CHRONIQUE PAR ...

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Aurelsan
le 20 novembre 2007




SETLIST

N/A

AFFILIÉ

12 novembre 2007 - Paris - La Maroquinerie


Oceansize_Paris_-_La_Maroquinerie_20071112

La dernière fois qu’Oceansize s’est produit sur une scène parisienne, c’était en première partie de Porcupine Tree, il y a maintenant un an. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils n’avaient pas laissé un souvenir impérissable à l’assistance. Prestation poussive, ambiance lasse, la bande à Steven avait fort heureusement rattrapé le tir de belle manière, comme toujours. Pour leur tout premier concert en tête d’affiche en France, l’occasion était trop belle de voir enfin ce dont ils sont vraiment capables. Espoirs déçus pour de multiples raisons.

Pourtant une bonne impression émerge en entrant dans la salle comble (4-500 personnes ?). Là un groupe de jeunes anglais (Sion) offre une prestation assez énergique. Un des deux guitaristes et le chanteur sont particulièrement excités. La scène miniscule déjà bien garnie avec le matériel d’Oceansize ne leur laisse que très peu de place : ils s’en accommodent sans peine. On prend parfois peur lorsque le jeune blondinet gratteux se met à réaliser des embardées épileptiques. Tout ceci est assez amusant, le style rock/punk du groupe est plus que convenu mais la volonté est là. A l’extérieur le bar fait le plein, les volutes de fumée s’emparent des esprits. L’ambiance est un peu ramollie.

A l’heure prévue, Oceansize fait son entrée sur scène, ils sont accueillis dignement. Mike arbore un t-shirt mag.org.uk, triste prédilection ! C’était pas la peine de déminer l’ambiance aussi. Le groupe commence son set par "Commemorative… T-shirt" et "Unfamiliar" du dernier album. Le public est aux anges alors qu'on sent bien que le chant n’est clairement pas à la hauteur. Le public ne fait qu’handbanguer à la façon de ces petits chiens qu’on trouve dans les voitures. Ca manque furieusement de pêche, on en veut plus. La suite du concert ne nous donne pas tort. Avec "Music for a Nurse" (la pub pour Orange Unik), l’ambiance devient franchement soporifique. Avec ça Mike en rajoute, plus préoccupé par les objectifs des appareils photos que par la tenue de son micro. Dans nos contrées, on lui décernerait à l’unanimité le titre très convoité de sale poseur. Lentement mais sûrement on s’achemine vers le rappel. Ils finiront par "Paper Champion" et une bien longue version de "Ornament / The Last Wrongs"


Au total 90 bonnes minutes de concert... et d'ennui. Oceansize se révèle être un groupe à déguster uniquement chez soi bien calé au fond du sofa, dont l'intérêt live est proche du zéro absolu. Les fans hardcore du groupe auront eu leur orgasme de circonstance, mais pour les autres tout ça aura relevé plus de l'épreuve que d'autre chose. Dommage, l'occasion était pourtant belle...


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