Adagio

Entretien avec Kevin Codfert (clavier) et Franck Hermanny (basse) - le 09 janvier 2009

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Gazus

17
Lucificum

Une interview de




Adagio_20090109

Tous les métalleux de Paris/Ile-de-France doivent connaitre le Black Dog, bar métal bien sympa situé à Châtelet. C'est ici, entre deux pintes pas (trop) chères que nous avons rencontré Adagio lors de leur soirée promo, dans la cave du bar. Inconfortablement assis sur des fûts de bières et souvent dérangés par un gars qui transportait des bacs de salade ou de patates - car oui, le Black Dog fait aussi resto, et il est fameux, en plus - nous avons eu un entretien long, détendu et intéressant, d'abord avec Kevin et Franck, puis un peu plus tard avec Stéphane pour parler d'Archangels In Black (chronique ici), leur dernier album, mais également de tout ce qui touche à Adagio, de près ou de loin. Première partie là, maintenant, et tout de suite.


Lucificum : Bonjour ! Pouvez-vous, pour commencer, nous présenter Chris Palin (chant), qui vient d’intégrer les rangs d’Adagio ?

Kevin : Chris est un chanteur que nous avions déjà écouté sur maquette, juste après Underworld (ndlr : sorti en 2003), lorsque nous étions en phase de recrutement, avant Gus (ndlr : Monsanto, chanteur sur Dominate, 2006). C’est une voix qui nous avait tout de suite marqué car elle était super technique, super juste avec un grain un peu particulier, mais nous n’avons pas travaillé avec Chris à cause d’un souci d’accent. C’est quelqu’un qui vient de Finlande et qui a un accent assez prononcé et nous avions donc finalement décidé de prendre Gus. Puis nous nous sommes séparés de Gus après Dominate pour plusieurs raisons que nous évoquerons surement tout à l’heure, et nous avons fait la même chose que pour Underworld, c'est-à-dire que nous avons envoyé une maquette sans chant sur le web, et nous avons reçu celle de Chris qui nous a tout de suite paru bien plus mûre, bien plus technique avec un accent qui avait été corrigé. Nous avons donc tout de suite cherché du matériel vidéo de lui en concert, car c’est tout de même important…le chanteur, c’est quand même lui qui représente le groupe et nous ne voulions pas nous planter. Nous cherchions quelqu’un avec une image forte, hyper scénique, un vrai frontman. Nous sommes tombés sur des vidéos de Chris avec Random Eyes, son précédent groupe finlandais et nous avons tout de suite été séduits par le show qu’il pouvait faire. C’est quelqu’un qui est énorme sur scène ! Nous l’avons tout de suite appelé, il était partant pour faire l’aventure Adagio avec nous, et nous l’avons donc fait venir en France pour enregistrer la maquette d’Archangels In Black. Il s’est avéré en deux jours que ça collait tellement bien que nous avons enregistrés l’album dans la foulée. Ça s’est fait en huit jours, la voix et l’esprit collaient parfaitement, c’est quelqu’un qui a comme nous une formation classique, très bon pianiste et guitariste. Il a appris tout ce qu’il fallait faire avec une rapidité déconcertante, beaucoup de lignes de chant de l’album ont été composées par lui. Je pense que nous avons vraiment trouvé le chanteur qu’il manquait à Adagio. C’est vrai qu’il y a eu pas mal de changements de line-up dans le groupe, ça n’était pas par choix mais par nécessité car il est difficile de trouver cinq personnes qui s’entendent et qui sont sur la même longueur d’onde. Je pense qu’avec Chris nous avons le line-up qu’il faut.

PhotoLucificum : Chris et Gus ont tout de même des timbres de voix relativement similaires… comment les comparerais-tu, toi qui les connais bien tous les deux ?

Kevin : Déjà, niveau potentiel, on peut dire que c’est la même chose. La petite différence entre les deux, je pense, c’est que Gus est plus «rock’n’roll attitude», c’est quelqu’un qui ne va pas forcément travailler son chant, qui n’a pas trop de rigueur, mais ça fait partie de sa personnalité et nous le respectons. De l’autre côté nous avons Chris, qui est un acharné du travail, qui bosse énormément et qui est super pro. C’est ce qui nous a plu chez Christian, contrairement à Gus, c’est un travailleur.

Lucificum : Parlons maintenant de l’album, Archangels In Black. Quelles sont les thématiques, et globalement, de quoi parlent les paroles ?

Kevin : En fait, c’est Steph’ (ndlr : Stéphane Forté, guitare) qui écrit les paroles, il en a besoin et c’est pour lui un moyen de s’exprimer. Il a des choses à dire. Sans être un album concept, il y a plusieurs petits thèmes dans l’album. Il y a notamment un hommage à la littérature type « vampire » et au cinéma fantastique sur plusieurs titres, il y a donc bien un thème général sans être pour autant un concept. Après, pour détailler plus, il faudrait tout de même lui poser la question, s’il a cinq minutes (ndlr : à ce moment là, Stéphane n’était pas disponible. Nous lui parlerons un peu plus tard).


Franck : C’est une référence aux films d’horreur des années 70-80, tous ces trucs de zombis, les films de Fulci, de Romero, dont nous sommes tous plus moins fans. Moi j’aime beaucoup, je suis devenu fan sur le tard, au départ ne n’appréciais pas trop les films de zombi, maintenant j’aime bien ! C’est un genre d’hommage, il n’y qu’à lire les paroles, ça fait très films d’horreur mais sans se prendre au sérieux. Du second degré, mais pas dans le sens « drôle », plutôt truc fun…

Gazus : Rock’n’roll ?


Franck : Oui, rock’n’roll, si on veut. Un hommage à des choses plus ou moins noires, tout de même.

Lucificum : On remarque que sur Underworld et Dominate, il y avait dans les deux cas une balade à un moment donné, et là non. C’était intentionnel, ou c’est juste que ça n’avait pas sa place sur l’album ?

Kevin : Le problème, c’est que nous avons toujours fait la ballade parce que nous étions dans un schéma marketing qui nous poussait à nous dire «il faut une balade pour un groupe de métal, c’est le passage obligé». Nous nous y sommes attelés sur Underworld et Dominate, nous avons essayé de le faire bien, mais c’est vrai que je pense que ça ne correspondait pas à l’esprit du nouvel album, qui est plus rentre-dedans. Nous avons préféré ne faire que des morceaux efficaces qui nous plaisent, du coup il n’y a pas de balade sur celui-là. Mais ça ne nous manque pas.

Franck : Peut-être sur le prochain…

Gazus : Vous n’aimez pas les briquets allumés en concert ?

Franck : Ah, maintenant ce sont les téléphones portables qui sont allumés en concert ! (rires)
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Lucificum : J’aurais aussi aimé avoir la signification du dernier titre, "Getsu Senshi", même si c’est Stéphane qui a tout écrit, vous pouvez peut être en parler un peu ?

Franck : Alors à la base, «Getsu Senshi» c’est «Moon Warrior», soit «Guerrier de la Lune», donc ça fait hyper cliché mais c’est parce qu’à la base, la maison de disque Japonaise chez qui nous étions, Avalon Marquee, mettait vraiment l’accent sur le fait que leur marché demande des morceaux speed dans l’esprit de Sonata Arctica, ce genre de groupe. Nous, ça n’est pas spécialement notre tasse de thé, mais nous aimons bien aussi, c’est fun. C’était au début une espèce d’obligation, genre «bon voila, les gars, il faudrait ça», nous l’avons donc fait. A la base, ça devait être un bonus-track, mais c’est finalement resté sur l’album. Nous avons finalement changé de boite au Japon, alors nous nous sommes dit qu’autant le laisser, même si c’est un petit peu différent, ça ne dénote pas non plus, ça change un petit peu, ça ne peut donc qu’être sympa et varié.

Lucificum : Clairement un hommage au Japon, alors ?


Kevin : Totalement, oui.

Franck : Ca n’était pas une commande, mais pas loin !

Lucificum : C’est, en dehors de la France, « votre » public ?


Kevin : Ben…pour l’instant, oui.

Franck : Oui, bien qu’ils ne seraient pas spécialement réceptifs sur pleins de titres que nous avons fait sur le nouvel album, un titre comme "Undead", par exemple. Eux préfèreraient vachement un truc comme "Getsu Senshi". Il y aurait dix titres comme cela, ils seraient super heureux. Mais ça n’est pas non plus notre philosophie, donc nous ne le ferons pas, sinon ça ne serait plus trop Adagio. Mais nous l’avons fait pour le fun, et puis c’est resté.

PhotoLucificum : Vous n’avez pas l’air très chaud pour un DVD live, alors que de nos jours ça devient quasiment une obligation pour tous les groupes ayant un peu de notoriété…

Franck : Si, tout à fait, nous y pensons. Mais si nous le faisons, c’est comme pour un clip, nous ne voulons pas nous risquer à faire un truc à l’arrache, amateur, pas beau et qui ne nous plait pas, juste pour dire «tiens, on va faire un clip». C’est la même chose pour un DVD live. Quand on y réfléchit bien, ça n’est pas spécialement dur, il suffit d’avoir quelques caméras et des gens qui les tiennent, faire des angles intéressants et mixer l’audio…je veux dire, c’est faisable, mais si on le fait, il faut que ça soit en béton armé.

Lucificum : Pas encore de choses concrètes en tête ?


Franck : Là, non, mais dans les dates à venir, nous enregistrerons peut-être quelque chose, ça n’est pas exclu.

Kevin : Déjà, je pense que si nous devons sortir un DVD live, il n’y aura pas que le live. L’intérêt, c’est de mettre à bloc de bonus. Après, c’est juste une question de budget. Faire un DVD live, ça coûte tout de même de l’argent, et c’est comme pour le clip, nous n’avons pas encore assez de budget. C’est aussi pour ça que peu de groupes en font de manière professionnelle. C’est un de nos vœux, mais pas tout de suite. Peut-être après le prochain album, mais ça n’est pas une certitude.


Lucificum : Il y a cette idée qui trotte dans la tête de Stéphane depuis un moment, de jouer avec un orchestre…que pouvez-vous en dire maintenant, en 2009 ?

Franck : Ben…que c’est très très cher de jouer avec un orchestre, ça demande énormément de moyens. Heureusement, la technologie est là, et je parle aussi des samples. Bien sur que ça serait mieux avec un orchestre, c’est évident. Ce qui est un peu paradoxal – ça m’énerve un peu, mais ça n’est pas du tout de la jalousie – mais…c’est à la mode. Vous avez remarqué, hein ? Tout le monde fait des adaptations avec un orchestre symphonique. Ce qui est vraiment râlant, c’est que la musique d’Adagio a été pensée et composée dès le début pour un orchestre. Et nous, nous n’avons pas les moyens de faire ça…et c’est toujours un peu râlant de voir des gens qui le font – qui le font parfois très bien, hein, comme Metallica, avec les arrangements de Michael Kamen, un grand compositeur. Bon, j’ai trouvé les arrangements parfois plus ou moins exagérés, mais la démarche est géniale ! La musique de Metallica n’a pas été pensée avec un orchestre, mais ce sont des gens qui ont des moyens. Par exemple, à la Star Ac’, maintenant il y a des orchestres symphoniques, ça le fait, c’est joli et sympa, et ça coûte un pognon fou. Mais toi, quand tu te dis «putain, ma musique a été pensée avec ça et nous n’aurons peut être jamais les moyens de l’avoir», c’est super râlant. Eh bien nous faisons comme nous pouvons, samples, technologie…

Lucificum : Mais s’il y avait une possibilité, vous êtes toujours sur le coup ?

Franck : Ah, ben nous sauterions sur l’occasion, c’est clair. Déjà pour Underworld, il y avait eu l’essai avec la chorale, et c’est concluant.

Kevin : Mais…énorme budget. Rien que pour une chorale, c’est déjà énorme.

Franck : Et en plus, une chorale qui n’était pas professionnelle. Très bonne semi-professionnelle, ceci dit, pour des gars qui ont un boulot à côté. Il y a eu des choses plus ou moins bien dedans, mais c’était une très bonne expérience, et si évidemment nous pouvons refaire ça avec un orchestre, ça serait…génialissime ! Mais ça n’est, malheureusement, qu’une question de budget…

Lucificum : Question pour Kevin, maintenant… je sais que tu fais de la production, puisque tu produis le dernier album d’Adagio, mais également le groupe Venturia… à quel niveau es-tu impliqué dans la prod’ ?

Kevin : Ah ben maintenant, c’est mon boulot à temps-plein ! Depuis trois-quatre ans, maintenant. J’ai commencé la prod’ il y a peut être six ans de cela, avec Venturia. Ca m’a plu, je me suis lancé dedans, j’ai fait du Myrath, du Edgend, pleins de petits groupes français, et c’est donc maintenant devenu mon boulot.

Lucificum : Et donc dernièrement, quels sont les groupes avec lesquels tu as collaboré ?

Kevin : Dernièrement, en Juillet, je suis parti en Israël pour produire un groupe de metal symphonique prog’ nommé Edgend, et je suis parti en Tunisie en Septembre pour produire le deuxième album de Myrath, un groupe de metal typiquement oriental. Comme ils viennent de Tunisie, nous nous sommes lancé dans une démarche d’orientaliser leur musique…
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Gazus (l’interrompt) : …à la Orphaned Land ?


Kevin : Oui, dans le concept, mais pas dans la musique. Car eux ont la chance d’avoir un bagage oriental derrière, en connaissant les instruments, les arrangements orientaux, les quarts de tons, les méthodes de composition…Ils étaient au début vachement réfractaires à faire un album oriental, car ils étaient un peu bloqués par leurs premières inspirations, Symphony X, Dream Theater, etc.…Je leur ai dit «c’est con de venir d’un pays comme ça et de ne pas en profiter au maximum». Nous avons donc, pour le deuxième album, passé presque deux semaines à ne faire que des arrangements orientaux, juste après avoir enregistré la partie métal.

Lucificum : Ils vont être distribués ?

Kevin : Pour l’instant, ils sont distribués par Brennus Music (ndlr : label français de heavy mélodique) sans quasiment aucune promo, et ça a vraiment bien vendu. Il y a donc un vrai potentiel, et je vais creuser de ce côté-là, car il n’y a quasiment personne qui fait ça.

Lucificum : Kevin, je me rappelle t’avoir croisé au Salon de la Musique de la Porte de Versailles en 2006…peux-tu nous dire quelle est ton implication dans les domaines de l’endorsment et de la pédagogie ? De même pour Franck : donnez-vous des cours, êtes-vous représentant d’une marque ?

Kevin : Pour ma part, je suis bien sûr investi avec une marque. Je travaille exclusivement avec la boite noire de Korg. Mon boulot chez eux est donc en fait de représenter la marque. Il y a entre eux et moi un accord de principe, un… (hésite)…un genre de contrat faisant que je vais jouer sur du matériel qu’ils vont me prêter et je vais en faire la promo au maximum, en échange de quoi bien sur j’ai tous les Korg, tous les nouveaux matériels pour travailler dessus. J’en fais l’exposition aussi souvent que je peux, sur les concerts. Après, au niveau des cours, j’en ai donné mais je n’aime pas trop ça, ça n’est pas mon truc.

Franck : Je donne des cours particuliers. Je n’ai pas vraiment envie de m’investir dans une école, les cursus du type 8h-12h, 14h-18h. C’est assez fatiguant, ça demande beaucoup d’investissement mais j’aime bien. Je donne donc des cours chez moi, j’ai de temps en temps des élèves qui viennent, c’est assez cool. Pour ce qui est des marques, je joue sur Yamaha depuis 2002, d’excellents instruments. Et dernièrement sur les amplis Mark Bass, la nouvelle coqueluche des amplis basse…et pas pour rien. C’est assez monstrueux, quand même, niveau poids et son. C’est assez novateur dans la conception, ce sont des gens adorables qui n’hésitent pas à donner leur chance à des artistes plus ou moins connu. Des gens qui étaient mes idoles quand j’étais plus jeune, comme Dominique Di Piazza. C’est une marque, italienne à la base, qui est en train de vraiment exploser sur le marché. Les amplis Mark Bass sont des amplis noir et jaune et vous en verrez beaucoup, je pense.

Kevin : C’est à écouter. C’est énorme.
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Lucificum : De même, petite question pour l’un et l’autre. Avez-vous, sur un plan musical, des projets extra-Adagio en tête ?

Kevin : Musicalement parlant, il m’arrive qu’on me demande de faire des solos ou des petites interventions claviers sur des albums, environ deux-trois projets par an.

Lucificum : Tu avais joué avec des groupes plus rock, il me semble à une époque…

Kevin : Alors, des concerts avec d’autres groupes, ça fait quand même longtemps que je n’en ai pas fait. Les derniers datent de huit ans de cela. Niveau concert, je ne joue maintenant qu’avec Adagio. Par contre sur album, il m’arrive de faire des choses, et pas que dans le métal. Là je travaille sur le dernier Taï Phong, l’ancien groupe de Jean-Jacques Goldman, c’est du prog’ qui a pas mal marché dans les années 70. J’ai donc eu le plaisir de faire une compo pour eux et quelques parties de piano…Mais ça reste de l’occasionnel.


Franck : Mmmh…Side-project, c’est peut-être un grand mot, mais j’aime la musique en général, et j’adore les gens que je connais qui sont tous d’excellents musiciens dans tous les domaines. J’aimerais donc un jour faire un album avec tous les gens que j’adore. Ce ne sont pas spécialement des gens connus, hein, mais des gens qui en tous cas mériteraient d’être connus. Des amis batteur, claviéristes, guitaristes…J’aimerais bien faire un genre de melting-pot de tout ça, mais alors…(soupir), l’organisation, ça va être la merde ! Sinon je compose beaucoup, et j’aimerais – comme beaucoup de musiciens – faire des musiques de film. J’ai beaucoup travaillé là-dessus, mais c’est un marché super fermé. Donc je m’entraine à faire mes musiques de films pour moi (rires), je les mets sur Internet et voila ! C’est plus pour le fun, j’aime beaucoup le travail d’arrangement et d’orchestration.

Lucificum : Le futur d’Adagio, à plus ou moins long terme…qu’y a-t-il de déjà planifié ?

Kevin : Nous allons commencer par parler des dates. Il y a le 25 février au Nouveau Casino de Paris, le Chaulnes Metal Fest en Avril, plusieurs festivals dont un français en Juin, mais on ne peut pour le moment pas dire ce que c’est même si on s’en doute…

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Lucificum : Au hasard : le Hellfest ?

Kevin : Je ne sais pas, nous ne l’avons pas dit ! (ndlr : tout cela semble s'être depuis officialisé...) Ensuite, un échange de bons procédés avec To-Mera qui feront notre première partie, et nous ferons la leur à Londres et à Manchester. To-Mera est un excellent groupe de prog’ avec une fille au chant, si vous venez le 25 février, ils seront en première partie. C’est un groupe super intéressant, à ne pas louper. Pas mal de festivals en perspective, donc, et puis bien évidemment la tournée. Notre tourneur s’occupe de monter les dates donc tant que rien n’est signé nous n’en parlons pas, mais les dates arrivent petit à petit. On en saura plus d’ici quelques semaines. Ça sera bien sur une tournée internationale, je ne sais pas s’il y aura les Etats-Unis et tout, mais en Europe bien sur. Quant au futur d’Adagio, c’est bien sur de tourner, puisque c’est ce qui a péché depuis le début de notre carrière. Nous avons toujours eu un problème avec les tournées puisque nous n’avions pas de tourneur. Maintenant que Listenable nous suit, il y a une émulation avec tous les partenaires, nous allons donc enfin pouvoir nous exprimer sur scène. A part ça, nous allons nous remettre à la composition du nouvel album pour essayer de faire encore quelque chose de différent. Je pense que Steph’ a déjà ses idées, c’est lui qui amène un produit déjà assez avancé où il a composé toutes les parties même si nous allons tout refaire à notre sauce pour nos instruments. Mais c’est lui qui fournit le plus gros boulot en ce qui concerne la composition.



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