des trois gus sur scène est très loin d'être un manchot mais au contraire un vrai génie de son instrument, et que les compositions qui semblent toutes se ressembler ont chacune leur petit artifice qui fait mouche. Dying Fetus, c'est avant tout l'assurance de passer un bon moment, et ça se vérifie à chaque fois !

Photo_4_400h_600w

TESTAMENT – 22h15 – Dave Mustage

#rouleaucompresseur #fêteduslam #regarderlesvigilespoursavoirdoùleprochainvavenir – Testament en concert, si tard, si loin, relève de l'épreuve de guerre. Tous, nous le savons : la fosse sera en ébullition. Pourtant, tous autant que nous sommes, nous restons debout dans cette fosse qui, une fois le set commencé, ne manque pas ses promesses. Si Testament est le plus souvent tout juste correct sur disque, en live, c'est une autre paire de manches. Chuck harangue les foules, qui partent en vrille pleine balle sur "The Preacher" ou "More Than Meet The Eyes". Le savoureux "Practice What You Preach" (le meilleur morceau du groupe ?) ne manque pas à l'appel. Le thrash est un genre qui, par nature, fonctionne plutôt bien en concert. Appliqué avec force et fureur par les ténors du genre, le thrash est un monstre. Testament, visiblement ravi d'être sur scène, s'en donne à cœur joie et draine à grand renfort de guitares les dernières énergies du festival.

Photo_3_400h_600w

ARKONA - 23h20 - Massey Ferguscène

Et parmi les notes finales de ce Motocultor cru 2016, Arkona, du côté de la Massey Ferguscène. Groupe ayant mis sold-out le Divan du Monde à l'hiver dernier, rare formation russe de metal à être connue à l’international - avec, qui plus est, un chant également en russe - il fallait au moins voir de quoi il en retournait réellement. On peut d'ailleurs noter l'ironie du running order qui fait jouer en même temps (hasard ?) deux groupes au logo écrit en cyrillique (Аркона et Батюшка) ! Le style d'Arkona est en tout cas loin d'être facilement identifiable puisque caméléon de prime abord : on y trouvera d'une part des éléments pagan black avec orchestrations à la Moonsorrow et d'autre part des titres folkloriques dansants et sautillants façon Korpiklaani. La chanteuse, de son côté, alterne entre un growl caverneux et un chant clair criard et très peu mélodieux, qui deviendra vite insupportable. Musicalement, comme bon nombre de groupes dans ce style, on regrettera que les musiciens ne se limitent en live qu'à une structure de groupe metal. Par conséquent : beaucoup de samples, une grosse caisse trop forte et des parties de guitares très simples. Seul un musicien alternera flûte et cornemuse, mais bien trop peu pour vraiment donner du corps à l'ensemble. Le public est, quant à lui, assez euphorique et donne du répondant aux harangues du groupe. En bref, un set en demi-teinte mais qui aura visiblement comblé les amateurs.

Photo_2_400h_600w

BATUSHKA – 23h20 – SUPOSITOR STAGE

Si d'ici une petite heure à peine, certains lâcheront leurs dernières réserves d'énergie sur le set de Ministry comme devant un DJ averti aux exigences des corps assoiffés de prolongations désespérées, ici et maintenant côté Supositor Stage, nous ne constatons plus qu'une seule chose : le soleil s'est retiré. Sonnez donc complies. Une prière, la dernière de ce jour canonique, s'impose : l'Apodeipnon, l'hymne byzantin à Theotokos, Mère de Dieu. Batushka (Ndrl : qui signifie le Père) pénètre les lieux à cette fin. Seuls s'élèvent encore quelques rires, mais la majorité de l'assistance tait sa clameur, se tourne vers la scène et se concentre, émue. Des soutanes, chacune distincte, marquées de symboles, croix, crânes, agneaux, caractères cyrilliques se font jour. Sous les capuches noires, aucun visage, mais des masques qui évoqueraient bien volontiers la peau fendue des lépreux. Les silhouettes sombres investissent la scène lentement et prennent place autour de la chaire. Et ces ombres resteront fixes durant l'heure de « recueillement » qui va suivre. Le prédicateur s'avance alors à son tour. La cérémonie commence. Des psaumes s'élèvent, chantés à une voix ou accompagnés de chœurs, chant clair impérieux ou chant black sans pardon. Pour appuyer le propos, un black metal implacable, un mur de son infranchissable, un tourment. Il est question de purification ou de salut. L'auditoire est attentif. L'encens qui bientôt embaume l'air, engourdit les sens, endort les dernières réticences. Les huit chants de Litourgya s'égrènent dans une atmosphère, non point écrasante, mais bel et bien saisissante, si bien qu'à chaque silence, l'assistance, fascinée, semble retenir ses applaudissement, comme si le simple contact des mains risquait de briser le charme de cet instant. Devant nous, un rituel se joue. Et Batushka ne laisse rien au hasard, même à cette heure tardive, pour nous emporter dans la gloire de son univers mystique. Ce qui suivra cette « liturgie » sera alors en effet proche du grand silence méditatif qui doit normalement précéder laudes, et l'heure redoutée du « réveil », celle où l'on quitte cet état d'émerveillement pour repartir vers nos tâches mesurées et quotidiennes.

Photo_1_400h_600w

MINISTRY – 00h15 – Dave Mustage

Le groupe de clôture est toujours un défi. Pour qui a profité à fond des trois jours, l'énergie est en général bien faible en ce dernier soir de réjouissance. Pour cette raison, le metal indus totalement binaire de Ministry aura eu du mal à plaire, malgré un public globalement très réceptif. La bêtise crasse de "Permawar" s'efface derrière la fatigue que la harangue d'un Al Jourgensen ne parvient pas à endiguer. Quelques morceaux et puis dodo. Pourtant, l'engin Ministry semble, alors que le son s'éloigne, carburer à cent à l'heure.


Et déjà, les portes se referment sur nous. Une fois encore, le Festival du Motocultor n'a pas failli et nous aura offert pour son cru 2016 un bouquet de réjouissances bien équilibrées : des affiches estimées aux découvertes estimables, des moments de défoulement simples aux instants de transe extatiques, du rire à l'émotion, en bref, des instants que l'on aura à cœur de conserver en nous même à l'heure de franchir d'autres portes moins motivantes, celles de la rentrée. Certes, les prestations n'auront pas toutes fait preuve du même panache, il y aura eu des points d'interrogation, voire de petits instants d'ennui aussi, et quelques jurons face aux écueils techniques rencontrés parfois les artistes, mais ne soyons pas sévères car le bilan de ce festival à échelle humaine reste largement positif et enthousiasmant. On saluera les efforts développés par l'organisation par rapport à l'année dernière afin d'assurer un meilleur accueil des festivaliers (les deux scènes couvertes, le camping plus vaste, le stationnement qui reste très proche, la file d'attente relativement rapide, l'amabilité du staff, etc...) et même si on désespère encore pour sa petite crêpe, on apprécie à sa juste valeur un site qui permet de naviguer sans heurts entre les scènes, de se placer à loisir, voire même de paresser tranquillement au soleil malgré la bonne affluence (20.000 personnes sur les trois jours) . De quoi repartir donc le sourire aux lèvres et quelques bons riffs vissés dans le crâne. Merci une fois encore à l'organisation du Motocultor de nous avoir accrédités et permis d'offrir ce report aux âmes avides de metal. Et souhaitons-le, à l'année prochaine !



Lire le report :
précédent   


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 4 polaroid milieu 4 polaroid gauche 4