CHRONIQUE PAR ...

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Cosmic Camel Clash
le 28 août 2008




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01 août 2008 - Wacken


Job_For_A_Cowboy_Wacken_20080801

« Quintessence du death brutal, on a l’impression d’avoir déjà entendu chacun des plans utilisés par les américains depuis des années avec des formations comme Deicide, Cannibal Corpse et autres groupes venus aussi pour la plupart des U.S. » avait écrit récemment Lucificum dans sa chronique du Genesis (chronique ici) des Job For A Cowboy. Sauf que le death plat sur disque pouvant très bien se révéler mortel sur scène, une bonne surprise était toujours possible...

En tous cas une chose est sûre : Job For A Cowboy, ça envoie. Le chanteur Johnny Davy est particulièrement doué dans sa partie : que ce soit dans son growl grave écorché ou ses hurlements aigus il rappelle très fort Barney de Napalm Death, ce qui est toujours gratifiant pour un chanteur de death. Très à l'aise sur scène, le groupe est par contre desservi par un son assez brouillon avec une double pédale mixée assez en avant mais dont le son est désagréable car ultra-triggé. Les premiers instants restent néanmoins impressionnants car le groupe est ultra technique et envoie un mur de son fort agréable dans la face du pit. Les riffs ramonent l'assistance, les blasts sont effrayants de maîtrise, et Davy hurle comme un cochon sans jamais montrer un quelconque signe de faiblesse.

Mais même s'il aime Michael Angelo Batio, Lucificum n'a pas des oreilles en carton et sa critique se justifie malheureusement complètement. Les Job For A Cowboy ont beau envoyer le bois ils n'arrivent pas du tout à se forger une identité au passage, et on a très vite l'impression d'écouter du death metal générique. Aucun plan ne se détache du lot 90% du temps : on dresse l'oreille une fois lors d'un beat-down hardcore mais c'est juste parce qu'il est seul dans son genre, pas parce qu'il est original ou pertinent dans l'absolu. De la même manière, lors du titre "Entombment of a Machine" extrait de leur EP Doom un soupçon de variété apparaît sous la forme d'harmonie heavy-metal à la guitare... exercice de style qui n'est pas révolutionnaire non plus.


Alors que la première averse du festival commence à se déverser, on quitte Job For A Cowboy sans réels regrets. Le deathcore tel qu'ils le pratiquent aurait pu être intéressant s'ils avaient trouvé leur propre son, mais ce n'est pas le cas pour l'instant. Il reste à leur crédit une efficacité indéniable, mais au vu de la tonne de groupes pouvant se prévaloir de ces aspects aujourd'hui ça ne suffit plus. Un concert moyen bof.


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