CHRONIQUE PAR ...

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Dupinguez
le 20 janvier 2008




SETLIST

Intro
Halloween
Sole Survivor
March Of Time
As Long As I Fall
A Tale That Wasn't Right
Smoke On The Water/Solo de Batterie
King For 1000 Years
If I Could Fly
Eagle Fly Free
The Bells Of The Seven Hells
Dr Stein

Rappels :

Medley: Perfect Gentleman Pt. 1 / I Can / Where The Rain Grows / Perfect Gentleman Pt. 2 / Power / Keeper Of The Seven Keys

Rappels avec Gamma Ray :

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I Want Out

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Helloween_Paris_-_Elysee_Montmartre_20080105

C’est aux citrouilles que revient donc l’honneur de clôturer cette soirée à l’affiche rêvée depuis de nombreuses années par les fans. Avec un line-up maintenant stable et deux derniers efforts studio de qualité, on était en droit d’attendre un show de qualité, surtout après un DVD live chiadé montrant un groupe très en forme. Après seulement une vingtaine de minutes d’attente, "For Those About To Rock" commence à retentir dans un Elysée-Montmartre bien rempli, et ce que l’on croit être une énième bande son annonce en fait le début du concert. Les lumières s’éteignent, c’est parti.

Après une intro originale composée notamment de la narration présente au début de Gambling With The Devil, dernier effort en date de la formation, on pensait logiquement entendre "Kill It", sa suite sur album. Que nenni! Les citrouilles ont ce soir le bon goût de placer "Halloween", titre épique de treize minutes présent sur le premier volet des Keepers, en ouverture. Effet garanti, et malgré un son un peu approximatif, puisque la batterie et la basse occupent la majorité de l’espace sonore au détriment des guitares et de la voix, on se dit d’ores et déjà que l’on va passer une bonne soirée. Et effectivement, le groupe a mis ce soir les petits plats dans les grands en ressortant un "March Of Time" inespéré. Ça y est, en deux trois tueries placées en début de concert, on se dit que rien ne pourra plus gâcher la soirée. D’autant plus que ce soir, les citrouilles font le show. Alors que Dani Loble, l’homme aux baguettes, commence ce qu’on croit être un solo de batterie traditionnel, une musique de fanfare retentit alors que Andi, Sascha et Markus se découvrent derrière des rideaux, équipés de fausses barbes de Père Noël pour démarrer un "Smoke On The Water" chanté une octave au-dessus par Andi, équipé d’un octaveur qui lui donne une voix d’écureuil! Et c’est Weikath qui viendra mettre fin à ce bordel en allumant ses comparses avec une mitrailleuse en plastique, pour laisser finalement place au fameux solo de batterie. N'importe quoi!

Et ce solo paraîtra finalement bien terne après ce joyeux bordel. Mais le tout est vite rattrapé par un "King For A 1000 Years", autre titre épique tiré du dernier Keepers en date, dans une version un peu écourtée. Malheureusement, la setlist n’est pas parfaite, et on a hélas aussi le droit au sempiternel "If I Could Fly", seul extrait de The Dark Ride, alors que la chanson titre aurait autrement mérité sa place. On se farcit également "As Long As I Fall", dernier single en date, et fort dispensable. Heureusement, "The Bell Of The Seven Hells" vient honorer Gambling With The Devil et tient de belle manière sa place dans la setlist, surtout derrière un "Eagle Fly Free" au public complètement déchaîné. Les membres semblent soudés comme jamais, portés par un Andi Deris à la joie communicative. Victime de la loi contre le tabagisme dans les lieux publics, Weikath se voit donc contraint de ne pas torcher trois paquets de clopes sur scène, et bouge donc un peu plus qu’à l’accoutumée. Les deux nouveaux font également plaisir à voir, que ce soit Sascha qui semble prendre son pied comme jamais ou Dani qui n’a de cesse de haranguer la foule. Markus reste fidèle à lui-même : un boute-en-train doublé d’un bassiste talentueux, rien de moins. On regrettera quelques errements vocaux de Deris, notamment lorsque celui-ci atteint la limite aigüe de sa voix de poitrine. Dommage que celui-ci utilise un timbre totalement clair, plutôt que d’utiliser sa voix un peu plus agressive qui faisait de lui un vocaliste original et non une tentative de copie de Kiske.

Mais le temps passe et voici déjà un premier rappel, comportant un medley bienvenu car permettant de faire le tour d’albums trop souvent oubliés, notamment ceux de la période Grapow/Kusch. Mais les lumières refusent de s’éteindre alors que le combo quitte à nouveau la scène. C’est Dani seul qui reviendra, alors que commencent à retentir les premières notes du riff de "Future World", suivi de… Kai Hansen himself! C’est un véritable défilé qui suit, car tous les membres des deux formations, excepté Dan Zimmermann, sont maintenant sur scène. On croit tout d’abord que Weikath va bouder seul dans son coin et gâcher la fête, mais il se joint finalement au reste de la bande. Et quel plaisir de voir Deris et Hansen se partager les lignes de chant, alors que Grosskopf, Richter et Weikath sont à deux doigts de s’embrasser en chantant les chœurs sur un même micro. Quel plaisir également de voir toute cette bande reproduire les fameuses mimiques avec leurs manches de guitares. Et enfin, quel bonheur infini, rêvé par tout fan des citrouilles qui se respecte, de voir Hansen et Weikath, côte à côte, pied sur le retour, se partager les harmonies de guitare d’un "I Want Out" final d’anthologie, le mot n’étant pour une fois pas usurpé. On en verserait presque une larme, tant on a l’impression d’assister à un moment magique, qu’on ne reverra pas de sitôt, voire plus jamais, même si les fans les plus hardcore entretiendront toujours l’espoir d’une hypothétique reformation après avoir vu ça.


En tout cas, la soirée fut belle, très belle. Même si tout cela à un goût de nostalgie qui nous rappelle dans la souffrance à quel point Helloween a été plus grand qu‘il ne le sera sans doute jamais sous sa forme actuelle, cette soirée a su tenir toutes ces promesses et le public ressort aux anges avec le sentiment d‘hébétude que l‘on ressent après avoir fait la fête sans se soucier de quoi que ce soit. Et on a maintenant la certitude que la hache de guerre a définitivement été enterrée entre les deux anciens comparses. Ne manque plus qu’à se réconcilier avec « Le King » et qui sait, on aura peut être droit à une reformation, c’est à la mode en ce moment.


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