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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été mise en ligne le 21 octobre 2007
Sa note : 15/20

LINE UP

-Simon Larsen
(guitare+basse+claviers+chant)

-Aage Krekling
(batterie+chant)

TRACKLIST

1)Hymn Of Desolation
2)The Shadowland
3)Eden
4)Lokes Dans
5)Då Gjallarhorn Song
6)Pesten
7)Shades Of Misery
8)Warriors Of The Northern Twilight
9)When Hell Freezes Over

DISCOGRAPHIE


Iskald - Shades Of Misery




Voilà encore un jeune combo norvégien qui fera parler de lui. Inspiré du blizzard ambiant, Iskald s’exprime avec conviction et réussite dans un black/thrash mélodique. Les deux premières démos étant passées assez inaperçues, comme le sont finalement toutes les démos du genre, ce premier album Shades Of Misery est une petite perle de metal extrême nordique qui durcira les plus chauds en un vil et miséricordieux glaçon.



La toute première chose à remarquer avec Shades Of Misery, c’est ce son si caractéristique qui ne sera pas innocemment rapproché de la précise froideur d’Immortal. Les percussions sont sèches et les guitares aussi incisives qu’une immaculée glacière qui s’effondre sur nous. Après être resté de nombreuses années sous la forme d’un duo, Iskald se dote de deux musiciens supplémentaires afin d’assurer les parties live. Et sans aucun doute, cet apport complètera de manière subtile ce mélange musical aussi gracieux qu’efficace proposé par Shades Of Misery. Pour le moment, le duo s’applique et parvient à insuffler une dose d’orchestration aux détours d’introductions ou de passages plus calmes, comme dans "Lokes Dans" et "Då Gjallerhorn Song" dont le final aux orgues apaise avec douceur le groove tempétueux du titre suivant "Pesten". La recette de Iskald est assez simple au final. Basé sur des structures assez simples dont la principale essence se trouve dans ces riffs à la fois thrash épique et black metal, Iskald touche directement sa cible.

Et malgré ce constat, l’espace sonore se remplit de lui-même par une ambiance guerrière et mélancolique, poussée par le chant extrême et gras de Simon Larsen et Aage Krekling. Pourtant, après une intro bien doom, rien n’envisageait cette musique presque épique au charisme si prononcé, parfois parfumée de chants clairs et d’un sens certain de la théâtralité. Les accélérations passagères et les calmes acoustiques ("Pesten") nuancent l’expressivité musicale des norvégiens, tout en se positionnant comme des charnières de titres très expressifs tel "Shades Of Misery", à la fois court et avant-gardiste. Le titre le plus furieux de cet album est "When Hell Freezes Over", qui lève le voile sur un Iskald plus provocateur et sombre. Les parties de piano sur lesquels susurrent quelques chants fantômes viennent parfaire l’ambiance et conforter cette impression de tragédie qui planait jusqu’alors.


Iskald n’est pas un de ces groupes qui révolutionnera son temps, mais il fait au minimum partie de ceux qui posent une pierre de taille supplémentaire sur celui déjà bien entamé par ses aînés. Abreuvant ses compositions de textes épiques et froids, Iskald donnera beaucoup de plaisir et de possibilité d’évasion à ceux qui auront plus que la curiosité de se procurer Shades Of Misery.


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