CHRONIQUE PAR ...

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Gazus
le 25 novembre 2009




SETLIST

A.E.O.N
Decoy
Doomsday Party
Emma-0
Electronegative
Ego Bypass
Love Like Blood
Bioactive
Reevolution

AFFILIÉ

Sybreed
Paris - La Locomotive
(29 octobre 2007)
Paris - La Locomotive
(24 avril 2008)

24 novembre 2009 - Paris - Bataclan


Sybreed_Paris_-_Bataclan_20091124

Bataclan, 24 Novembre 2009. Il est 19h et les portes 'souvrent, laissant une jolie et longue queue s'introduire dans la salle. Au menu du jour, In Flames en plat principal, précédé des franco-suisses de Sybreed qui font ici figure d'entrée. Forts d'un dernier album qui déchire, à savoir The Pulse Of Awakening (chronique ici), nos fans de New Wave jouent pour leur dernière date avec les Suédois. L'occasion de finir une tournée commune en beauté.

La salle est bien remplie, la lumière est tamisée et le groupe d'envoyer la sauce avec "A.E.O.N". D'emblée, on peut profiter des conditions qu'offre une bonne salle comme le Bataclan, principalement au niveau du son. La balance globale est bonne, sauf en ce qui concerne le chant qui reste parfois trop en retrait, problème qui s'arrangera au fur et à mesure du set. Qui dit samples à tout va dit rigueur rythmique indispensable à ce niveau, les membres de Sybreed n'ont plus grand chose à prouver, qu'il s'agisse des riffs syncopés et meshuggiens de Drop, aux parties de batterie tordues de Kevin (âgé seulement de 21 ans !). Ben quant à lui assure au niveau vocal, et force est de constater que son chant black s'intègre parfaitement aux compositions du groupe sur scène. En ce qui concerne son chant clair, il se permet carrément des variations sur certaines parties, ce qui renforce l'aspect « live » du set et tranche avec le côté ultra carré des musiciens.

Le groupe alterne titres de ses albums passés et de son dernier bébé, qui s'enchaînent avec une cohésion absente entre les disques, grâce au son homogène du set. C'est donc après un "Doomsday Party" dansant au possible (accentué par les claquements de main en rythme du public) que les suisses envoient un "Emma-0" qui passe comme papa dans maman. Sans véritable surprise, les morceaux de The Pulse Of Awakening passent très bien le cap de la scène, notamment "Love Like Blood" reprise de Killing Joke, que Ben annonce comme « un moment pour les vieux cons qui aiment la New Wave comme nous ». Le titre est chaudement accueilli, à croire qu'il n'y a pas que les vieux cons qui apprécient le genre. Et le groupe de conclure avec deux titres tirés de Slave Design, à savoir "Bioactive", l'opener de l'album et son break drum'n bass impitoyable qui transforme la fosse en véritable dancefloor, et "Reevolution", où Ben fait littéralement oublier sa performance un peu bancale de l'an passé, en première partie de Samael.

S'il est un membre qui s'en tire avec plus que les honneurs, il s'agit bien de Steph, nouveau bassiste de la formation tant celui-ci semble parfaitement intégré au groupe. Non content de balancer ses lignes de basse apprises à une vitesse déconcertante, l'homme harangue la foule, l'incite à taper des mains et à se bouger le derrière avec un naturel qui surprend lorsque l'on sait qu'il n'est présent que depuis peu. Niveau public, celui-ci est bien présent, fourni et offrira même un circle-pit sur "Bioactive". À croire que la présence en backstage des membres d'In Flames qui assistent au set galvanise autant les membres de Sybreed que le public, chacun ayant pour objectif de montrer aux Suédois ce qu'ils ont dans le ventre. La première partie se conclut donc, comme dit précédemment, sur "Reevolution", suivi de l'allumage des lumières, d'un dispersemen légers des spectateurs, certains allant se ravitailler au bar, d'autres profitant de la présence de vendeurs à la sauvette de bouteilles et autres saveurs liquides houblonnées.


Voilà une première partie de qualité qu'a offert Sybreed au public parisien, public qui a globalement bien répondu à l'appel. Les nouveaux titres passent superbement bien sur scène et on ne peut que regretter l'absence de tueries comme "Twelve Megatons Gravity" (récemment évincée de la setlist) à un tel concert. Reste que pour 45 minutes de chauffe, on en a largement pour son argent. En attendant de voir le groupe dans d'autres conditions que celle de première partie, pour un set plus long, plus intense et sexuel, avec plus de coke et de putes. Car ils en sont visiblement bien capables.




Crédits photo :



Merci à Julien!


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