Metal - Diabolus in musica



 


Metal - Diabolus in musica



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Un peu plus de dix ans après l’exposition consacrée au mouvement punk, voilà que la Cité de la Musique s’intéresse au metal. J’avais été séduit par celle consacrée aux cousins du punk, tant elle ne s’arrêtait pas qu’à la musique, mais au phénomène sociétal. Pas sûr que ce soit le cas cette fois-ci pour notre style préféré. L'exposition se tient de 5 avril au 29 septembre 2024.

L’exposition démarre avec les grands anciens : Led Zeppelin, Deep Purple et Black Sabbath. Certes, on entend la musique des groupes fondateurs, mais ce sont les objets qui sont mis à l’honneur. Instruments, costumes, photos, pochettes de disque (souvent originales)… Très majoritairement, les pièces de collection viennent du Rock and Roll Hall of Fame and Museum et du Tampa Bay Museum of Metal. Ça donne l’impression d’une exposition destinée à être itinérante. L'ensemble fait la part belle au fétichisme. L’analyse sociétale et sociologique n’est pas réellement présente, ce qui n’est pas étonnant pour une communauté qui s’est développée sans impacter les autres (si ce n’est quelques églises brûlées bien évidemment).

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Après les anciens, nous arrivons dans une grande salle où nous ne saurons pas trop où aller. La construction en étoile ne facilite pas les déplacements ; c’est un peu le bordel. La partie centrale propose plus ou moins des stands thématiques (pochettes de disques, masques, costumes, accessoires de scènes…). Les pièces sont absolument remarquables. Outre les pochettes originales d’albums cultes, on retrouve un jeu où l’on peut essayer de retrouver quels tableaux de grands peintres ont été utilisés pour les réaliser. On reste impressionné devant le matériel pyrotechnique de Rammstein ou la guillotine de scène d’Alice Cooper. Pour ma part, la tapisserie réalisée par Jean-Pierre Dionnet m’a stupéfait.

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L’exposition se distingue également par un jeu de vitraux créés pour l’occasion. L’un d’eux rend hommage à Lemmy de Motörhead, posée comme une pierre tombale au-dessus de sa basse (belle idée muséographique !). Les autres représentent les sept chapelles de métal (je vous laisse chercher les sept « grands » style de notre musique préférée). Chaque pièce de verre coloré est un plaisir à regarder afin d’essayer d’y retrouver les éléments du sous-style représenté. Sous les vitraux, de nouveaux objets à admirer (notamment des paroles de chansons griffonnés sur des feuilles volantes). Pendant ce temps-là, des extraits de groupes divers passent en boucle. Une occasion de se rappeler combien cette musique est variée dans ses approches.

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Quelques salles viennent compléter le tout :
- celles des groupes français (un peu décevante, la France n’étant pas une terre de metal)
- celles des métalleux du monde (quelques photos seulement)
- une belle collection de t-shirts de nos groupes préférés (ou détestés) et de vieux magazines
- la salle des « guitar heroes » (où l’on peut tester des effets de guitare)

Pour terminer, on nous invite à une immersion au milieu des joutes des concerts grâce à une projection à 270°. Le dispositif est réussi et participe au côté ludique de l’exposition. Avant la sortie, on admirera cette illustration qui présente la galaxie des styles de metal reliés entre eux.







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